Garantir le droit des pauvres à participer

06/02/2019
Communiqué
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(Paris) Le gouvernement Lao doit veiller à ce que les personnes vivant dans la pauvreté puissent participer de manière libre, active et significative aux processus de prise de décision qui affectent leur vie, ont déclaré aujourd’hui la FIDH et son organisation, le Mouvement lao pour les droits de l’homme (MLDH).

Les deux organisations ont lancé cet appel parallèlement à leur soumission au Rapporteur spécial desNations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme. Philip Alston,rapporteur spécial, effectuera une visite officielle au Laos du 18 au 28 mars 2019.

« Malgré toutes les discussions sur la réduction de la pauvreté, le gouvernement laotien n’a pas écouté les voix de ceux qui vivent dans la pauvreté. Nous exhortons le gouvernement à saisirl’opportunité de la prochaine visite du Rapporteur spécial pour repenser profondément ses politiques catastrophiques qui continuent d’exclure et marginaliser des communautés entières au Laos »

Debbie Stothard, Secrétaire générale de la FIDH

Dans leur soumission conjointe, la FIDH et LMHR détaillent certaines des graves violations desdroits humains qui touchent de manière disproportionnée les personnes vivant dans la pauvreté et les empêchent complètement de participer aux processus politiques et de demander réparation pour les violations des droits humains.

Il s’agit notamment des violations au droit à participer à la gestion des affaires publiques, à voter et à être élu dans de véritables élections ; le droit à demander reparation pour les violations des droits de l’homme ; le droit à un procès équitable ; le droit à la liberté d’opinion et d’expression, qui inclut le droit de rechercher et de recevoir des informations ; et le droit à la liberté d’association.

Ces droits sont garantis par des instruments internationaux tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et le Pacte international relatif auxdroits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), auxquels le Laos est partie.

« Les projets d’infrastructure et d’investissement ont touché de manière disproportionnée les individus et les communautés pauvres du Laos, mais de tels projets continuent d’être conçus et mis en œuvre sans réelle participation des populations concernées. Une nouvelle approche de la participation, fondée sur les droits, s’impose de toute urgence afin de garantir que les personnes vivant dans la pauvreté puissent être entendues. »

Vanida Thephsouvanh, présidente du MLDH
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