La violence croissante au Nicaragua exige une réponse ferme des États

Résolution d’urgence du Bureau International de la FIDH

Paris, le 23 juin 2018 - Les membres du Bureau International de la FIDH réunis à Paris condamnent fermement les graves violations des droits humains commises au Nicaragua depuis le 18 Avril 2018 par les forces de sécurité contre les populations civiles et les manifestants pacifiques. En ordonnant cette répression le gouvernement s’est délégitimé, et a entravé une solution démocratique à la crise.

Les assassinats, les arrestations et détentions arbitraires, la torture et la persécution ont lieu tous les jours depuis plus de deux mois et ont déjà fait 212 morts. D’un côté, le Président nicaraguayen Daniel Ortega accepte de dialoguer, mais de l’autre, il continue à réprimer la population. Les manifestations croissantes reflètent le mécontentement de la population qui exige un changement radical du système de gouvernement.

Le Bureau International de la FIDH appelle à la cessation immédiate de la répression et exhorte l’État nicaraguayen à garantir l’entrée des organisations et mécanismes de protection internationale dans le pays. De même, il appelle les membres de l’Organisation des États Américains à fermement condamner les graves violations des droits humains et à suivre de près les développements et le respect des accords passés dans le cadre du Dialogue National.

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