Recrutement

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La FIDH (Fédération internationale pour les droits humains) est une organisation non gouvernementale internationale dont la vocation est de favoriser le respect des principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Elle fédère 192 associations nationales de défense des droits humains actives sur les cinq continents.

Nos offres

  • RECRUTEMENT : UN.E RESPONSABLE RECHERCHE DE FONDS (H/F) - CDI - PARIS

    La FIDH (Fédération Internationale pour les Droits humains) est une ONG internationale de défense des droits humains. Depuis 1922, nous sommes engagés dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

    Nous fédérons 192 associations nationales de défense des droits humains actives dans 117 pays. Pour nous, la transformation des sociétés est d’abord du ressort des acteurs locaux. Nos activités visent à renforcer leur capacité d’action et leur influence.

    Le Secrétariat International de la FIDH est une organisation à taille humaine (45 salarié.e.s à Paris et 14 salarié.e.s répartis dans plusieurs bureaux à l’étranger) et composé d’une équipe internationale engagée. Notre bureau parisien est situé dans un quartier vivant et central de Paris (près de Bastille et Gare de Lyon).

    Nous recrutons pour le département Recherche de fonds :

    UN.E RESPONSABLE RECHERCHE DE FONDS (H/F)

    La FIDH a investi de manière significative dans son équipe de recherche de fonds afin d’une part d’augmenter les revenus provenant de nouvelles sources, d’autre part de mieux gérer les donateurs et bailleurs de fonds existants, et enfin de travailler plus étroitement avec les principales parties prenantes internes dans le but d’améliorer les systèmes et processus existants.

    Objectif général du poste :
    Sous la supervision de la Directrice Recherche de fonds, au sein d’une équipe composée de 4 salariées avec vous, le.la Responsable Recherche de fonds gère les bailleurs de fonds institutionnels existants, obtient de nouveaux financements auprès de grandes fondations, bailleurs de fonds institutionnels et entreprises, et aide la FIDH à développer sa base de données de bailleurs de fonds en France dans la perspective de notre centenaire en 2022, moment passionnant de l’évolution de la FIDH.
    Ce poste est essentiel et contribue à influencer la stratégie de la FIDH en matière de modèle économique. Le.la Responsable Recherche de fonds travaille en étroite collaboration avec les départements des programmes, du plaidoyer, des finances et de la communication, ainsi qu’avec la direction générale.

    Vos principales responsabilités
    1. Développer les ressources (60 % du temps) : rechercher de nouveaux bailleurs en accord avec le plan stratégique pluriannuel de la FIDH et notamment dans le cadre du Cententaire de la FIDH en 2022.

    2. Gérer les bailleurs de fonds du portefeuille attribué (25 % du temps) :
    • Etablir de solides relations de travail. Assurer une coordination interne harmonieuse et des communications conjointes ;
    • Assurer la cohérence entre les activités décrites dans les propositions aux bailleurs de fonds et les budgets présentés. Assurer la conformité aux normes et la mise en œuvre des contrats. Veiller à la bonne préparation et à la soumission en temps voulu des rapports et des demandes de financement ;
    • Contribuer à l’analyse du succès/refus des propositions pour améliorer la qualité du programme et la gestion des donateurs.trices ;
    • Coordonner les évaluations externes liées aux financements.

    3. Activités transversales (10 % du temps) :
    • Contribuer à la réflexion stratégique sur la collecte de fonds et l’évolution du modèle économique de la FIDH ;
    • Contribuer à la programmation et à la hiérarchisation des activités de collecte de fonds, à l’établissement de rapports et à l’évaluation ;
    • Promouvoir les intérêts de la FIDH : participer, représenter la FIDH lors de réunions, d’événements et au sein de forums pertinents ;
    • Contribuer à l’élaboration de documents et de campagnes de marketing pour la collecte de fonds ;
    • Soutenir le plaidoyer auprès des bailleurs de fonds.

    4. Contribuer à renforcer les capacités internes (5% du temps) :
    • En matière de conception de projets et de logique d’intervention, sur d’autres outils de collecte de fonds pertinents, sur les outils de la MEL (Monitoring Evaluation and Learning) en partenariat avec la Directrice adjointe des programmes ;
    • Être un.e mentor au sein de l’équipe de recherche de fonds et contribuer au développement et au renforcement d’une culture de collecte de fonds centrée sur le.a donateur.trice au sein de la FIDH.

    Profil recherché
    Vous avez impérativement au moins 6 ans d’expérience professionnelle (hors stage) à un poste similaire en collecte de fonds, de préférence au sein d’une organisation internationale ou d’une structure d’envergure. Vous avez une approche centrée sur le.a donateur.trice dans des partenariats complexes entre plusieurs parties prenantes. Vous avez une expertise avérée d’au moins 4 ans dans la conception de projets et de programmes, la logique d’intervention, la théorie du changement.
    Vous avez d’excellentes aptitudes à la collaboration, à la négociation et à la résolution de problèmes. Vous êtes un.e excellent.e communiquant.e. Vous avez d’excellentes compétences rédactionnelles. Maîtrise de l’anglais (C1) et du français (C2) à l’écrit et à l’oral. La connaissance de l’espagnol est souhaitée.

    Une expérience préalable avec les principaux bailleurs de fonds des droits humains (agences de développement et gouvernements européens, fondations privées internationales) serait un grand avantage. Un diplôme de niveau Master en droits humains, affaires internationales ou sciences sociales est un atout.

    Vous aimez travailler en équipe et êtes flexible pour aider vos collègues. Vous savez travailler dans l’urgence et gérer les priorités. Vous êtes rigoureux.se et organisé.e. La connaissance d’Open Office et Salesforce est souhaitée.

    La.e candidat.e doit être en total accord avec les valeurs au travail du Secrétariat international de la FIDH (professionnalisme, respect, engagement, égalité, intégrité, participation, audace), ainsi qu’avec les combats portés par la FIDH pour la défense des droits humains de toutes et tous, partout dans le monde, explicités notamment dans ses statuts et au travers de ses publications accessibles depuis son site internet : www.fidh.org

    La FIDH recherche la diversité et s’engage en faveur de l’égalité, en ne faisant aucune discrimination dans ses pratiques d’embauches, sans distinction aucune, fondée sur la race, la religion, l’âge, la situation d’handicap, le sexe, l’état matrimonial, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’état de santé ou toute autre situation protégée par le droit français et le droit international relatif aux droits humains.

