L’arbitraire de l’Etat, la terreur des milices

10/06/1999
Rapport

Le Congo-Brazzaville est toujours aujourd’hui, et depuis
août 1998, le théâtre de violences politiques,
conséquences de la solution militaire pour laquelle ont
opté les protagonistes de la guerre civile de juin-octobre
1997.

Après leur défaite militaire et le départ en exil de leurs
leaders, en octobre 1997, les miliciens Ninjas et Cocoyes
se sont repliés avec armes et munitions, dans les forêts
du Pool pour les premiers et dans celles de la Bouenza,
du Niari et de la Lékoumou pour les seconds. Ils y sont
demeurés actifs et en alerte. Ils ont continué à se faire
remarquer par des actions de violence, ayant pour but,
semble-t-il, sinon de permettre à leurs leaders en exil de
reprendre les rênes de l’Etat par la force, du moins de
contrôler certaines parties stratégiques - d’un point de
vue économique - du territoire national par la
déstabilisation de l’activité du pays et le harcèlement
des autorités actuelles. C’est visiblement à cette fin que
ces rebelles commettent également des actes de
sabotage des infrastructures publiques, ainsi que des
attaques armées de localités sous le contrôle du
gouvernement.
Vainqueur de la guerre civile de juin-octobre 1997, le
Général Denis Sassou Nguesso, dans sa déclaration de
politique générale (25 octobre 1997) en tant que nouveau
Chef de l’Etat (non élu), a, en substance, solennellement
pris l’engagement de :
- relancer et renforcer d’urgence le processus
démocratique et l’Etat de droit ;
- garantir le respect et l’exercice des droits de l’Homme ;
- instaurer une force publique républicaine ;
- pacifier le pays et sécuriser les populations ;
- démanteler les milices privées par la récupération des
armes de guerre illégalement détenues par des civils.

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