Journée internationale des droits de l’Homme : un criminel de guerre israélien reçu en France

FIDH/LDH/PCHR/AL HAQ

Journée internationale des droits de l’Homme : un criminel de guerre israélien reçu en France

Paris, le 10 décembre 2007 - Moshe Ya’alon, ancien chef d’Etat-major des Forces israéliennes de défense (IDF) et ancien chef des services secrets israéliens participe aujourd’hui à une Conférence internationale organisée par l’association France – Israël, Avocat Sans Frontières [1] et la revue Controverse à la Maison du Barreau de Paris [2].

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Centre Palestinien des droits de l’Homme (PCHR) et Al Haq déplorent le fait que le Général Ya’alon, qui porte la responsabilité de violations graves des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés et au Liban, puisse venir en France sans qu’il ne soit inquiété.

La FIDH, la LDH, le PCHR et Al Haq rappellent que M. Ya’alon est visé dans des plaintes déposées aux Etats-Unis, en Nouvelle Zélande et au Royaume Uni pour crimes de guerre et crimes de torture perpétrés dans les territoires palestiniens occupés et au Liban en particulier pour avoir, sous sa supervision visé à plusieurs reprises le camp de la FINUL à Qana au Liban en 1996, tuant 106 civils et blessant plusieurs centaines d’autres.
En effet, après avoir essayé pendant des années de poursuivre M. Ya’alon devant les tribunaux israéliens, le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR), organisation membre de la FIDH dans les Territoires Palestiniens Occupés et d’autres organisations de défense des droits de l’Homme ont décidé de recourir au principe de compétence universelle pour poursuivre le général et faire la lumière sur les actes commis par ce dernier [3] .

La FIDH, la LDH, le PCHR et Al Haq rappellent que la France est liée par les Conventions de Genève de 1949 et la Convention contre la torture créant toutes deux une obligation de juger ou extrader toute personne présumée avoir commis un crime de torture ou un crime de guerre se trouvant sur son territoire quelle que soit la nationalité de cette personne ou le lieu où elle a commis les infractions [4].

La FIDH, la LDH, le PCHR et Al Haq appellent le Parquet de Paris à se saisir d’urgence et à ouvrir une information sur les crimes commis par le général Ya’alon.

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