La FIDH espère que la sentence prononcée contre Alberto Fujimori sera maintenue jusqu’à la fin de sa peine

06/06/2017
Communiqué
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La FIDH ainsi que son organisation membre au Pérou, la Asociación Pro Derechos Humanos (APRODEH), ont exprimé leur désaccord face à une nouvelle tentative de la part de Keiko Fujimori de faire libérer son père, Alberto Fujimori. Ce dernier avait été condamné pour l’assassinat de 25 personnes (dont un enfant de 8 ans), blessures graves et séquestration de deux autres personnes. Ces faits ayant été reconnus comme des crimes contre l’humanité, les associations comptent sur la justice péruvienne pour continuer à mener à bien son travail en se basant sur le principe de légalité.

Le 19 mai de cette année, Keiko Fujimori, ex-candidate à la présidentielle et fille de l’ancien dictateur péruvien Alberto Fujimori (1990-2000), a présenté une demande d’habeas corpus en plaidant l’annulation des sentences et la libération de son père pour irrégularités au cours du procès. La première sentence en question, prononcée le 7 avril 2009 par la première chambre pénale spéciale de la Cour suprême, avait fait l’objet d’un appel par la défense de Fujimori, avant d’être confirmée à l’unanimité par la chambre pénale permanente de la Cour le 30 décembre de la même année.

La Cour interaméricaine des droits de l’homme s’était par ailleurs prononcée sur ce sujet il y a plusieurs années, jugeant l’État péruvien coupable de crimes contre l’humanité pour les faits commis dans le quartier de Barrios Altos et à l’université La Cantuta. La Cour péruvienne a par la suite confirmé cette qualification, conformément aux engagements internationaux du pays.

La FIDH et l’APRODEH saluent la décision du juge Arnaldo Sánchez qui a déclaré irrecevable la demande d’habeas corpus en première instance. Les associations comptent sur les juges péruviens pour agir en toute impartialité face à l’appel interjeté par Keiko Fujimori le 26 mai 2017 et pour baser leur décision sur le droit péruvien et les engagements internationaux auxquels est tenu le pays.

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