Déclaration conjointe sur l’accès à l’avortement sûr et légal à l’échelle mondiale

Déclaration conjointe auprès du Conseil des Droits de l’Homme au nom de 285 organisations du monde entier.

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la Déclaration de Vienne et du Programme d’Action, les États ont expressément convenu de donner la priorité aux droits humains des femmes, y compris l’éradication de la discrimination et la violence basée sur le genre. Cependant, plusieurs États n’ont pas pris l’importante décision de soutenir le droits humains des femmes méritent et de sauver la vie des femmes. La perpétuelle criminalisation de l’avortement et des restrictions sur l’accès aux provisions relatives à l’avortement et aux soins post-avortement dans plusieurs juridictions en sont la preuve évidente.

Environ 22 million d’avortements non médicalisés et dangereux sont estimés à travers le monde annuellement [1], menant à 7 million de complications de santé [2] et 47,000 morts [3]. De plus, ceux-ci engagent des coûts sociaux et financiers majeurs pour les femmes et les filles, les familles, communautés, les systèmes de santé et les économies. La criminalisation de l’avortement et le manquement des États afin d’assurer l’accès à des services d’avortement est une violation des droits des femmes à la non-discrimination, à la vie privée, et la capacité de prendre des décisions à propos de son propre corps, et peux constituer de la torture ou des mauvais traitements, comme l’ont souligné à maintes reprises les experts et structures de l’ONU [4]. L’interdiction de l’avortement créé un environnement qui pousse ce type d’action dans la clandestinité, et entraîne la pratique d’avortements dangereux, violant le droit à la vie, la santé et à l’autonomie corporelle. En outre, les pauvres et ceux qui font déjà face à de multiples et sécantes formes de discrimination sont affectés de façon disproportionnée, faisant sonner faux l’engagement de la communauté internationale de ne « laisser personne derrière ».

Ces violations des droits de l’Homme doivent cesser maintenant. Le 28 septembre, Jour d’Action mondial pour l’accès à l’avortement sécuritaire et légal, nous exhortons le Conseil des droits de l’Homme de s’attaquer aux violations des droits humains découlant de la criminalisation de l’avortement et du refus d’accès à des services sécuritaires et légaux d’avortement via ses résolutions, décisions, dialogues, débats et l’EPU. Nous demandons d’une voix collective que les gouvernements du monde entier respectent, protègent et accomplissent le droit à l’accès à des services d’avortements et de soins post-avortement sécuritaires et légaux.

Merci, Monsieur le President.

Contexte

Déclaration conjointe au nom de : Action Canada for Population and Development ; Federation for Women and Family Planning ; Center for Reproductive Rights ; Ipas ; ActionAid ; Advocates for Youth ; ARC International (Allied Rainbow Communities International) ; Asian Pacific Resource and Research Centre for Women (ARROW) ; Asociación Pro-Bienestar de la Familia Colombiana “Profamilia” ; Association for Women’s Rights in Development (AWID) ; Canadian HIV/AIDS Legal Network ; Catholics for Choice ; Center for Women’s Global Leadership (CWGL) ; Centre for Health and Social Justice ; Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS) ; Development Alternatives with Women for a New Era (DAWN) ; Ekta Resource Centre for Women ; EngenderHealth ; European Humanist Federation ; European Women’s Lobby ; European Youth Forum ; Federatie van Nederlandse Verenigingen tot Integratie van Homoseksualiteit – COC Nederland ; FOKUS – Forum for Women and Development Norway ; Fundacion para Estudio e Investigacion de la Mujer (FEIM) ; Generation Initiative for Women and Youth Network (GIWYN) ; Girls To Mothers’ Initiative ; Global Fund for Women ; Global Justice Center ; International Commission of Jurists ; International Federation for Human Right Leagues (FIDH) ; The International HIV/AIDS Alliance ; International Humanist and Ethical Union ; International Lesbian and Gay Association ; International Planned Parenthood Federation ; International Planned Parenthood Federation South Asia Region Office ; International Service for Human Rights ; International Women’s Health Coalition ; Italian Association for Women in Development (AIDOS) ; Manusher Jonno Foundation ; Marie Stopes International ; Médecins du Monde – France ; New Zealand Family Planning Association ; Oxfam ; Pathfinder International ; The Population Council ; PROMSEX, Centro de Promoción y Defensa de los Derechos Sexuales y Reproductivos ; Rutgers ; Shalupe Foundation ; Simavi ; Social Charitable Center Women and Modern World ; Sonke Gender Justice ; Swedish Association for Sexuality Education (RFSU) ; Sukaar Welfare Organization Pakistan ; Union Women Center ; Womankind Worldwide ; Women Enabled International ; Women for Women’s Human Rights – New Ways ; Women International Democratic Federation ; Women’s Global Network for Reproductive Rights ; Women’s Rights Center NGO Armenia ; World YWCA ; and Youth Coalition for Sexual and Reproductive Rights.

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