    Pour les personnes en situation de handicap, nous vous demandons d’indiquer vos besoins particuliers dans votre lettre de motivation. Des mesures d’adaptation raisonnables seront prises pour que les personnes qualifiées en situation de handicap puissent participer au processus de recrutement.

    Modalités et conditions salariales
    CDI à temps plein. Statut Cadre. Poste basé à Paris. Salaire à partir de 39 K€ brut annuel sur 13 mois, selon expérience. 25 jours de congés payés et 24 jours RTT par an. Complémentaire santé prise en charge à 80% par la FIDH. Titres restaurant d’une valeur faciale de 9 €, pris en charge à 60% par la FIDH. Prise en charge à 50% de l’abonnement transport en commun.

    Vous aurez la possibilité de collaborer avec des militant.e.s des droits humains du monde entier.

    Poste à pourvoir : dès que possible.

    Vous vous retrouvez dans la description du profil recherché ?

    Envoyez votre CV et une lettre de motivation à recrutement@fidh.org en indiquant impérativement la référence RESP.FUNDRAISING-0721 dans l’objet du mail au plus tard le 29 août 2021 à l’attention de Lisa SMITH, Directrice de la Recherche de fonds.

    Seul.e.s les candidat.e.s dont les dossiers auront été retenus seront contacté.e.s.

  • RECRUTEMENT : UN.E RESPONSABLE ADJOINT.E DU BUREAU AFRIQUE (H/F) - CDI - PARIS

    La FIDH (Fédération Internationale pour les Droits humains) est une ONG internationale de défense des droits humains. Depuis 1922, nous sommes engagés dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
    Nous fédérons 192 associations nationales de défense des droits humains actives dans 117 pays. Pour nous, la transformation des sociétés est d’abord du ressort des acteurs locaux. Nos activités visent à renforcer leur capacité d’action et leur influence.
    Le Secrétariat International de la FIDH est une organisation à taille humaine (47 salariés à Paris et plusieurs bureaux à l’étranger) et composé d’une équipe internationale engagée. Nos locaux sont situés dans un quartier vivant et central de Paris (proche de Bastille et Gare de Lyon).

    Nous recrutons un.e :

    RESPONSABLE ADJOINT.E DU BUREAU AFRIQUE (H/F)

    En lien avec la responsable du bureau Afrique, le.a Responsable adjoint.e sera particulièrement en charge de l’élaboration et de la supervision des actions de contentieux stratégique et de documentation des violations des droits humains. La répartition des pays et du management de l’équipe entre la responsable et son adjoint.e sera déterminée en fonction de l’expérience et des expertises de la personne selectionnée.
    L’équipe du bureau Afrique, hors responsable et adjoint.e, est composée de trois chargé.es de programme (2 salarié.e.s – management hiérarchique – et une consultante), un délégué en charge du plaidoyer auprès de l’Union africaine (consultant) et six salariés de programmes conjoints avec les organisations membres de la FIDH en Côte d’Ivoire et au Mali (encadrement fonctionnel).

    Objectif général du poste : Seconder la Responsable du Bureau Afrique dans l’élaboration de la stratégie, le management des équipes, la structuration et le développement des activités du Bureau, et l’animation du réseau des membres et des partenaires.

    Vos principales responsabilités
    A. Participer à l’élaboration de la stratégie d’action du Bureau Afrique en concertation notamment avec les membres du département des Opérations & des Programmes et les équipes politiques :
    ◦ Contribuer à l’élaboration de la programmation annuelle des activités ;
    ◦ Contribuer au développement de la stratégie de communication du Bureau en concertation avec la Direction de la Communication.

    B. Animer et renforcer le lien avec les acteurs internes et externes, sur les pays et les thématiques déterminés :
    ◦ Animer les relations avec les membres du Bureau International, du Bureau Exécutif, la Présidence lorsque nécessaire, les délégations, les Bureaux et les programmes conjoints, concernés par l’activité du Bureau Afrique ;
    ◦ Animer les relations avec les organisations membres, les partenaires nationaux et internationaux de la FIDH, et développer le lien avec eux.

    C. Contribuer à l’élaboration des projets et à leur suivi, sous la responsabilité du Responsable du Bureau :
    ◦ Contribuer à la stratégie de financement et coordonner les opportunités de financement ;
    ◦ Contribuer à l’élaboration des programmes d’actions spécifiques à destination des bailleurs de fonds ;
    ◦ Assurer le suivi de la planification et mettre en place les outils de suivi adéquats.

    D. Mettre en œuvre les activités du Bureau, sur les pays et les thématiques déterminées :
    ◦ Superviser la validation des activités et des documents publics auprès des responsables politiques de la FIDH et des personnes adéquates en interne ;
    ◦ Superviser et mettre en œuvre les activités qui peuvent comprendre :
    • les missions (d’enquête, d’observation judiciaire, de solidarité et de plaidoyer national) et les ateliers ;
    • les activités de dénonciation et d’alerte (communiqués de presse, lettres aux autorités, appels urgents) ;
    • les activités de plaidoyer (notes de plaidoyer, saisine des mécanismes internationaux de protection des droits de l’Homme et organisation d’interfaces) en concertation avec la Direction du plaidoyer et les délégations ;
    • la production/traduction/diffusion de publications externes de la FIDH (rapports de missions d’enquête, rapports d’activités) et de documents internes ;
    • les actions de communication du Bureau.
    ◦ Coordonner l’accompagnement, par l’équipe du Bureau, des défenseurs des droits humains et les partenaires du terrain ;
    ◦ Rendre visibles, en interne et en externe, les activités menées par le Bureau et les résultats obtenus ;
    ◦ Assurer la représentation de la FIDH, auprès de bailleurs, d’États, de médias ou de partenaires ;
    ◦ Elaborer et suivre les budgets des programmes du Bureau.

    E. Assurer le reporting et contribuer à l’évaluation des activités du Bureau, sur les pays et les thématiques déterminées :
    ◦ Superviser les reportings mensuels des équipes ;
    ◦ Contribuer à l’évaluation des activités du Bureau et à leur mise en perspective ;
    ◦ Assurer la fluidité de la remontée de l’information auprès des Opérations sur les activités menées et leur suivi ;
    ◦ Travailler en étroite collaboration et en liaison régulière avec les équipes programme pour promouvoir l’apprentissage et les meilleures pratiques afin d’assurer une qualité élevée dans la mise en œuvre des projets ;
    ◦ Elaborer les rapports (narratifs pour les bailleurs de fonds, rapport annuel de la FIDH concernant l’activité du Bureau).

