Europe : stop à la politique de la honte !

24/04/2015
Communiqué
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La FIDH dénonce la réponse inadaptée apportée par le Conseil européen hier soir aux drames qui surviennent en Méditerranée.

Les États européens ont décidé de tripler le budget des opérations menées par Frontex, qui selon les déclarations de son propre directeur Fabrice Leggeri, n’a pas pour mandat de sauver des vies. Les mesures annoncées : renforcement de la coopération policière, destruction des bateaux des passeurs, mise en place de nouveaux programmes d’expulsion... vont encore et toujours dans le mauvais sens de la sécurisation des frontières au lieu de la protection des droits des personnes migrantes. Les mesures sécuritaires n’ont pas fonctionné dans le passé et ne fonctionneront pas davantage à l’avenir.

Contrairement aux préconisations unanimes des organisations de défense des droits des personnes migrantes, les États membres de l’UE n’ont adopté aucune mesure visant à mettre en place une opération européenne de recherche et de sauvetage d’envergure ou à ouvrir des voies de migration légales et sûres.

"Tant que des voies de migration d’accès à l’UE légales et sûres ne seront pas instaurées, ces personnes continueront de braver la mer en quête d’une protection et d’une vie meilleure, et les cadavres continueront à s’accumuler aux frontières européennes. Seule la reconnaissance de notre humanité commune permettra de mettre fin à ces drames", a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.

Lire la lettre ouverte de la FIDH adressée au Conseil européen le 23 avril.

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