Le Parlement européen relève des violations des droits de l’homme dans le projet de canal du Nicaragua

Le Parlement européen demande au gouvernement du Nicaragua de protéger les terres des indigènes de l’impact des mégaprojets, citant largement l’exemple du canal inter-océanique.

Dans une résolution urgente adoptée le 16 février 2017, les membres du Parlement européen expriment leur “inquiétude devant la détérioration constante de la situation des droits de l’homme au Nicaragua” et ils déplorent “les agressions et les actes de harcèlement commis par des individus, par des forces politiques et par des organes liés à l’Etat contre des associations de défense des droits de l’homme, contre leurs membres et contre des journalistes indépendants”. Ils ont également mis l’accent sur le défi que constitue la corruption dans le secteur public en ce qu’elle crée un contexte propice à ces violations. Ils ont également mis l’accent sur le défi que constitue la corruption dans le secteur public en ce qu’elle crée un contexte propice à ces violations.

La FIDH et son organisation membre le CENIDH ont publié en octobre 2016 un rapport sur “l’impact sur les droits de l’homme de la concession du canal interocéanique et la résistance opposée par les communautés rurales”. Ce rapport informait aussi les acteurs européens des problèmes sérieux causés par la concession de cent ans octroyée à une entreprise privée chinoise, la HK Nicaragua Canal Development Investment Company Limited (HKND). La résolution reprend les principales préoccupations soulignées dans le rapport, y compris l’absence d’étude d’impact environnemental, ainsi que de consultation préalable des populations indigènes concernées, sachant que le trajet proposé traverse les terres indigènes et que les travaux entraîneraient le déplacement de 30 000 à 120 000 autochtones.

Le Parlement européen appelle le gouvernement du Nicaragua à respecter ses obligations regardant les droits de l’homme, particulièrement telles qu’elles ont été définies dans la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et la Convention n° 169 du BIT qui prévoit le consentement préalable, libre et éclairé, des peuples indigènes.

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