Syrie : la communauté internationale doit agir maintenant et enquêter sur l’horreur

Consternée par les bombardements meurtriers qui auraient eu lieu à Ghouta, près de la capitale syrienne Damas, le 21 août 2013, la FIDH appelle à une enquête internationale immédiate, approfondie et impartiale sur les meurtres de masse et la possible utilisation d’armes chimiques.

Selon l’opposition syrienne, plus de 1300 personnes auraient été tuées dans l’attaque.

La FIDH appelle le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) à étendre immédiatement le mandat des inspecteurs de l’ONU qui sont arrivés mercredi dernier à Damas pour enquêter sur l’utilisation éventuelle d’armes toxiques afin qu’ils puissent se pencher sur l’utilisation présumée d’armes chimiques par les forces de sécurité syriennes dans l’attaque de Ghouta.

Alors que le Conseil de sécurité a déclaré qu’il souhaitait faire la lumière sur ces derniers événements tragiques, la FIDH rappelle que la communauté internationale ne peut rester silencieuse face à de nouveaux meurtres de masse perpétrés par le régime syrien. Même si un grand nombre d’États membres ont salué l’appel du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à mettre en place une enquête immédiate conduite par l’enquêteur en chef de l’ONU Ake Sellstrom, dont l’équipe est actuellement en Syrie, aucune déclaration officielle n’a été émise à ce sujet par le Conseil depuis hier.

La FIDH appelle les autorités syriennes à accorder à l’équipe d’enquêteurs de l’ONU ainsi qu’aux organisations humanitaires "un accès sans restriction" à la zone de l’attaque présumée.

"Les allégations d’utilisation d’armes chimiques devront être corroborées par des enquêtes, mais il semble d’ores et déjà incontestable qu’un grand nombre de civils a été tué dans les attaques, parmi lesquels de nombreux enfants, ce qui serait constitutif de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité", a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. "Ces crimes ne doivent pas rester impunis. La FIDH condamne ces crimes commis contre des populations civiles et réitère la nécessité absolue pour le Conseil de sécurité de l’ONU de déférer la situation en Syrie à la Procureure de la Cour pénale internationale", a ajouté Karim Lahidji.

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