Indonésie : le Comité des droits de l’Homme fait écho à la FIDH sur la situation des droits civils et politiques dans le pays

26/07/2013
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Les 10 et 11 juillet derniers, le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies a examiné le rapport initial de l’Indonésie sur la mise en œuvre du Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP).

Dans ses observations finales, adoptées les 23 et 24 juillet et rendues publiques hier, le Comité a formulé un certain nombre de recommandations faisant écho aux préoccupations de la FIDH et de son organisation membre en Indonésie, KontraS, eu égard en particulier à la peine de mort, aux exécutions extrajudiciaires, à la torture, à l’usage excessif de la force par les autorités, à l’accès à un avocat et à l’aide juridictionnelle, à la protection des minorités ethniques et religieuses, à la liberté d’expression et à l’applicabilité directe du Pacte en droit interne.

Le Comité a également appelé l’Indonésie à mettre un terme à l’impunité dont jouissent les responsables de violations passées des droits de l’Homme, mettant l’accent sur l’assassinat du défenseur des droits de l’Homme et fondateur de KontraS, Munir Said Thalib. Munir a été assassiné le 7 septembre 2004 à bord d’un vol de Garuda Airlines reliant Djakarta à Amsterdam. L’enquête officielle s’est soldée par la condamnation d’un ancien pilote de ligne de Garuda, mais les recherches menées par KontraS lui ont permis, ainsi qu’à la FIDH et à d’autres organisations de la société civile, de se forger la conviction que le prévenu n’était qu’un exécutant et que les commanditaires de l’assassinat de Munir étaient toujours en liberté. En soulevant la question du manque d’accès à la justice en ce qui concerne l’exécution extrajudiciaire de Munir, le Comité des droits de l’Homme fait écho à nos inquiétudes.

Télécharger le rapport soumis par la FIDH et KontraS au Comité des droits de l’Homme des Nations Unies (juillet 2013).

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