11e Journée mondiale contre la peine de mort : Arrêtons le crime, pas la vie

10/10/2013
Communiqué
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A l’occasion de la 11e Journée mondiale contre la peine de mort, la FIDH, et ses ligues membres, se mobilisent, à travers le monde, pour une abolition universelle.

A cette occasion, la FIDH publie une tribune, co-signée par Robert Badinter (ancien Ministre de la Justice), Florence Bellivier (Présidente de la Coalition mondiale contre la peine de mort) et Karim Lahidji (Président de la FIDH) :

"Vive la mort !" C’est en ces termes que les milices francistes célébraient parfois leurs victoires durant la guerre civile d’Espagne, dans les années 1930. Oui, il a toujours existé et il existe malheureusement encore des États, qui préfèrent la mort à la vie, la barbarie à la raison. Et la peine de mort, à elle seule, symbolise parfaitement cette aberration.

58 États, plus ou moins riches, certains démocratiques, d’autres dictatoriaux, peuvent aujourd’hui légalement condamner à mort un de leur concitoyen. 21 d’entre eux sont passés à l’acte en 2012 et ont sacrifié des vies sur l’autel de l’injustice. À l’instar des meurtriers, ils ont violé le droit le plus élémentaire de tout être humain, celui de vivre [...]"

Voire la suite de la Tribune publiée à l’occasion de la 11e Journée mondiale contre la peine de mort.

Etats-Unis : A l’occasion de la 11e Journée mondiale contre la peine de mort, la FIDH publie conjointement avec son organisation membre aux Etats-Unis CCR, un rapport intitulé « Discrimination, Torture, et Exécution : Une analyse de la peine de mort en Californie et Louisiane tirée du droit internatioanl des droits de l’Homme ».
Ce rapport est le fruit d’une mission d’enquête menée au printemps dans ces deux Etats, et insiste sur le caractère inhumain des conditions de détention dans le couloir de la mort, dénonce la discrimination raciale dans la procédure juridique et conclut que la pratique de la peine de mort en Louisiane et Californie est contraire aux standards internationaux de protection des droits de l’Homme.
TUNISIE : La Coalition tunisienne contre la peine de mort en coopération avec Amnesty international Tunisie et la FIDH, a adressé à l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, une lettre ouverte aux partis politiques tunisiens, et particulièrement à ceux de la Troïka. Les organisations appellent ces partis à se prononcer sur l’abolition de la peine de mort et à s’engager en faveur de la ratification le protocole facultatif au Pacte international sur les droits civils et politiques portant abolition de la peine de mort. Un moratoire sur les exécutions est en place depuis 1991 en Tunisie, toutefois des condamnations à la peine capitale continuent d’être prononcées conformément aux dispositions du code pénal tunisien. Depuis le début de la transition politique en Tunisie, la FIDH et ses partenaires ont appelé, à de nombreuses reprises, les dirigeants politiques à se mobiliser sur la question.
IRAN : Le changement d’administration au sein de la République Islamique d’Iran et l’entrée en fonction du nouveau Président le 3 août 2013 n’ont apporté aucun changement en ce qui concerne la peine de mort. Entre l’élection présidentielle du 14 juin et le 1er octobre, plus de 200 personnes ont été exécutées, incluant probablement trois personnes qui étaient mineures au moment des crimes allégués.
Sur la base de ces éléments, la FIDH et sa ligue membre, la LDDHI, ont décidé de publié un rapport pour analyser la nouvelle législation pénale en vigueur en Iran, législation qui est sert de fondement juridique pour commettre des violations du droit à la vie et exécuter des délinquants mineurs. A l’occasion du 10 octobre 2013, Journée mondiale contre la peine de mort, ce rapport a pour but de mettre à jour l’état actuel de l’application de la peine de mort en Iran.
AFRIQUE : Sur le continent africain, on compte seulement 10 États sur les 54 qui ont ratifié le 2ème Protocole au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Des abolitionnistes africains prennent la parole sur le sujet.

- Cette année, la journée est dédiée aux Caraïbes. Dans cette région regroupant 25 États, 15 n’ont pas encore aboli la peine de mort, et ce malgré l’absence d’exécution de la peine capitale depuis 2008.

Voire la compilation des communiqués de presse de la FIDH et ses ligues membres sur la peine de mort de 2010 à 2013.
Voire aussi le dossier spécial réalisé à l’occasion du 5ème Congrès mondial contre la peine de mort sur le site de la FIDH.

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Documents d’information de la coalition mondiale

- Journée Mondiale 2013

- Guide pédagogique : Eduquer à l’abolition

- Kit de mobilisation

- Faits et chiffres 2013

- La défense de condamnés à mort : Guide des bonnes pratiques à l’usage des avocats

- Rapport Journée mondiale 2012

- La peine de mort dans les Caraïbes

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