Non a l’augmentation des tarifs publics d’EDF aggravant la pauperisation de la population

25/07/2003
Rapport

Les Organisations soussignées, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et ses ligues affiliées en Argentine (CAJ) et en France (LDH) :

- Expriment leur plus vive réprobation suite au recours diligenté par l’entreprise publique française ELECTRICITE DE FRANCE (EDF) auprès du Centre International pour le règlement des différends relatifs aux investissements, instance de médiation dépendant de la Banque Mondiale, afin d’obtenir réparation du préjudice prétendument subi, suite au refus du gouvernement argentin d’augmenter les tarifs de la filiale argentine EDF.

- Rappellent que tout augmentation des tarifs d’électricité en Argentine aggravera nécessairement la situation de sinistre de la population confrontée à une crise économique et financière dramatique (cf. rapport de Mission d’Enquête Internationale FIDH juillet 2002, intitulé : « Argentine : un peuple sinistré, une politique criminelle, des responsabilité multiples »).

- Soulignent le caractère totalement illégitime et inéquitable de la réclamation formulée par l’entreprise EDF compte tenu des profits faramineux accumulés par EDF en Argentine au cours des années 1990-2000 et majoritairement rapatriés en France au profit principalement de l’Etat français, ayant contribué avec d’autres entreprises étrangères à la situation de crise actuelle de l’Argentine.

- Considèrent que l’obligation minimale de solidarité internationale impose à l’Etat français, actionnaire majoritaire d’EDF de ne pas exiger du gouvernement argentin une augmentation des tarifs d’électricité et invitent le Ministre français des finances, Monsieur Francis MER, en visite en Argentine les 25 et 26 juillet 2003 à négocier en ce sens avec le gouvernement argentin une solution respectant les droits minimums économiques et sociaux du peuple argentin.

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