Les derniers soubresauts meurtriers d’un régime illégitime ?

12/02/2007
Communiqué

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation membre en Guinée, l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme (OGDH), expriment leurs plus vives préoccupations sur la situation qui prévaut actuellement en Guinée. La répression, à l’évidence arbitraire, des manifestations qui ont suivi, les 10 et 11 février 2007, l’annonce de la nomination de M. Eugène Camara, aurait fait environ 60 morts et de nombreux blessés.

La situation le lundi 12 février renforce les craintes de la FIDH et de l’OGDH : nombreuses victimes par balles, fermetures de 3 des 4 radios privées de Conakry (Radio Liberté et Radio Familia notamment), mutinerie alléguée de militaires du Camp Alpha Yaya.

La FIDH et l’OGDH lancent un appel aux autorités et aux forces de sécurités guinéennes à respecter la liberté de manifestation pacifique, et rappellent qu’en tout état de cause, elles sont tenues au respect et à la protection, en toute circonstance, de l’intégrité physique des populations. Elles seront notamment tenues comptables de leurs actes.

La FIDH et l’OGDH, réitèrent leurs recommandations du 18, 23 et 26 janvier 2007 demandant à la communauté internationale de se mobiliser de toute urgence pour permettre une sortie de crise pacifique et durable. Elles appellent le Conseil de sécurité des Nations unies en collaboration avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), à adopter une résolution considérant que la situation en Guinée-Conakry menace la paix et la sécurité dans la région et demandant l’envoi d’une mission d’enquête internationale indépendante afin de faire la lumière sur l’ampleur de la répression, d’identifier les auteurs de ces crimes et d’établir leurs responsabilités aux fins de poursuites judiciaires.

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