    F. Participer à l’encadrement de l’équipe (répartition de l’équipe à déterminer en fonction du profil de l’Adjoint.e) :
    ◦ Organiser et suivre le travail ;
    ◦ Participer à l’évaluation du travail et aux entretiens annuels.

    G. Assurer la gestion logistique et administrative liée aux activités

    Profil recherché
    - Doté.e d’une formation supérieure en droit humains ou droit international, vous êtes impérativement juriste ou avocat.e expérimenté.e (au moins 6 ans d’expérience professionnelle), avec une très bonne connaissance des systèmes judiciaires et quasi-judiciaires africains et internationaux, et de l’expérience (suivi de plusieurs dossiers) en terme d’action contentieuse stratégique.
    - Expérience de travaux de recherche avec une très bonne capacité rédactionnelle et conversationnelle en français et en anglais (niveau C1).
    - Très bonne connaissance des problématiques et de l’actualité des droits humains en Afrique, et notamment sur les enjeux des entreprises et droits humains et/ou migratoires et/ou de justice / lutte contre l’impunité.
    - Vous avez impérativement vécu et/ou travaillé sur le continent africain, et avez notamment travaillé avec des organisations de la société civile africaine.
    - Forte expérience de l’ingénierie de projet (cycle de projet, cadre logique) et du cycle de contrat (notes conceptuelles, propositions de projets, rapports, audit) sur des projets totalisant plusieurs millions d’euros avec plusieurs bailleurs.
    - Familier.e des modalités de financement des bailleurs institutionnels, de leurs règles de gestion contractuelle et de reporting.
    - Expérience démontrée en management d’équipes multiculturelles à distance, d’au moins 3 personnes pendant au moins 3 ans.
    - Première expérience de la représentation (politique, partenaires, media).
    - Capacité à travailler de façon autonome en étant un.e bon.ne “team player”, flexible, force de propostion et sachant respecter les échéances.
    - L’expérience de la gestion de la sécurité dans des contextes dégradés est un plus.

    Modalités et conditions salariales
    CDI à temps plein. Statut Cadre. Poste basé à Paris. Salaire 37,7 K€ brut annuel sur 13 mois. 23 jours RTT par an. Complémentaire santé prise en charge à 80% par la FIDH. Titres restaurant d’une valeur faciale de 9 €, pris en charge à 60% par la FIDH. Prise en charge à 50% de l’abonnement transport en commun.

    La.e candidat.e doit être en total accord avec les valeurs au travail de la FIDH (professionnalisme, respect, engagement, égalité, intégrité, participation, audace), ainsi qu’avec les missions de la FIDH de défendre les droits humains de toutes et tous, partout. Nous attendons également des candidat.e.s qu’ils.elles respectent les valeurs féministes et rejettent notamment la pratique de la peine de mort et de la torture.

    La FIDH s’engage en faveur de la diversité et de l’égalité en ne faisant aucune discrimination dans ses pratiques d’embauches.
    Nous encourageons vivement et recherchons notamment des candidatures de femmes, de personnes handicapées, de personnes racisées, ainsi que des membres des communautés LGBTIQ. Les candidat.e.s ne seront pas discriminé.e.s sur la base de la race, de la religion, de l’âge, de la situation d’handicap, du sexe, de l’état matrimonial, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre, de l’état de santé ou de toute autre caractéristique protégée par la loi française.

    Pour les personnes en situation de handicap, nous vous demandons d’indiquer vos besoins particuliers dans votre lettre de motivation. Des mesures d’adaptation raisonnables seront prises pour que les personnes qualifiées en situation de handicap puissent participer au processus de recrutement.

    Poste à pourvoir : dès que possible.

    Vous vous retrouvez dans la description du profil recherché ?

    Envoyez votre CV et votre lettre de motivation à recrutement@fidh.org
    en indiquant impérativement la référence ADJOINT-AFRIQUE-0521 dans l’objet du mail au plus tard le 30 mai 2021 à l’attention d’Hassatou BA-MINTE, Responsable du Bureau Afrique.

    Les entretiens se feront au fur et à mesure de la réception des candidatures.

    Seul.e.s les candidat.e.s dont les dossiers auront été retenus seront contacté.e.s.

