Société civile et juristes libanais sensibilisés aux problématiques de la justice internationale

31/05/2006
Communiqué

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) se félicite de la tenue à Beyrouth du 19 au 21 mai 2006 d’une table ronde sur la Cour pénale internationale et sur la justice pénale internationale dans le contexte libanais. Cet évènement co-organisé par la FIDH avec la coalition libanaise pour la Cour pénale internationale, la coalition internationale pour la CPI et l’Institut de droit du Barreau de Beyrouth a réuni plus de 150 personnes, représentants des organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’Homme, avocats, magistrats et parlementaires libanais intéressés par la question de la lutte contre l’impunité.

Les thématiques de cette table ronde se plaçaient au coeur des activités de la FIDH et particulièrement de son programme soutenu par la Commission européenne dont l’objectif premier est de Former, soutenir et renforcer la capacité d’action des ONG nationales de défense des droits de l’Homme en vue d’initier et/ou contribuer à la campagne de ratification du Statut de la CPI dans les pays d’Afrique du Nord, du Moyen orient et du Golfe Persique, d’Asie du sud-est et d’Asie du sud et du centre.

Cette conférence avait également pour objectif de faire connaître et d’utiliser tous les modes d’action à sa disposition y compris la compétence universelle et la participation des victimes dans les procédures de la CPI afin que les crimes internationaux commis ne restent pas impunis et d’assurer l’effectivité des droits des victimes à la vérité, à la justice et à réparation.

A l’heure où le Liban attend la publication du deuxième rapport de la Commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, il était tout à fait opportun de faire un point sur la mise en place d’une juridiction pénale ad hoc et d’apporter une nouvelle fois une expertise sur la cour pénale internationale, et particulièrement sur le rôle et la participation des victimes, et sur la nécessité pour le Liban de ratifier le Statut de Rome et de procéder aux réformes nécessaires et utiles afin de mettre la législation libanaise en harmonie avec celui-ci.

Parallèlement, la FIDH, qui s’est impliquée dans le processus de justice transitionnelle au Maroc en soutenant la mise en place à la fois de l’Instance Equité et réconciliation, et celle d’une plate-forme d’organisations de la société civile dont l’objectif était d’évaluer et de suivre les travaux de l’Instance, ne peut pas rester insensible au dialogue engagé au Liban et suivre avec un intérêt particulier les divers projets qui se forment sur la voie de la réconciliation en organisant notamment une série de réunions.

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