Un avocat lauréat d’un prix international des droits de l’Homme empêché de quitter son pays pour venir recevoir son prix

17/10/2006
Communiqué

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la Torture (OMCT), et Amnesty International France, réitèrent leur vive préoccupation concernant la situation de M. Parvez Imroz, avocat indien, fondateur de l’Association des parents de personnes disparues (Association of Parents of Disappeared Persons - ABDP).

Le 2 juin 2006, M. Parvez Imroz a obtenu le Prix international pour les droits de l’Homme « Ludovic Trarieux » par les Instituts des droits de l’Homme des barreaux de Bordeaux, Bruxelles, Paris et l’Institut des droits de l’Homme du barreau européen. Ce prix est décerné chaque année à un avocat qui œuvre à la défense des droits de l’Homme, l’Etat de droit, la lutte contre toutes les formes de racisme et d’intolérance, etc.

M. Parvez Imroz a été invité à venir en France le 13 octobre 2006. afin de recevoir son prix Pour ce faire, il a déposé lors des derniers mois plusieurs demandes de renouvellement de son passeport auprès des autorités indiennes. De nombreuses organisations, nationales et internationales, barreaux ou avocats ont soutenu cette démarche en écrivant aux autorités indiennes pour permettre qu’il quitte le pays. Toutefois, à ce jour, les demandes de M. Imroz restent sans réponse.

Au regard de ces entraves à la liberté de mouvement de M. Imroz, sa femme et son neveu, M. Parvez Khurram, lui aussi défenseur des droits de l’Homme, le représenteront à la cérémonie pour recevoir le prix Ludovic Trarieux en son nom.

L’Observatoire et Amnesty International France demandent instamment aux autorités indiennes d’assurer en toutes circonstances que l’épouse de M. Parvez Imroz et M. Parvez Khurram puissent se rendre en France et rentrer en Inde librement, conformément à l’article 12 du Pacte International sur les droits civils et politiques, qui stipule que « toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien ».

Plus généralement, l’Observatoire et Amnesty International France appellent les autorités indiennes à mettre un terme à tout acte de harcèlement contre les défenseurs des droits de l’Homme, et à se conformer aux instruments régionaux et internationaux de protection des droits de l’Homme, en particulier la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998.

Pour de plus amples informations, merci de contacter
FIDH : Gael Grilhot : + 33 1 43 55 25 18
OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39
Amnesty International France : Service Presse : + 33 1 53 38 65 77

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