Après l’ONU, l’OIT et le Département d’État demandent à présent au Bélarus d’abolir les travaux forcés.

21/07/2016
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(Paris, Minsk, 21 juillet 2016) Le Département d’État des États-Unis et l’Organisation Internationale du Travail (OIT) viennent à leur tour de condamner le Bélarus, s’associant à la FIDH dans l’appel à une réforme approfondie des politiques de l’État pour mettre fin à toutes les formes de travail forcé, notamment en abrogeant les lois et décrets présidentiels le permettant.

La FIDH et son organisation membre au Bélarus, Le Centre de Droits de l’Homme Viasna, mènent depuis longtemps une campagne active pour l’abolition du travail forcé. En 2013, ils ont présenté au Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU leur rapport d’enquête dont les conclusions réitèrent les recommandations de la FIDH pour l’abolition du travail forcé. En 2015, l’ONU a de plus condamné les violations des Droits de l’homme et le travail forcé en cours au Bélarus. Poursuivant leur plaidoyer, la FIDH et Viasna ont présenté leurs conclusions à l’OIT, qui les a reprises explicitement dans ses propres conclusions, soulignant les violations des Droits de l’homme et du travail imposées par le législation nationale à certaines catégories de personnes et de travailleurs, en l’occurrence les travailleurs de l’industrie de transformation du bois, les personnes se trouvant dans une situation socialement vulnérable, les personnes internées dans des « centres médicaux de travail » et les parents à qui les enfants ont été retirés. L’OIT, rappelant les recommandations du Rapporteur spécial de l’ONU pour le Bélarus, du Parlement européen et de la FIDH prie instamment le Bélarus de prendre toutes les mesures nécessaires pour abroger ou amender les lois qui mènent au travail forcé.

Regardez l’entrevue avec Valiantsin Stefanovic du Centre des Droits de l’homme « Viasna ».

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