  • Expertise droits humains région Afrique - 1er juin à 31 octobre 2021

    1 – Contexte

    La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres en Afrique mènent actuellement des actions conjointes et variées dans plusieurs pays, notamment dans la Corne de l’Afrique, en Afrique centrale et de l’est.
    Le Bureau Afrique de la FIDH, en coordination avec d’autres bureaux thématiques et d’appui du Secrétariat international de la FIDH et ses organisations membres dans ces régions, ont été fortement mobilisées dans la documentation de violations des droits humains, y compris des violences sexuelles, dans plusieurs contextes (pays en conflit ou crise et pays en transition) à travers des missions de documentation conduites sur le terrain suivies de rapports d’enquête, mais aussi dans la conduite d’actions de plaidoyer auprès des instances nationales, régionales et internationales.
    Au Kenya, les dernières élections nationales de 2017 ont donné lieu à des violences dans le pays, et notamment à des violences sexuelles, qui révèlent une inquiétante tendance vu leur récurrence à chaque scrutin, et qui laisse craindre de nouvelles violences lors des prochaines élections prévues en 2022. La FIDH et la Kenyan Human Rights Commission – KHRC, son organisation membre au Kenya, ont documenté ces violences sexuelles et mènent des actions visant à prévenir et à mieux répondre à la commission de nouvelles violations à l’approche des élections de 2022, y compris à travers la lutte contre l’impunité. Dans ce cadre, un rapport conjoint, basé sur des enquêtes effectuées par KHRC et la FIDH sur les violences sexuelles durant la période électorale de 2017, est en cours de finalisation et devrait être publié cette année, en amont de la séquence électorale de 2022.
    Au Soudan, la FIDH, African Centre for Justice and Peace Studies – ACJPS, et le Sudan Human Rights Monitor – SHRM, ses organisations membres, sont mobilisées depuis plusieurs années dans la documentation des violations des droits humains à l’encontre des civils, y compris des violences sexuelles, notamment dans le cadre du conflit au Darfour. Des missions de documentation s’y sont déroulées à plusieurs reprises, qui ont donné lieu à la publication de rapports d’enquête. Nos organisations ont particulièrement été impliquées dans le suivi de l’enquête ouverte par la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis au Darfour, et ses récents développements. Depuis la chute du président El Béchir en avril 2019, à la suite d’une mobilisation populaire sans précédent, le pays est entré dans une période de transition. Toutefois, et malgré la signature, en octobre 2020, de l’accord de paix de Juba entre le Conseil souverain et des mouvements rebelles, de nouvelles violences ont été commises depuis, à Khartoum et au Darfour. Par ailleurs, le conflit en Éthiopie menace la stabilité du Soudan, à sa frontière Est. Un rapport conjoint sur les nouvelles formes de violence et l’état de la justice au Soudan est en cours de rédaction.
    L’état de la démocratie et des libertés dans la région des Grands Lacs (Burundi, République démocratique du Congo et Rwanda), demeure précaire du fait de la persistance de régimes autoritaires, et/ou de la fragilité des transitions politiques en cours. En République démocratique du Congo (RDC), l’élection présidentielle de décembre 2018 a conduit à un premier changement politique sans précédent avec l’accession au pouvoir de Félix-Antoine Tshisekedi en janvier 2019. Après des années de régimes autoritaires et répressifs successifs et d’élections générales reportées entraînant une longue et violente période préélectorale (2015-2018), des signes encourageants d’ouverture de l’espace démocratique ont pu être observés dès le début de l’année 2019. Cependant, la situation politique fragile actuelle, ainsi que la faiblesse des institutions, le manque d’indépendance de certaines institutions en charge du contrôle du pouvoir exécutif, ainsi que la longue histoire de répression et de violence dans le pays et la présence – voire l’implication politique – de certains acteurs connus pour leurs responsabilités présumées dans ces violences et violations, restent des défis majeurs pour la démocratie et l’État de droit. En outre, la persistance des conflits armés et des tensions communautaires dans certaines parties du pays menace les efforts visant à instaurer une paix durable. Nos organisations sont donc en train de travailler sur une note permettant de faire le point et le bilan de la nouvelle présidence en RDC en matière de droits humains, dans le suivi de la feuille de route « Cinq priorités pour un État respectueux des droits humains », adressée aux nouvelles autorités et publiée en mars 2019, et à mi mandat avant les prochaines élections de 2023.
    Au Burundi, la victoire sans surprise du candidat du parti au pouvoir depuis 2005, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), Évariste Ndayishimiye, à l’élection présidentielle de mai 2020, et le décès du président sortant, Pierre Nkurunziza en juin 2020, n’ont fait que confirmer la tendance autoritaire du pays, amorcée en 2015. Depuis lors, le pays est plongé dans une profonde crise politique et sécuritaire, caractérisée par la commission de graves violations des droits humains qui restent impunies, notamment des assassinats ciblés, des disparitions forcées, des actes de torture, des violences sexuelles, des arrestations et des détentions arbitraires. Ces violations visent les opposants au gouvernement et toute personne soupçonnée d’exprimer des opinions contestataires face au régime. La société civile a été victime de nombreuses attaques depuis 2015 et ses principaux représentants opèrent toujours en exil. Le parti CNDD-FDD tente de se maintenir au pouvoir, avec l’aide de la milice de jeunes du parti au pouvoir, Imbonerakure, en mettant en œuvre des lois et pratiques répressives et en manipulant toute tentative de réconciliation de la population depuis la fin de la guerre civile et ethnique des années 1990. De timides signes d’ouverture ont été observés depuis quelques mois, en provenance de la présidence, mais cela demeure encore faible compte tenu de l’ampleur des violations des droits humains dans le pays. Cette année, la FIDH et la ligue ITEKA, sont organisation membre burundaise, suivent de près la situation au Burundi, y compris en menant des actions de plaidoyer régional et international, notamment auprès de l’Union européenne dans le cadre de la reprise de sa coopération avec le Burundi. Nos organisations mènent également des actions pour collecter des fonds et développer un projet sur les droits humains au Burundi.
    Au Rwanda, depuis les dernières élections nationales de 2017, l’opposition politique, les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias, ainsi que d’autres voix dissidentes, y compris celles en exil, continuent d’être harcelés et réprimés par le régime en place. Les arrestations et détentions arbitraires, les disparitions forcées, les meurtres et autres harcèlements, y compris l’ingérence des autorités dans la gestion des ONG locales, sont régulièrement constatés par la société civile qui opère majoritairement en exil et dans la peur, confirmant une tendance inquiétante de restriction de l’espace démocratique dans le pays. En 2015, 2 ans avant la fin du dernier mandat présidentiel de Paul Kagame et les élections de 2017, qui ont eu lieu après plus de 20 ans au pouvoir, la Constitution a été modifiée, lui permettant de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Nos organisations continuent de suivre la situation des droits humains au Rwanda et notamment de l’état de l’espace démocratique, plus ou moins à mi chemin de la prochaine élection présidentielle de 2024.
    La FIDH et ses organisations membres dans cette région (La Ligue des électeurs – LE, le Groupe Lotus et l’Association africaine pour la défense des droits de l’homme - ASADHO en RDC ; la Ligue ITEKA pour le Burundi ; la Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’homme - LIPRODHOR et l’Association rwandaise pour la défense des droits de la personne et des libertés publiques – ADL pour le Rwanda) mènent donc des actions visant à contribuer à l’établissement d’un environnement propice à la démocratie et aux libertés, notamment pour consolider des acquis démocratiques observés lors de transitions politiques récentes et fragiles (comme en RDC) et pour contribuer à des changements positifs et propices à l’émergence de régimes plus respectueux des principes démocratiques et de l’État de droit (comme au Burundi et au Rwanda).
    Afin d’assurer la continuité des actions déjà menées dans ces pays, et en collaboration avec ses organisations membres, la FIDH souhaite recourir aux services d’un-e consultant-e maîtrisant le contexte dans ces zones, la rédaction et la coordination de rapports et autres actions de plaidoyer.

