Paris, le 2 octobre 2025. La Flottille Sumud, une initiative humanitaire non violente, qui visait à distribuer des vivres et du matériel médical aux populations de Gaza, a été illégalement arraisonnée dans les eaux internationales dans la nuit. Les participant·es à cette action, issu·es de plus de 40 nationalités, ont été kidnappé·es et sont détenu·es, tout aussi illégalement par les autorités israéliennes. Seuls quelques bateaux n’ont pour l’heure pas encore été arraisonnés et poursuivent leur route vers Gaza.
L’arraisonnement s’est fait dans des conditions confuses : les navires israéliens ont longuement harcelé les participant·es, multipliant les manœuvres d’intimidation avant de les asperger d’eau glacée, en pleine nuit. Des manœuvres aussi inutiles qu’illégales.
L’initiative de la Flotille Sumud, partie de Barcelone il y a plusieurs semaines, fait écho à un mouvement global de solidarité avec les souffrances palestiniennes. Un mouvement pacifique qui s’étend dans presque tous les pays du monde, y compris en Israël, où la société civile mène un combat pour la paix et la fin des atrocités.
Deux vice-présidents de la FIDH sont aux mains des forces armées israéliennes pour leur participation à la Flottille. La FIDH exige leur libération immédiate, au même titre que celle de tou·tes les participant·es. La Fédération se coordonne avec son organisation membre en Israël, Adalah, qui va assurer la défense des membres de la Flottille et qui tente à l’heure actuelle d’accéder au port d’Ashdod. Les participant·es doivent être traité·es conformément au droit international, sans subir de mauvais traitements.
La FIDH exige des pays dont sont issus les participant·es que tout soit fait pour protéger leurs ressortisant·es. Cela vaut en particulier pour les pays européens.