Monsieur le Président,
Le 14 octobre 2009, à l’âge de 79 ans, Haytham Al-Maleh avocat et défenseur des droits de l’Homme syrien, était arrêté pour avoir critiqué le gouvernement syrien. Il rejoignait ainsi dans les prisons de nombreux défenseurs des droits de l’Homme, parmi lesquels, son confrère Me Muhannad Al-Hassani, et un grand nombre d’opposants politiques. A la suite de sa condamnation à trois ans de prison ferme en juin 2010, la communauté internationale y compris la France par la voix du ministre des Affaires étrangères, a réagi avec force et appelé à sa libération.
La France a été l’un des premiers pays européens à renouer le dialogue avec la Syrie et reste l’un des interlocuteurs privilégiés de Damas. Partenaire stratégique à l’échelle régionale, le régime de Damas viole les droits de l’Homme et les libertés fondamentales sur son propre territoire. Les défenseurs des droits de l’Homme et les opposants sont les cibles privilégiées de la répression.
Candidat à l’élection présidentielle, vous nous assuriez que jamais vous ne passeriez sous silence les atteintes aux droits de l’Homme au nom des intérêts économiques de la France. Nous vous appelons, Monsieur le Président, à ne pas davantage les passer sous silence au nom d’intérêts diplomatiques et à user de votre influence auprès du Président syrien afin que Messieurs Al-Maleh et Al-Hassani recouvrent leur liberté, ainsi que tous les militants arbitrairement détenus.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de notre haute considération.