    2 – Missions
    a) Assurer la coordination et la promotion d’un rapport conjoint sur les violences sexuelles commises dans le cadre des élections de 2017 au Kenya, qui implique les tâches suivantes :
    • Coordonner le travail de relecture approfondie du rapport par un-e consultant-e expert-e en droits des femmes/violences sexuelles ;
    • Coordonner la publication du rapport, notamment les activités de communication de lancement du rapport ;
    • Suivi opérationnel, y compris budgétaire, notamment concernant les actions prévues pour la diffusion et la dissémination du rapport, en lien avec KHRC, organisation membre de la FIDH, et les autres bureaux et départements concernés de la FIDH ;
    • Coordonner les activités de plaidoyer autour de la sortie du rapport, en lien avec KHRC et les autres bureaux et départements concernés de la FIDH.

    b) Assurer la promotion d’une note sur la RDC (mise à jour de la feuille de route de mars 2019) , impliquant les tâches suivantes :
    • Coordonner les activités de plaidoyer envisagées au niveau national (en RDC), en lien avec les organisations membres de la FIDH dans le pays ;
    • Coordonner les activités de plaidoyer aux niveaux régional et international, en lien avec les organisations membres de la FIDH et les autres bureaux et départements concernés ;
    • Suivi opérationnel, y compris budgétaire, en lien avec les autres bureaux et départements concernés de la FIDH.

    c) Assurer la coordination et la promotion d’un rapport sur le Soudan, impliquant les activités suivantes :
    • Coordonner la publication du résumé exécutif et des recommandations du rapport en anglais et sa traduction en arabe (et en français éventuellement) et autres actions de communication ;
    • Coordonner la sortie du rapport complet en anglais, en arabe et en français qui suivra, en lien avec les organisations membres et les autres bureaux et départements concernés de la FIDH ;
    • Coordonner l’organisation d’activités liées au rapport au niveau national, en collaboration avec les organisations membres et les autres bureaux et départements concernés de la FIDH ;
    • Coordonner les activités de plaidoyer autour de la sortie du rapport Soudan en collaboration avec les organisations membres et les autres bureaux et départements de la FIDH ;
    • Suivi opérationnel, y compris budgétaire, des activités, en lien avec les autres bureaux et départements concernés de la FIDH.

    d) Assurer la coordination d’une note sur le Rwanda sur l’état de l’espace démocratique depuis la dernière élection présidentielle de 2017 (mise à jour de la dernière note d’août 2017), impliquant les tâches suivantes :
    • Coordonner la poursuite de la rédaction, finalisation, publication et diffusion de la note, en lien avec les organisations membres et les bureaux et départements concernés de la FIDH ;
    • Coordonner les actions de plaidoyer envisagées, en lien avec les organisations membres et les bureaux et départements concernés de la FIDH.

    e) Assurer la veille sur la situation des droits humains en Afrique centrale, Afrique de l’est, Corne de l’Afrique et Afrique australe, et particulièrement dans les pays prioritaires pour l’action de la FIDH : RDC, Burundi, Ouganda,Rwanda, Éthiopie, Soudan, Kenya.

    f) Participer à la rédaction de propositions de projets sur certaines thématiques (droits des femmes//Burundi) et espace démocratique (RDC et Grands Lacs), sur la base de notes conceptuelles existantes et à revoir.

    g) Coordonner la rédaction et la publication de documents de dénonciation, d’alerte et d’information, de projets de rapports d’enquête et de notes de position, notamment en partenariat avec les organisations membres et les autres bureaux et départements concernés de la FIDH ;

    h) Participer à l’animation du mouvement et du réseau de la FIDH en Afrique centrale, Afrique de l’est, Corne de l’Afrique et Afrique australe, et particulièrement dans les pays prioritaires précédemment cités pour l’action de la FIDH, y compris en contribuant aux échanges d’informations et stratégiques avec le Bureau international de la FIDH, et les organisations membres et partenaires de la FIDH

    3 – Profil recherché de l’expert.e
    Pour réaliser cette mission, le/la consultant-e devra réunir les compétences suivantes :
    • Excellentes capacités rédactionnelles, en anglais et en français, de documents de dénonciation, d’alerte, de plaidoyer et de communication (rapports, notes, lettres, communiqués de presse et déclarations, etc.)
    • Excellentes capacités et expériences prouvées de coordination d’actions et de projets liés à la défense des droits humains
    • Bonne connaissance du contexte dans ces régions et de l’action de la FIDH et de ses organisations membres

    4 – Calendrier
    La mission commencera le 1er juin et se terminera le 31 octobre 2021,

    5 – Budget
    Le budget alloué à cette consultance est de 16 000 euros toutes charges comprises pour la période allant du 1er juin au 31 octobre 2021.

    Envoyez votre offre de service et votre lettre de motivation à recrutement@fidh.org
    en indiquant impérativement la référence CONSULTANCE-AFRIQUE-0521 dans l’objet du
    mail au plus tard le 26 mai 2021
    à l’attention d’Hassatou BA-MINTE, Responsable du Bureau Afrique.
    Seul.e.s les personnes dont les dossiers auront été retenus seront contacté.e.s.

  • capitalisation d’expériences sur la lutte contre l’impunité en Afrique de l’Ouest & Centrale : juin – octobre 2021 - Référence : CONSULT-CAPITALISATION-0521

    I. Objet des présents termes de références

    Dans le cadre de la convention de financement n°CZZ2480 01 B « Contribuer aux objectifs de développement durable - programme de soutien à l’État de droit respectueux des droits humains dans les pays du Sud », entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fédération internationale des droits humains, il est prévu de procéder à un exercice approfondi de capitalisation. Cette activité sera réalisée par un.e consultant.e dont la mission sera de capitaliser sur les 10 ans d’expérience de la FIDH et de ses organisations membres dans leur action conjointe pour lutter contre l’impunité des crimes les plus graves en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et en République Centrafricaine.

    II. Contexte

    2.1. Présentation de la FIDH

    Créée en 1922, la FIDH est une ONG internationale qui défend tous les droits humains : civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels qu’énoncés dans la Déclaration des droits de l’Homme. Les actions de la FIDH menées avec ses organisations membres et partenaires reposent sur trois orientations stratégiques : la défense de la liberté d’action des défenseurs des droits humains, la défense de l’universalité des droits et la lutte pour l’effectivité des droits ainsi que sur un principe : la responsabilité de tous les acteurs. A cet égard, l’action de la FIDH s’adresse aux Etats, aux acteurs non étatiques et aux entreprises. Elle engage également la responsabilité pénale internationale des individus ayant commis des crimes internationaux.

    Organisation fédéraliste, elle agit en interaction avec ses 192 organisations nationales de défense des droits humains dans 117 pays. Les activités menées conjointement par la FIDH et ses membres sont conduites aux niveaux national, régional et international pour remédier aux situations de violations des droits humains et consolider les processus de démocratisation.

    La FIDH, en soutien et avec ses organisations membres et partenaires, utilise un large panel d’activités pour influer sur les comportements des acteurs de changements : missions d’enquête, judiciaire, de solidarité et d’observation judiciaire ; publication et diffusion de rapports, communiqués de presse, appels urgents de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains ; les actions judiciaires et plaidoyer ; des activités de renforcement des capacités et d’appui de la société civile ; et la mobilisation des réseaux sociaux et les campagnes de mobilisation.

