Conseil des droits de l’homme : déclaration orale sur la situation des droits humains en Afghanistan

12/09/2022
Déclaration
en es fr
Fabrice Coffrini / AFP

Le 12 septembre 2022, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et Armanshahr Foundation/OPEN ASIA ont fait une déclaration orale en vue de l’instauration d’un dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Afghanistan. Lire la déclaration orale ci-dessous.

Conseil des droits de l’homme des Nations unies – 51e session

Point 2 : Échanges interactifs avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Afghanistan

Le 12 septembre 2022,

Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur Spécial,

La FIDH et son organisation membre Armanshahr Foundation/OPEN ASIA ont accueilli favorablement le rapport du Rapporteur Spécial qui brosse un tableau sombre de la situation des droits humains en Afghanistan, notamment des droits des femmes, de la société civile, et des défenseur·es des droits humains. Le rapport souligne également que « des violations systématiques et massives des droits de l’homme se poursuivent, dues principalement aux actions des talibans ».

La situation dramatique des droits humains est aggravée par l’absence totale d’état de droit et le démantèlement par les talibans aussi bien des institutions publiques qu’indépendantes. Ceci perpétue l’impunité des auteurs de violations. L’Afghanistan ne peut plus se permettre d’être dirigé par des autorités « de facto » qui agissent avec le plus grand mépris à l’égard du cadre institutionnel du pays et de ses obligations internationales en matière de droits humains. Ce pays doit se doter d’urgence d’institutions démocratiques, capables de rendre des comptes aux niveaux exécutif, législatif, administratif et judiciaire.

La communauté internationale doit engager le dialogue avec les talibans sans plus attendre, si elle veut instaurer un calendrier précis en vue de la restauration du système démocratique et du respect du cadre constitutionnel existant. Sans ces réformes, les violations des droits humains se poursuivront en toute impunité.

Nous appelons donc le Conseil des droits de l’homme à reconduire le mandat du Rapporteur spécial et à mettre à œuvre un mécanisme efficace visant à enquêter sur toutes les violations des droits humains et à faire en sorte que les auteurs de ces violations rendent des comptes.
Monsieur le Rapporteur, pensez-vous que la création d’un mécanisme d’enquête indépendant mandaté par les Nations unies puisse contribuer aux efforts visant à mettre fin aux violations des droits humains et à établir la responsabilité des auteurs de ces violations afin qu’ils rendent des comptes ? D’après vous, quel pourrait être ce mécanisme ?

En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à notre demande.

Lire la suite
statement