Les algériens doivent pouvoir manifester en toute liberté !

11/02/2011
Communiqué
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La FIDH dénonce fermement l’interdiction de la marche initiée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, prévue le 12 février à Alger et à Oran. Cette décision a été formellement réitérée le lundi 7 février par la Willaya, d’Alger qui propose comme alternative, de tenir cet événement dans une salle de la capitale.

La coordination nationale regroupant des organisations de la société civile, dont la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), affiliée à la FIDH, a décidé de maintenir cette manifestation, en dépit de l’interdiction réitérée par les autorités, dans le but d’obtenir notamment la levée de l’état d’urgence et la libération des prisonniers d’opinion.

La FIDH appelle les autorités algériennes à adopter des mesures encourageantes dans la perspective annoncée de la levée de l’état d’urgence, en respectant la liberté de rassemblement pacifique et la liberté d’expression et par conséquent autoriser la tenue de la marche prévue le 12 février. La FIDH rappelle en outre qu’il appartient aux autorités algériennes d’assurer, en toutes circonstances, la protection et la sécurité physique des personnes qui exercent leur droit à manifester.

La manifestation annoncée fait suite à une série de mouvements de protestation sociale qui a agité le pays ces derniers mois et vient faire écho aux soulèvements populaires en faveur de la démocratie et des libertés dans la région.

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