    2.2. La FIDH et ses organisations membres en Côte d’Ivoire, Guinée, RCA et Mali

    En fonction de l’analyse du contexte, des besoins exprimés par les acteurs / trices des sociétés civiles nationales, et des leviers pertinents identifiés pour influer et agir en faveur de l’État de droit, la FIDH avec ses organisations membres a décidé de faire de la lutte contre l’impunité une de ses priorités d’action en Afrique de l’Ouest et Centrale, et de cibler son intervention stratégique en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et en RCA.

    Dans les années 2010, ces pays ont été le théâtre de graves crises et/ou conflits, marqués par des violations massives des droits humains.

    Ainsi, l’action de la FIDH et de ses organisations membres s’est inscrite dans des contextes nationaux de post-crises ou de rétablissement/instauration de la démocratie, marqué par un engagement politique fort et assumé de la part des autorités nationales en faveur de la lutte contre l’impunité, favorisé par un engagement de la communauté internationale et des enquêtes ou analyses préliminaires ouvertes devant la Cour pénale internationale. Cette action conjointe s’est matérialisée par la mise en place de projets ambitieux destinés à renforcer l’Etat de droit à travers la lutte contre l’impunité et l’instauration d’une justice indépendante.

    Ces projets répondaient aux objectifs suivants :
    • documenter les violations des droits humains en situation de crise, notamment à visée judiciaire ;
    • contribuer à l’effectivité des droits des victimes, notamment en leur fournissant assistance et représentation judiciaires ;
    • contribuer au renforcement d’un dialogue politique effectif entre les autorités nationales, la société civile, les institutions et les partenaires privilégiés en matière de droits humains dans ces pays ;
    • mener une action plaidoyer, aux niveaux national, régional et international, en faveur de la lutte contre l’impunité et du respect des droits humains ; et
    • renforcer les capacités d’actions des organisations membres.

    Ces projets reposaient sur une mobilisation d’acteurs divers : avocats nationaux et internationaux (agissant dans le cadre du groupe d’action judiciaire de la FIDH, le GAJ), associations locales de victimes, regroupement – plateforme d’associations de la société civile notamment.
    Pour assurer une animation conjointe de ces projets, être au plus près des interlocuteurs clés tant les victimes que les acteurs judiciaires notamment ont été mis en place, dans ces 4 pays, des bureaux conjoints FIDH-Ligues.

    Du fait de changements politiques et faute de financements suffisants, ces projets n’ont pas été renouvelés en RCA après juin 2020 et en Guinée après octobre 2020. Les projets et bureaux en Côte d’Ivoire et au Mali se poursuivent tout ayant été réajustés sur le fond.

    La fermeture de 2 bureaux conjoints reflète le contexte politique actuel dans ces 4 pays dans lesquels on assiste à un rétrécissement de l’espace civique et démocratique, avec des gouvernants qui semblent moins enclins à faire de la lutte contre l’impunité l’une de leurs priorités, qui limitent les actions de la société civile nationale et internationales sur ses enjeux, et paraissent privilégier une certaine conception de la justice transitionnelle mettant en avant la réconciliation et le pardon – notamment à travers l’adoption de lois d’entente nationale, d’amnistie, etc. - au détriment d’une vision plus holistique plaçant l’accès à la justice et l’effectivité des droits des victimes de graves violations des droits humains au centre..

    III. Objectifs de la capitalisation

    La fin de deux de ces projets et le nouveau contexte prévalant dans ces pays représentent un moment opportun pour entamer un processus de capitalisation d’expérience afin que ce travail conjoint et cette mobilisation spécifique puissent être analysés, puis partagés et utilisés afin d’en tirer des enseignements et des connaissances utiles à la FIDH et à ses organisations membres et partenaires, ainsi qu’à d’autres organisations et acteurs externes travaillant sur les questions de lutte contre l’impunité dans cette région du continent africain et au-delà.

    D’un point de vue méthodologique, la capitalisation d’expérience comme processus actif devra permettre de transformer une expérience particulière en un savoir organisationnel plus large. Ce processus permettra ainsi de développer et renforcer la pratique de capitalisation d’expériences au sein de la FIDH et de ses organisations membres et partenaires, et par conséquent, de faire évoluer positivement les stratégies, les comportements, les relations ou les activités de l’organisation.

    Dans les 4 pays mentionnés, la FIDH a travaillé et travaille conjointement avec 7 organisations membres et plusieurs organisations partenaires :
    • L’AMDH au Mali et les organisations de la plateformes de lutte contre l’impunité
    • La LIDHO, le MIDH et l’OFACI en Côte d’Ivoire
    • L’OGDH, MDT et AVIPA en Guinée-Conakry
    • La LCDH et l’OCDH en République centrafricaine

    IV. Méthodologie de l’évaluation externe

    L’exercice de capitalisation d’expérience doit permettre de répondre principalement aux questions clés suivantes :
    • Quels ont été les objectifs atteints ? Sont-ils ceux qui étaient attendus au démarrage des programmes conjoints ? Quelles activités ont obtenu le plus de résultats et d’impact ?
    • Quels ont été/sont encore les obstacles que la FIDH avec ses organisations membres ont rencontré/rencontrent ?
    • Comment la FIDH et ses organisations membres ont adapté leur approche en fonction du contexte et des attentes des victimes ?
    • Quelles ont été les succès et les échecs ?
    • Quelles leçons tirer de cette mobilisation ?

    Pour conduire cette capitalisation, la/le consultant.e s’appuiera sur
    a) une revue documentaire :
    - les documents afférant aux programmes conjoints (proposition de projet, cadre logique, rapports d’activités…) menés dans ces 4 pays :
    - les documents publics réalisés tout au long des programmes (Communiqués de presse, vidéo, guide, rapports, note d’analyse) ;
    - les évaluations existantes ;
    - autres documents permettant de mieux comprendre et appréhender les particularités des programmes

    b) les informations et entretiens recueillis auprès de :
    - l’équipe du secrétariat de la FIDH (Paris, La Haye, Bruxelles et Genève) et dans les bureaux conjoints en charge de la mise œuvre de ces programmes et de leur coordination ;
    - les présidents ou autres représentants des organisations membres concernés
    - les avocats nationaux et internationaux du GAJ impliqués
    - quelques acteurs externes concernés, le cas échéant (acteurs judiciaires et représentant de la CPI notamment)
    IV. Chronogramme

