Japon : première exécution capitale sous le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi

21/08/2026
Déclaration
en es fr
MAKOTO KONDO / YOMIURI / THE YOMIURI SHIMBUN VIA AFP

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et son organisation membre, le Center for Prisoners’ Rights (CPR), condamnent fermement la dernière exécution menée au Japon, la première depuis l’entrée en fonction de la Première ministre Sanae Takaichi, le 21 octobre 2025.

Paris, Tokyo, 21 août 2026. Sunao Takami, un homme âgé de 58 ans, a été exécuté aujourd’hui par pendaison au Centre de détention d’Osaka. Il avait été reconnu coupable d’avoir incendié une salle de pachinko à Osaka en 2009, tuant cinq personnes.

En 2011, un jury de six membres et une chambre de trois juges ont rejeté l’argument de la défense selon lequel Sunao Takami était atteint de troubles mentaux au moment du crime. Dans l’histoire récente du Japon, plusieurs personnes condamnées à mort ont été exécutées alors qu’elles étaient atteintes de troubles mentaux.

Il s’agit de la sixième exécution depuis 2020 et de la première depuis juin 2025. Il y a actuellement 100 personnes (dont six femmes) qui attendent dans les couloirs de la mort au Japon.

La FIDH et le CPR exhortent le gouvernement à prendre des mesures concrètes en faveur de l’abolition de la peine de mort, en mettant en œuvre les recommandations préconisées par les États et les mécanismes onusiens de défense des droits humains depuis de nombreuses années. Il s’agit notamment de l’instauration d’un moratoire officiel sur le recours à la peine de mort, de la ratification du Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la commutation de toutes les condamnations à mort en peines d’emprisonnement et de la mise en conformité des conditions de détention des personnes condamnées à mort avec les normes internationales.

La FIDH et le CPR appellent également le gouvernement japonais à s’abstenir lors du prochain vote de l’Assemblée générale des Nations unies sur la résolution biennale relative à un moratoire sur le recours à la peine de mort. Le Japon a toujours voté contre une telle résolution par le passé.

La FIDH, membre fondateur de la Coalition mondiale contre la peine de mort et membre de son Comité de direction, et le CPR, membre de la Coalition, s’opposent à l’application de la peine de mort, quel que soit le crime commis et en toutes circonstances.

Lire la suite