Accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Corée du Sud : cette dernière doit s’attaquer à des problèmes de longue date en matière de normes du travail, selon l’Union européenne

Le 5 juillet, l’Union européenne a déclenché la deuxième phase d’une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’Accord de libre-échange entre la Corée et l’Union européenne - en vigueur depuis 2011 - en demandant la constitution d’un groupe spécial chargé d’examiner les problèmes récurrents en matière de droits du travail en Corée du Sud. « Le commerce doit (...) aller de pair avec les droits des travailleurs  », a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européen pour le commerce extérieur, à la suite de l’incapacité de la Corée à apporter des solutions aux questions soulevées une nouvelle fois lors du dernier cycle de consultations.

La FIDH, en qualité de vice-présidente du Groupe consultatif interne de l’Union européenne, composé d’organisations de défense de l’environnement, de syndicats, d’entreprises privées, et d’autres parties prenantes, a demandé à la commission européenne d’entamer le processus officiel de consultation prévu dans l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Corée du Sud en réponse aux violations des droits du travail. Il incombe à la Commission de contrôler la mise en œuvre des engagements commerciaux tels que le respect des normes internationales en matière de droits des travailleurs, la ratification et la mise en œuvre d’un certain nombre de conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT), la fixation de garanties juridiques nationales sur la liberté syndicale et le droit à la négociation collective.

Voir également : Accord de libre-échange entre la Corée et l’Union européenne : la Commission européenne exhortée à ouvrir un processus de consultation face aux violations du droit du travail par la Corée du Sud.

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