    Période de la capitalisation : juin –octobre2021
    • Signature du contrat : 15 juin 2021
    • Étude documentaire et entretiens : 15 juin- 15 août 2021
    • Rapport provisoire et restitution devant les acteurs.trices concerné.es : 15 septembre 2021
    • Envoi pour validation du rapport final : 30 septembre 2021
    • Finalisation et validation du rapport final : 15 octobre 2021

    V. Modalités pratiques, livrables, contacts, procédure de sélection

    5.1. Profil des candidat.es

    Le.la consultant.e aura les compétences et expériences suivantes :
    • Une expérience reconnue en exercice de capitalisation d’expériences ;
    • Des expériences professionnelles en lien et/ou de solides connaissances des enjeux de lutte contre l’impunité en Afrique de l’Ouest, des mécanismes judiciaires au niveau national, régional et international ;
    • Un savoir-faire en termes d’animation et de conduite d’entretiens notamment avec des acteurs locaux ;
    • Une excellente capacité de synthèse et aisance rédactionnelle en français.

    5.2. Budget de la capitalisation

    Le budget de l’évaluation externe n’excédera pas 10 000 euros TTC (coûts directs et imprévus inclus).

    5.3. Livrable attendu

    • Livrable 1. Un rapport pour une diffusion externe qui capture et capitalise l’expérience de la FIDH et de ses membres sur la lutte contre l’impunité en Afrique de l’Ouest et Centrale depuis 10 ans.

    V. Constitution du dossier

    Envoyer votre offre de service à la FIDH avec les documents suivants avant le 10 juin 2021 :
    -  CV détaillé
    -  Lettre indiquant la compréhension que le/la consultant.e a de la mission
    -  L’offre financière
    Par email à l’adresse :
    -  consultancy@fidh.org
    -  en indiquant la référence : CONSULT-CAPITALISATION-0521

  • La FIDH recherche, pour son Bureau « Droits des femmes », un-e Consultant-e - Référence : CONSULT-DF-06-21

    Termes de référence de la mission

    Contrat de consultant-e de 4 mois, à partir du 1er juillet 2021

    Le-la consultant-e réalisera sa mission pour le compte du bureau du Bureau Droits des Femmes.

    La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) est une organisation non gouvernementale internationale basée en France dont la vocation est de favoriser le respect des principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La FIDH fédère 192 associations nationales de défense des droits humains actives sur les cinq continents

    Objectif de la mission

    Renforcer la documentation à vocation de plaidoyer en matière de violations des droits des femmes, en particulier lorsqu’il s’agit de violences sexuelles et basées sur le genre, et contribuer au renforcement des capacités de la FIDH sur ce sujet.

    Contenu de la mission

    - Rédiger un rapport d’enquête consacré aux violences sexuelles et basées sur le genre en Côte d‘Ivoire ;
    - Développer une stratégie de plaidoyer sur la base du rapport produit en Côte d’Ivoire en lien avec les partenaires, organiser et accompagner une mission internationale de plaidoyer national en Côte d’Ivoire ;
    - Contribuer à la conception d’un atelier de formation auprès du Secrétariat international à la méthodologie de documentation de violences sexuelles et basées sur le genre animé par Patricia Viseur Sellers et Erin Gallagher ; accompagner, dans le cadre d’un binôme, des chargé.es de mission dans leur formation à la documentation des VSBG au Mali ;
    - Apporter une expertise sous la forme de conseils et de recommandations en matière de droits des femmes, en particulier dans le cadre du travail mené par la FIDH auprès de la CADHP.

    Date de remise des livrables

    - Rapport d’enquête relatif à la Côte d’Ivoire : Remise du rapport quasi final le 23 août 2021 et du rapport final le 20 septembre au plus tard
    - Contribution à l’accompagnement des chargé.es de mission dans le cadre de leur formation à la documentation des VSBG au Mali (juillet, août, septembre 2021)
    - Mission internationale de plaidoyer en Côte d’ivoire au mois de septembre/octobre 2021
    - Contribution à la conception d’un atelier de formation à la documentation VSBG au Secrétariat international d’ici fin octobre au plus tard.

    Le contenu et l’organisation des missions seront adaptés à l’évolution de la crise liée au COVID-19, suivant les décisions en matière de stratégie et de sécurité prises par la direction des opérations de la FIDH.

    Modalités
    - La mission sera réalisée sur le lieu de travail choisi par le-la consultant-e. Le-la consultant-e pourra être amené-e à se rendre au siège de la FIDH à Paris pour des réunions de travail avec la Directrice adjointe des Opérations et d’autres membres du personnel du Secrétariat international.
    Dans ce cas les frais de déplacement seront couverts par la FIDH.
    - Le-la consultant-e couvrira ses propres frais de fonctionnement (frais de communication, frais d’équipement informatique et bureautique) sauf lors des missions. Dans le cas où des frais supplémentaires seraient nécessaires pour la mission, ils seront couverts par la FIDH suite à un accord préalable et sur présentation des factures.
    - Les frais des missions internationales seront couverts par la FIDH
    - Le-la consultant-e signera un contrat de prestation de services avec la FIDH et s’engagera, à travers une clause de confidentialité, à ne pas communiquer, excepté pour les besoins des missions, sur le contenu de sa mission avec des tiers extérieurs à la FIDH.

    Profil recherché

    Expertise requise en droit international relatif aux droits humains, en particulier en matière de droits des femmes
    Expériences avérées en documentation de violences sexuelles et basées sur le genre du point de vue des droits humains (connaissance des protocoles de base pour une documentation sensible au genre)
    Expérience en matière de plaidoyer national et/ou international en faveur des droits des femmes
    Expérience en matière de formation à la documentation de violences sexuelles et basées sur le genre
    Excellentes capacités rédactionnelles en français et en anglais
    Connaissance de la FIDH (mandat, activités, fonctionnement) : un atout

    Conditions
    Statut de travailleur indépendant
    Durée : La mission a une durée de 4 mois et commence le 1er juillet 2021. La mission peut être amenée à être prolongée au-delà du 30 octobre 2021, pour des jours supplémentaires, sous réserve de financements disponibles.
    Nombre de jours : environ 65 jours
    Honoraires : maximum 13 600 Euros TTC pour la période du 1er juillet au 31 octobre 2021

    Nous vous remercions d’adresser votre CV et votre offre financière par e-mail, en précisant dans l’objet de votre e-mail la référence (CONSULT-DF-06-21, à l’adresse :
    phuyghebaert@fidh.org

  • RECRUTEMENT : UN.E REPRESENTANT.E AUPRÈS DE L’ONU A GENÈVE (H/F)

    La FIDH (Fédération Internationale pour les Droits humains) est une ONG internationale qui œuvre pour un monde où la dignité et les droits humains de tous et toutes sont respectés et appliqués. Depuis 1922, nous sommes engagé.e.s dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

    Nous fédérons 192 associations nationales de défense des droits humains actives dans 117 pays. Pour nous, la transformation des sociétés est d’abord du ressort des acteurs locaux. Nos activités visent à renforcer leur capacité d’action et leur influence.

