La FIDH et le CCAJAR se rendent en mission au Panama afin de demander l’extradition de l’ancienne directrice du DAS

03/02/2012
Communiqué
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La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et le Collectif des Avocats « José Alvear Restrepo » (CCAJAR) se rendront, du 25 au 28 janvier 2012, en mission conjointe au Panama afin de demander l’extradition de l’ancienne directrice du Département Administratif de Sécurité de Colombie (DAS), María del Pilar Hurtado.

Au cours de cette mission, la FIDH et le CCAJAR remettront aux autorités panaméennes des preuves montrant que María del Pilar Hurtado n’a été l’objet ni de menaces ni de persécution politique en Colombie, et demanderont la révocation de l’asile territorial qui lui a été accordé en novembre 2010.

Le 13 décembre 2011, le Ministère des affaires étrangères de Colombie, sur ordre de la Fiscalía General de la Nación, a formalisé auprès des autorités panaméennes la demande d’extradition de l’ancienne directrice du DAS, María del Pilar Hurtado. Accusée par la justice colombienne d’association de malfaiteurs et autres délits avoués par de hauts fonctionnaires du DAS qui étaient sous ses ordres, María del Pilar Hurtado ne pourra exercer de charges publiques durant les 18 prochaines années.

Déjà en novembre 2010, après que les autorités panaméennes aient octroyé l’asile politique à María del Pilar Hurtado, la FIDH a effectué une mission au Panama dans le but que l’asile accordé soit révoqué, et a rappelé le droit des victimes à la vérité, à la justice, à la réparation, et aux garanties de non-répétition pour des crimes qui ont porté une atteinte profonde à l’institutionnalité et à la démocratie colombienne.

A cette occasion, la FIDH demande instamment aux autorités panaméennes de révoquer cet asile octroyé de façon irrégulière et de satisfaire la demande d’extradition de María del Pilar Hurtado, afin que celle-ci réponde devant la Justice colombienne des activités illégales du DAS sous sa direction.

Par ailleurs, la FIDH exhorte les autorités panaméennes à veiller au bon déroulement de la mission ainsi qu’à la sécurité de ses membres et à respecter les obligations internationales du Panama, en évitant tout acte qui pourrait contribuer à l’impunité de l’une des principales responsables de délits aussi graves, et en permettant qu’elle assiste au jugement à son encontre devant la Cour Suprême de Justice de Colombie.

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