Discours et réalité : un fossé béant

09/02/2002
Rapport

Une mission de la Fédération internationale des ligues des
droits de l’Homme (FIDH), composée de Me Eric Plouvier,
Avocat, Christian Mounzeo, Journaliste et Secrétaire Général
de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) et
de Massalbaye Tenebaye, Secrétaire Général de la Ligue
Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) a séjourné à
Bangui du 5 au 22 juillet 2001.

Les mutineries et tensions successives enregistrées ces
dernières années en Centrafrique, ont mis en péril la
démocratie et hypothéqué l’Etat de droit et les libertés
fondamentales. La FIDH a donc décidé de mettre en oeuvre
un programme de coopération juridique et judiciaire dans ce
pays en collaboration avec ses partenaires locaux. Ce
programme doit permettre d’identifier les besoins spécifiques
de la République Centrafricaine (RCA) par l’analyse des
réalités et des problèmes majeurs rencontrés dans le pays. Il
vise in fine à contribuer à l’instauration d’un Etat de droit, par
la sensibilisation aux droits de l’Homme, la promotion d’une
justice indépendante, la lutte contre l’impunité, le règlement
pacifique des différends...

Prenant place dans le cadre de la préparation de ce
programme, la mission de la FIDH s’est déroulée au
lendemain d’une nouvelle tentative de putsch, le 28 mai
2001. Dans ces conditions, elle s’est donc fixée comme
objectif de mener des investigations sur les nombreuses
allégations de violations de droits de l’Homme pendant et
après le putsch manqué, en particulier les exactions contre
les membres de l’ethnie Yakomas ; ainsi que sur les réponses
apportés par les autorités afin de remédier conformément
aux engagements internationaux de la RCA, à cette situation.

La délégation de la FIDH a été accueillie à Bangui par Maître
Nicolas Tiangaye, Président de la Ligue Centrafricaine des
Droits de l’Homme (LCDH), qui a organisé le programme de
travail de la mission.
La FIDH remercie les pouvoirs publics centrafricains pour leur
disponibilité et leur réponses aux diverses sollicitations de la
mission.

Selon ces autorités, la période était propice pour le
développement du programme, la coopération étant
ressentie comme un réel besoin, à une période charnière de
l’histoire de la République centrafricaine.

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