Aucune amélioration du respect des droits de l’Homme dans le cadre de la lutte antiterroriste

18/02/2013
Communiqué
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Paris-Dacca, 18 février 2013. La Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation membre au Bangladesh, Odhikar, restent préoccupées un an après l’adoption d’une révision de la loi contre le terrorisme (Anti-Terrorism Act) de 2009 permettant la condamnation à mort pour certains crimes. Si aucune peine de mort n’a été à ce jour décidée, le loi a continué d’être utilisée en 2012 pour commettre des violations des droits de l’Homme contre les opposants politiques, les journalistes et d’autres voix dissidentes.

“Le gouvernement doit abolir ou au moins réviser la loi contre le terrorisme et revoir de manière substantielle la législation en place afin d’assurer son adéquation aux standards internationaux des droits de l’Homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme”, a affirmé Adilur Rahman Khan, secrétaire d’Odhikar.

“Les autorités ont l’occasion de prouver leurs bonnes intentions en invitant au Bangladesh le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste”, a ajouté Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Par le passé, la FIDH et Odhikar ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations à l’égard du caractère vague voire abusif du principe d’activités terroristes tel que défini par la loi contre le terrorisme. Le suivi permanent d’Odhikar sur le terrain a depuis longtemps témoigné des possibilités d’abus et de violations du droit à un procès équitable au sein du système de justice au Bangladesh. En 2012, l’organisation a rapporté 24 cas de disparitions forcées, 70 assassinats et 72 cas de torture par les forces de sécurité nationales.

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