Iran : mettre fin aux dernières mesures de répression contre la société civile et la liberté d’expression

06/11/2025
Déclaration
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Marcin Czerniawski / Unsplash

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et son organisation membre League for the Defence of Human Rights in Iran (LDDHI) condamnent la détention arbitraire présumée de quatre membres de la société civile, dont deux femmes, et appellent à leur libération immédiate et sans condition.

Paris, 6 novembre 2025. Le 3 novembre 2025‎, les forces de l’ordre ont arrêté quatre chercheur·ses et leur ont confisqué leur matériel ‎électronique.‎ Il s’agit de Parviz Sedaghat, économiste, auteur et traducteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles, cofondateur et rédacteur en chef de la revue académique en ligne Critique of Political Economy (CPE) ; Shirin Karimi et Mahsa Assadollahnejad, autrices et traductrices d’articles sur le ‎féminisme et autres questions d’ordre social, dont certains ont été publiés par la revue ‎CPE ; et Mohammad Maljoo, économiste et cofondateur de la revue CPE, auteur et traducteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles.‎ Dans son dernier article partagé sur sa chaîne Telegram, il abordait les questions liées à la succession du dirigeant vieillissant Ali Khamenei.

Aucune information n’a été communiquée sur les raisons de leur incarcération, ni sur le lieu de leur détention.

En outre, d’autres personnes, dont le nombre n’a pas été précisé, ont été convoquées, interrogées puis libérées.‎ Parmi elles, figurent Rassul Ghanbari et Himan Rahimi, dont certains textes et traductions ont été publiés par la revue CPE.
Cette revue a été créée en septembre 2012 et a ‎régulièrement publié des articles d’auteur·es et de traducteur·ices, vivant en Iran ou à l’étranger, sur différents sujets dont le féminisme, la pauvreté, l’environnement, le marxisme et la démocratie sociale.

La FIDH et la LDDHI appellent les titulaires de mandats au titre des procédures spéciales des Nations unies, y compris la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme en Iran, et les membres de la mission d’établissement des faits des Nations unies dans le pays, à faire pression sur les autorités iraniennes afin qu’elles respectent le droit à la liberté d’expression et d’opinion de l’ensemble de la population en Iran et cessent les actes de répression continus envers la société civile.

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