    Le Secrétariat International de la FIDH est une organisation à taille humaine (45 salarié.es à Paris et 14 salarié.e.s situé.e.s dans plusieurs bureaux à l’étranger), composée d’une équipe internationale engagée.

    Nous recrutons :

    UN.E REPRESENTANT.E AUPRÈS DE L’ONU A GENÈVE (H/F)

    Sous la responsabilité du Directeur du Plaidoyer basé à Paris, vos principales responsabilités sont les suivantes :

    ​ A. Définir les stratégies de plaidoyer auprès de l’ONU,
    en concertation avec les interlocuteurs.trices dédié.e.s en interne, afin d’œuvrer au renforcement des mécanismes de l’ONU en faveur des droits humains.
    • Élaborer la programmation annuelle des activités et les programmes d’actions spécifiques à destination des bailleurs de fonds, en assurer le suivi.
    • Développer la stratégie de communication de la délégation auprès de l’ONU.

    ​ B. Mettre en œuvre les activités de la délégation :
    • Contribuer à la définition et l’orientation des recommandations visant les OIG.
    • Coordonner et superviser l’organisation de la participation des ONG membres ou partenaires de la FIDH auprès des mécanismes et interlocuteurs.trices politiques au sein des Nations Unies.
    • Coordonner et superviser l’alimentation des mécanismes de protection des droits humains et institutions des Nations unies, à partir de l’évolution de ces outils, des informations de la FIDH, de ses organisations membres et partenaires.
    • Assurer la représentation de la FIDH auprès des organisations et des institutions internationales présentes à Genève, ainsi qu’auprès des autres interlocuteurs.trices (bailleurs de fonds, ONG, médias) en veillant à développer le lien avec eux.
    • Superviser l’élaboration de la stratégie de valorisation des activités de la FIDH auprès du grand public dans les pays où sont basées les délégations de la FIDH.

    ​ C. Assurer le reporting et l’évaluation des activités de la délégation :
    • Superviser la mise en œuvre et le reporting d’un programme de plaidoyer couvrant les actions de plaidoyer de la FIDH et participer au reporting et à l’évaluation des activités de la délégation sous différents autres supports (rapports internes mensuel et annuel, rapports narratifs pertinents pour d’autres bailleurs de fonds).

    ​ D. Animer et renforcer l’interaction avec les acteurs.trices internes et externes, en garantissant la bonne qualité de l’accompagnement sur place des ligues lors des interfaces, en partageant les informations sur les stratégies et activités de la délégation, et en développant des partenariats avec d’autres ONG.

    E. Manager une équipe (actuellement une salariée et une stagiaire)

    F. Assurer la gestion courante logistique et administrative de la délégation.

    Profil recherché
    • Diplômé.e d’un troisième cycle en droit, sciences politiques ou en relations internationales, vous avez 5 ans d’expérience professionnelle dont 3 années à un poste de défense des droits.
    • Vous avez une excellente connaissance des mécanismes des droits humains des Nations unies, vous permettant de choisir le meilleur levier permettant d’atteindre le résultat escompté. Vous avez une très bonne maîtrise des lois et normes internationales en matière de droits humains.
    • Vous avez un sens de l’audace et de l’opportunité pour définir et mettre en place des stratégies d’actions impactantes. Vous savez définir les priorités et gérer les actions de plaidoyer à mettre en place.
    • Vous faites preuve d’autonomie en vue de mettre en œuvre les orientations stratégiques définies en lien avec la Direction du Plaidoyer.
    • Vous avez une très bonne capacité à représenter, négocier et accompagner nos représentant.e.s des organisations membres et partenaires. Vous avez de bonnes aptitudes à prendre la parole en public.
    • Vous savez manager une équipe.
    • Maîtrise du français (C1) et de l’anglais (C1). Excellentes compétences rédactionnelles dans ces langues. La connaissance d’une autre langue des Nations Unies est un atout. La connaissance d’Open Office est souhaitée.

    Modalités et conditions salariales
    CDI à temps plein (40 heures de travail hebdomadaires). Poste basé à Genève. Salaire de 76 000 FCH brut annuel sur 13 mois. 25 jours ouvrés de congés payés par an et 24 jours supplémentaires de repos par an. Indemnisation par la FIDH de l’assurance santé pour un montant d’environ 590 CHF par mois. Prise en charge à 100 % des frais d’abonnement de transport en commun sur Genève.

    La.e candidat.e doit être en total accord avec les valeurs au travail du Secrétariat international de la FIDH (professionnalisme, respect, engagement, égalité, intégrité, participation, audace), ainsi qu’avec les combats portés par la FIDH pour la défense des droits humains de toutes et tous, partout dans le monde, explicités notamment dans ses statuts et au travers de ses publications accessibles depuis son site internet : www.fidh.org

    La FIDH recherche la diversité et s’engage en faveur de l’égalité, en ne faisant aucune discrimination dans ses pratiques d’embauches, sans distinction aucune, fondée sur la race, la religion, l’âge, la situation d’handicap, le sexe, l’état matrimonial, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’état de santé ou toute autre situation protégée par le droit suisse et le droit international relatif aux droits humains.

    Pour les personnes en situation de handicap, nous vous demandons d’indiquer vos besoins particuliers dans votre lettre de motivation. Des mesures d’adaptation raisonnables seront prises pour que les personnes qualifiées en situation de handicap puissent participer au processus de recrutement.

    Poste à pourvoir : dès que possible

    Vous vous retrouvez dans la description du profil recherché ?

    Envoyez votre CV et votre lettre de motivation à recrutement@fidh.org
    en indiquant impérativement la référence REPR-ONU-GENEVE-21 dans l’objet du mail au plus tard le 3 septembre 2021 à l’attention d’Alexa LEBLANC, Représentante auprès des Nations Unies à Genève.

    Seul.e.s les candidat.e.s dont les dossiers auront été retenus seront contacté.e.s.

Candidature spontanée

benevolat@fidh.org

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