La FIDH aux côtés de Nabeel Rajab, enfin libre

18/06/2014
Communiqué
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Bahreïn : Nabeel Rajab retrouve la liberté après plus de 600 jours de détention arbitraire

Nabeel Rajab, président du Bahrain Center for Human Rights et secrétaire général adjoint de la FIDH, est sorti le 24 mai de prison après avoir passé plus de 600 jours en détention.

Il avait été condamné en appel à deux ans de prison le 11 décembre 2012 pour "appel à manifester" et purgeait sa peine dans la prison de Jaw.

"C’est une immense joie de retrouver notre ami et collègue Nabeel. Nous attendions ce moment depuis très longtemps" a déclaré Amina Bouayach, secrétaire générale de la FIDH, présente à Manama, pour la libération de Nabeel Rajab.

"Nabeel a purgé sa peine jusqu’au bout et n’a bénéficié d’aucune grâce ou remise de peine comme la loi le prévoyait pourtant. Un exemple, s’il en faut, de la détermination des autorités à museler toutes celles et ceux qui dénoncent les violations des droits humains au Bahreïn" a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.

Le groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires avait, lors de sa 66ème session en juin 2013, considéré la détention de Nabeel Rajab comme arbitraire.

De nombreuses personnes restent emprisonnées aujourd’hui au Bahreïn, pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, d’opinion et de manifestation. La FIDH rappelle par ailleurs que les autorités bahreïnies, malgré leurs promesses réitérées, n’ont toujours pas mis en œuvre les recommandations, émises en novembre 2011, de la Bahrain Independent Commission of Inquiry (BICI), pourtant mandatée par le roi du Bahreïn. La BICI, qui a enquêté sur les violations perpétrées dans le cadre de la répression du mouvement de protestations en 2011, avait notamment demandé aux autorités de libérer tous les prisonniers d’opinion.

Pour plus d’information sur le Bahreïn : http://www.fidh.org/en/north-africa-middle-east/bahrain/

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