Participation du Président et de la Procureure de la CPI au 38ème Congrès de la FIDH à Istanbul

Le 23 mai 2013, Sang-Hyun Song, Président de la Cour pénale internationale (CPI), et Fatou Bensouda, Procureure de la CPI, ont participé à l’ouverture du 38ème Congrès de la FIDH à Istanbul. A l’occasion du 15ème anniversaire du Statut de Rome, Sang-Hyun Song a enjoint le Président turc à ratifier le Statut et faire ainsi de la Turquie le 123ème Etat-partie.

Sang-Hyun Song, qui participait la veille à une conférence organisée par la Coalition internationale et turque pour la Cour pénale internationale, en collaboration avec la FIDH, intitulée « La Cour pénale internationale : un engagement mondial pour lutter contre l’impunité », a insisté sur le fait que la lutte contre l’impunité passait par la ratification du Statut de Rome. « L’adhésion universelle est importante pour différentes raisons. Tout nouvel Etat-partie renforce et élargit la compétence de la CPI, augmentant sa crédibilité non seulement pour tenir pénalement responsable les auteurs d’atrocités à grande échelle, mais aussi pour prévenir la commission de crimes atroces », a-t-il déclaré au cours de la conférence du 22 mai 2013 à la Bilgi University.

M. Song a ajouté lors de son discours à l’ouverture du 38ème Congrès de la FIDH : « Les souffrances particulièrement graves des femmes en zone de conflit ont été trop souvent négligées. Et lorsqu’elles ne sont pas reconnues, lorsque les victimes ne sont pas entendues, et les auteurs des crimes ne sont pas traduits en justice – alors les plaies ne peuvent pas se refermer, on ne peut parvenir à la justice et le cycle des souffrances se perpétue ».

Fatou Bensouda a déclaré lors de son discours à l’ouverture du 38ème Congrès de la FIDH : « Le temps où ceux qui commettent des meurtres de masse, des viols, et des pillages pouvaient échapper à toute poursuite avec une simple poignée de main et leurs initiales sur un bout de papier incluant des obligations qu’ils n’ont pas l’intention d’observer, est révolu ». Elle a ajouté : « Mon défi est de consolider ce qui a été réalisé, de m’appuyer dessus, et de répondre à l’appel de justice de la part des victimes. C’est la promesse faite à Rome, et c’est la promesse qu’on se doit de tenir ».

Ces déclarations se sont faites sous l’œil des organisations membres de la FIDH travaillant notamment dans des États faisant actuellement l’objet d’une analyse préliminaire (comme la Colombie, le Honduras ou la Guinée) ou d’une enquête devant la CPI (comme le Soudan, la RDC, l’Ouganda, la Côte d’Ivoire ou le Mali).

Voir les photos de la Procureure et du Président de la CPI lors du 38ème Congrès de la FIDH

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