Le Conseil de l’Europe dénonce la répression des droits humains en Azerbaïdjan

Le 23 juin, les parlementaires européens ont dénoncé les violentes répressions dont sont victimes les défenseurs des droits humains et déclaré « Assez, c’est assez » et que la répression en cours en Azerbaïdjan était incompatible avec les normes et les principes fondateurs du Conseil de l’Europe.

Dans le cadre d’une initiative coordonnée, en amont de la session de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui s’est déroulée la semaine dernière, la FIDH et plusieurs ONG ont approché plusieurs parlementaires et leur ont proposé une série d’amendements concertés visant à rédiger un projet de résolution portant sur la situation des droits humains en Azerbaïdjan.

Les résultats du vote sur ces amendements ont mis en lumière l’isolement de la délégation Azéri : pour la première fois dans l’histoire de l’APCE, la résolution amendée condamne la répression de la société civile en Azerbaïdjan, enjoint les autorités du pays à mettre un terme au harcèlement systématique des défenseurs des droits de l’homme tels que Leyla Yunus et Arif Yunusov, Rasul Jafarov, Intigam Aliyev, Khadija Ismailova, Anar Mammadli et Rauf Mirqadirov, lance un appel à la libération de tous les prisonniers politiques, demande aux autorités azéris qu’elles révisent la législation sur les ONG et la rende conforme aux recommandations de la Commission de Venise, et lance un appel à la création d’un environnement qui permette aux ONG de mener leurs activités en toute légitimité, y compris les ONG les plus critiques.

Cette résolution historique représente un point tournant au niveau de l’APCE. Les violations flagrantes des statuts du Conseil de l’Europe et de la Convention Européenne des Droits de l’Homme commises par les autorités azéris ne peuvent plus être ignores. Il revient désormais aux autorités d’Azerbaïdjan de se conformer aux recommandations incluses dans la résolution.

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