Bangladesh : le Parlement européen condamne les violations des droits humains suite à une vague de répression

Dans sa résolution d’urgence du 15 novembre 2018 sur la situation des droits humains au Bangladesh, le Parlement européen s’est déclaré «  gravement préoccupé par la détérioration de la situation des droits humains au Bangladesh et plus particulièrement par les atteintes à la liberté actuelles portées à l’encontre des médias, des étudiants, des militants et de l’opposition ».

Avant l’adoption de la résolution, la FIDH et son organisation membre Odhikar ont fourni aux députés du Parlement européen les dernières informations de terrain, notamment celles concernant les arrestations d’étudiants. Cette question a été soulevée par les députés qui ont condamné «  le fait que des citoyens soient arrêtés et soient victimes de violence pour avoir exercé leur liberté d’expression en critiquant le gouvernement », et selon certaines informations, « que l’utilisation de la torture devienne endémique  ».

De plus, les députés ont demandé spécifiquement aux autorités du Bangladesh de « libérer immédiatement et sans condition Shahidul Alam, d’abandonner toutes les charges retenues contre lui et de l’autoriser à poursuivre légitimement ses actions humanitaires ». Grâce à son Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, la FIDH a fait campagne pour la libération de Shahidul Alam, défenseur des droits humains, fondateur de l’agence de photos Drik et du Pathshala South Asian Media Institute. Suite à la libération sous caution de Shahidul Alam, la FIDH demeure profondément préoccupée par le harcèlement judiciaire actuel dont il est victime et continue de faire campagne pour que tous les chefs d’accusation à son encontre soient levés.

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