Le gouvernement provisoire et la communauté internationale doivent mettre fin à l’impunité.

Conclusions préliminaires de la mission d’enquête de la FIDH

A la suite des événements qui ont secoué le Kirghizstan en avril et en juin 2010, la FIDH a mandaté une mission d’enquête internationale. Celle ci a conduit de nombreuses interviews à Bishkek et à Osh entre le 20 et le 28 juin 2010 et s’est entretenue avec des représentants d’ONGs, de partis politiques, du gouvernement provisoire et des autorités locales. Elle était composée de MM. Ales Bialiatski, Vice-Président de la FIDH et Président du Centre des droits de l’Homme « Viasna » (Belarus), Kirill Koroteev, juriste, conseiller au Centre des droits de l’Homme « Memorial » (Russie) et European Human Rights Advocacy Centre et Johan Bihr, chercheur spécialiste de l’Asie centrale (France).

La mission de la FIDH a constaté que le gouvernement provisoire est trop faible pour faire face à l’instabilité qui prévaut, particulièrement au sud du pays, où l’impunité règne et des crimes y sont toujours commis. La lutte contre l’impunité, qu’il s’agisse des événements d’avril ou de juin 2010, semble toujours insuffisante. Les membres de la mission se sont entretenus avec de nombreux membres de la minorité ouzbèke et ont observé de nombreuses situations témoignant de leur extrême vulnérabilité et de l’absence de protection et d’assistance. Quant à la pression exercée sur les défenseurs des droits de l’Homme et les journalistes indépendants, elle prend des proportions systématiques.

Les conclusions préliminaires complètes sont consultables ci-dessous :

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