Crimes sexuels en RDC : Briser l’impunité

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) invite six acteurs congolais de la lutte contre l’impunité pour témoigner des violations massives et systématiques des droits humains qui continuent d’être commises en République Démocratique du Congo (RDC) : au cours des conflits qui ravagent ce pays depuis une quinzaine d’années, des millions de civils ont été assassinés et le viol est utilisé comme une arme de guerre. Pratiqué à grande échelle, il vise la destruction physique et psychologique des victimes. Le viol est ainsi banalisé, et perpétré également dans les zones de relative stabilité. Du fait de ces violences récurrentes, la RDC compte désormais plus de 1,2 millions de personnes déplacées, principalement aux deux Kivu.

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Violations des droits humains en RDC

Lors de son séjour de trois semaines en Europe, la délégation rencontrera, les plus hauts représentants des institutions régionales et internationales, oeuvrant pour le rétablissement de la justice et de la paix en RDC, afin de les inciter à prendre des mesures concrètes et efficaces contre l’impunité.

A Genève, du 16 au 21 mars, la délégation se rendra au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies pour y rencontrer, notamment, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en RDC.

A Bruxelles, du 21 au 30 mars, la délégation, rencontrera des députés européens, des représentants de la Commission européenne et du Conseil de l’Union européenne (UE) ainsi que les délégations des Etats membres de l’UE.

A La Haye, du 30 mars au 3 avril, la délégation rencontrera les représentants du Bureau du Procureur et du Greffe de la Cour pénale internationale, afin de discuter de la stratégie d’enquêtes et de poursuites en matière de crimes sexuels, ainsi que de la mise en oeuvre des droits et de la prise en compte des besoins particuliers des victimes de ces crimes.

A Paris, du 3 au 5 avril, la délégation rencontrera les autorités françaises, notamment, Mme Rama Yade, Secrétaire d’Etat au droits de l’Homme.

Les membres de la délégation :

- Grâce Cécile LULA HAMBA, coordinatrice de la Ligue des Femmes pour le Développement et l’Education à la Démocratie (LIFDED) La LIFDED, basée à Kinshasa, organise des campagnes de sensibilisation et des sessions de formation sur les droits des femmes, la résolution pacifique des conflits, la non-violence, la construction de la paix, les élections et la bonne gouvernance.

- Marie MOSSI MOTA, membre de l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO) et du Réseau Action Femme (RAF). Le RAF a vu le jour en 1994 et compte 54 organisations qui militent pour les droits des femmes. Le RAF s’est choisi comme cheval de bataille la lutte contre les violences faites à la femme. Depuis 1996, le RAF a rejoint les femmes du monde entier dans les 16 jours d’activisme qui vont du 25 novembre au 10 décembre de chaque année pour la promotion et la protection des droits des femmes.

- Julienne LUSENGE, coordinatrice de Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI), Nord Kivu/Ituri SOFEPADI travaille à Béni et en Ituri à la promotion et la défense des droits de la femme et de l’enfant. Elle plaide notamment pour la lutte contre l’impunité et la promotion de la justice dans le but de mettre un terme aux cycles de violences en RDC. Elle recherche notamment la justice pour les victimes de violences sexuelles perpétrées par les éléments de groupes rebelles et des soldats de l’armée nationale.

- Paul NSAPU, président de la Ligue des Électeurs (LE), secrétaire général de la FIDH Créée en 1990, la Ligue des Électeurs a pour objectif le soutien au développement démocratique, notamment par la défense des droits de l’Homme et la promotion de la culture électorale. La Ligue effectue des activités de formation de membres des associations de la société civile en qualité d’animateurs du mouvement démocratique ; des activités de sensibilisation populaire sur les droits de l’Homme et des missions internationales d’évaluation et d’observation électorale.

- Dismas KITENGE SENGA, président du Groupe Lotus, vice-président de la FIDH Le Groupe Lotus est basé à Kisangani. Il dénonce les violations des droits de l’Homme, alerte l’opinion publique, enquête sur les pratiques des autorités pour contraindre les gouvernants à respecter la règle de droit. Il soutient ceux et celles qui souffrent de discrimination et de l’oppression en raison de leur appartenance à un groupe social, national ou religieux ou de leur opinion politique. Il informe, enseigne et promeut les valeurs des droits de l’Homme et les principes démocratiques en RDC.

- Freddy KITOKO, avocat au Barreau de Lubumbashi, vice-président de l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO) Créée en 1991, l’ASADHO poursuit les objectifs ci-après : Défense, promotion et sauvegarde des droits et libertés individuelles et collectives ; respect de la primauté de la loi et l’indépendance de la Justice en vue de la consolidation de l’Etat de droit, base d’une société démocratique ; Contribuer à l’approfondissement de la sensibilisation aux droits de l’Homme.

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