La résurgence de Boko Haram menace les États frontaliers du lac Tchad

22/03/2019
Rapport

Paris – Ndjamena, le 22 mars 2019. De retour d’une mission d’enquête au lac Tchad, la FIDH et la LTDH publient aujourd’hui une note sur la menace que continue de représenter les différentes factions de Boko Haram pour les populations civiles et les États de la région.

Tous les témoignages et informations recueillis au lac Tchad vont dans le même sens : Boko Haram est à l’offensive. Au Nigéria, les djihadistes ont profité de la séquence électorale chaotique pour mener de nouvelles offensives. Au Niger, le groupe demeure actif. Au Cameroun et au Tchad, les incursions sont de plus en plus fréquentes malgré le retour de nombreuses personnes abusées ou enlevées.

Nos organisations appellent les pays frontaliers du lac Tchad et la communauté internationale à accroître la coopération et les actions concertées pour lutter contre Boko Haram, tout en veillant au respect des droits humains et la protection des populations civiles.

Pour cela, ils doivent absolument éviter l’amalgame entre terrorisme, rébellion, opposition politique légale et engagement associatif pacifique. La FIDH et la LTDH attirent l’attention sur la nouvelle loi anti-terroriste qui doit être adoptée au Tchad. Si nos organisations se réjouissent que cette nouvelle loi prévoit d’abolir la peine de mort, elles s’inquiètent de certaines dispositions pouvant s’avérer contre-productive pour le lutte contre l’extremisme violent.

Le rapport issu de la mission d’enquête sera publié en mai 2019.

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