La coalition mondiale soutient la campagne Yéménite en faveur de CPI.

06/01/2004
Rapport
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Une coalition internationale de plus de 2000 ONG s’est jointe à la nouvelle Coalition Yéménite pour la CPI afin de faire connaître et d¹appuyer le soutien du Yémen à cette nouvelle Cour internationale.

La Fédération Internationale pour les Droits de l’Homme (FIDH) et la coalition des ONG pour la CPI (New York) ainsi que leur organisation soeur, le Forum Arabe pour les Droits de l’Homme, une ONG Yéménite, organisent une réunion de deux jours à Sana’a, les 7 et 8 janvier 2004 pour discuter de la ratification du traité de la CPI par le Yémen.

Cette table ronde de deux jours rassemblera des représentants de la société civile Yéménite et des médias, ainsi que des membres du Parlement afin de renforcer la Coalition yéménite pour la CPI et d’accélérer la campagne pour la ratification du Statut de la CPI par le Yémen. Dans le cadre d’un forum ouvert, les participants Yéménites bénéficieront d’informations générales à ce sujet et d’une formation sur la juridiction de la CPI ; ils amélioreront les connaissances locales sur la Cour et disposeront de documents et d’autre matériel pour la campagne. La table ronde permettra aussi à la voix de la société civile Yéménite de se faire entendre au cours du processus de ratification et de mise en oeuvre de la CPI par le Yémen.

La CPI, organisme indépendant institué par un traité, est la première Cour permanente autorisée à juger des individus accusés de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. C’est la première Cour internationale qui ait le pouvoir de tenir un individu pour responsable, quel que soit son rang ou sa position de pouvoir. C’est aussi la première Cour qui puisse lancer une enquête sur un individu et non un état, sans en référer aux Nations Unies ou à un état membre de la CPI. La CPI, dont le siège aux Pays Bas à La Haye, a commencé à fonctionner le 1er juillet, 2002 et a élu, il y a peu, ses dix huit juges, son procureur et son procureur adjoint.

La CPI est fortement soutenue au Moyen Orient par la Jordanie, seul pays arabe à être état membre et dont l’ambassadeur aux Nations Unies est actuellement le Président de l¹Assemblée des États Parties de 92 membres. Le Moyen Orient est aussi représenté par Sa Majesté la Reine Rania al-Abdallah de Jordanie qui a récemment été élue au Comité Directeur du Fond pour les Victimes (CPI) qui comporte sept membres. Douze pays de la région, en comptant le Yémen, ont signé le Traité, mais ne l¹ont pas encore ratifié.

En ratifiant le Statut de Rome, le Yémen se trouverait parmi des pays dont la réputation en matière de droits de l’homme est encourageante, qui soutiennent la responsabilité au niveau mondial et l¹état de droit. Le fait que le Yémen se soit récemment engagé à renforcer les droits de l¹homme est un premier pas important. Il a créé un ministère pour les droits de l’homme, présidé actuellement par une femme et soutient une politique de démocratie participative au sein de la société civile. Il est évident que la Coalition Yéménite a un rôle essentiel à jouer pour promouvoir la conscience de l’importance de la CPI et la compréhension de son dans le pays ; elle doit participer avec le gouvernement à la rédaction des lois nécessaires à la ratification et à l¹application de la CPI.

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