Etat de droit, respect des droits de l’Homme, lutte contre l’impunité : les actes essentiels restent à poser.

Programme de coopération juridique et judiciaire

Les mutineries et tensions successives enregistrées ces
dernières années en RCA, ont hypothéqué l’Etat de droit et les
libertés fondamentales.
Les mutineries de 1996 et 1997, la détention illégale d’armes
de guerre, les pillages, braquages et autres violences ont
plongé le pays dans l’insécurité. Pour répondre à cette
situation de crise, les autorités nationales ont créé le
tristement célèbre Office centrafricain de répression du
banditisme (OCRB), qui multiplie les arrestations arbitraires
et exécute sommairement certains détenus (Cf. Rapport de la
FIDH du 9 février 2002, "Discours et réalité : un fossé
béant").
A la suite de la tentative du coup d’Etat du 27-28 mai 2001,
les mutins sont devenus la cible du gouvernement et les
Yakomas, ethnie de l’ex-Président Kolingba, ont été victimes
d’une véritable chasse aux sorcières (Cf. Communiqué de la
FIDH, "la chasse aux sorcières continue !").
Le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire, miné par
l’insuffisance de moyens financiers, la corruption et un
manque total d’indépendance, ne peut répondre aux attentes
de la population face aux violations manifestes des droits de
l’Homme.

L’impunité règne en maître.

Le séminaire a ainsi eu pour objectif d’approfondir les
connaissances et la capacité d’action et d’influence des
militants des droits de l’Homme en Centrafrique. Il a aussi
visé à renforcer la visibilité et la crédibilité des organisations
issues de la société civile par rapport à leurs interlocuteurs,
les autorités de la RCA.

Les représentants de la société civile peinent à faire entendre
leur voix. Assimilés par le pouvoir à des opposants politiques,
tout acte de dénonciation et de contestation des violations
des droits de l’Homme expose les membres d’ONG à des
représailles, menaces et intimidations.
Dans ce contexte, le séminaire suivait plusieurs objectifs :

Les thèmes de formation visaient à appronfondir les
connaissances et la capacité d’action des défenseurs des
droits de l’Homme sur les questions relatives à la protection
de l’Etat de droit et des libertés fondamentales.
Compte tenu du manque d’indépendance de la justice
centrafricaine et de l’impunité des auteurs de violations des
droits de l’Homme, le séminaire devait permettre l’étude des
mécanismes judiciaires et quasi-judiciaires régionaux et
internationaux pour satisfaire le droit des victimes à un
recours effectif.
Le séminaire visait en outre à renforcer la visibilité et la
crédibilité des organisations issues de la société civile par
rapport à leurs interlocuteurs, les autorités de la RCA. En
créant des espaces d’échange, de réflexion et
d’apprentissage entre défenseurs des droits de l’Homme et
représentants des pouvoirs publics, le séminaire devait
favorisé une meilleure connaissance entre les différents
acteurs locaux et encouragé au dialogue.

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