Nouvelle exécution

16/09/2003
Communiqué
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Le 12 septembre, le Ministre de la Justice du Japon a ordonné la pendaison d’un condamné à mort dont l’identité n’a pas été révélée, comme le veut l’usage. Cette exécution est intervenue alors que les deux dernières exécutions au Japon remontaient à septembre 2002.

Cette exécution intervient à la veille du débat qui doit avoir lieu le 1er octobre au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe concernant la peine de mort dans les pays qui ont le statut d’observateur - soit les Etats-Unis et le Japon. Elle ignore les recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et assombrit toute perspective de progrès vers l’abolition de la peine capitale.

Dans un rapport publié en mai dernier, la FIDH avait constaté que les personnes condamnées à mort au Japon n’ont généralement pas bénéficié de procès équitables, en violation des instruments internationaux de protection des droits de l’Homme liant le Japon. La FIDH avait souligné que les conditions de détention dans les couloirs de la mort des prisons japonaises pourraient représenter une forme de torture et constituent pour le moins un traitement inhumain et dégradant. Quant aux conditions dans lesquelles sont menées les exécutions, la FIDH a dénoncé le secret maintenu autour des condamnés et de leur pendaison, qui contribue à renforcer leur caractère inhumain et dégradant.

Au regard de ce constat, la FIDH appelle une nouvelle fois le Japon à adopter un moratoire sur les exécutions de la peine capitale, avec pour objectif final de l’abolir.

La FIDH organisera une conférence de presse sur la peine de mort aux Etats-Unis et au Japon à Strasbourg, avant que débute le débat au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

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