Résolution sur le droit à l’éducation

Résolution adoptée par le 38e Congrès de la FIDH

Présenté par la Ligue des droits et libertés du Québec

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, réunie en son 38e Congrès :

  • RAPPELANT que la FIDH est une fédération regroupant 164 organisations membres qui œuvre, notamment, à la mise en application effective, universelle et indivisible, des conventions, pactes internationaux et tout instrument international ou régional en matière de droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ;
  • CONSIDÉRANT que le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), demande aux États de reconnaître le droit de toute personne à l’éducation ;
  • CONSIDÉRANT que le PIDESC spécifie que l’éducation vise au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
  • RAPPELANT que le droit à l’éducation est à la fois un droit fondamental en soi, une des clefs de l’exercice des autres droits inhérents à la personne humaine ;
  • RAPPELANT en outre que l’éducation et la formation aux droits humains universels sont essentielles à leur respect effectif [1]
  • SALUANT le vaste mouvement de contestation sociale visant à rappeler aux États leurs obligations à l’égard du droit à l’éducation, initié par les associations étudiantes et qui a pris racine dans divers pays ;

Rappelle aux États qu’ils ont l’obligation, en vue d’assurer le plein exercice du droit à l’éducation, de prendre les mesures nécessaires afin que :
• L’enseignement primaire soit obligatoire, accessible et gratuit
• L’enseignement secondaire soit généralisé et rendu accessible notamment par l’instauration progressive de la gratuité
• L’enseignement supérieur soit rendu accessible à tous et toutes en pleine égalité en fonction des capacités de chacun, notamment par l’instauration progressive de la gratuité ;

Rappelle qu’il est essentiel d’assurer la protection des libertés académiques, tant du personnel enseignant que des étudiant-e-s, et de considérer ces libertés comme une condition de réalisation du droit à l’éducation qui ne doivent pas être sapées par les pressions politiques, économiques, ou autres ;

Donne son appui aux luttes qui sont menées pour s’opposer aux hausses des frais de scolarité et à l’orientation donnée par les politiques néolibérales qui nous amènent vers une marchandisation progressive de l’éducation et une exclusion d’un plus grand nombre de personnes des études universitaires.

Encourage le développement par les Etats et tous les organes de la société concernés d’activités d’éducation et de formation au droits humains universels

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