Crise politique sur fond de violations des droits humains : Éviter que le contentieux électoral ne dégénère en guerre civile

La FIDH publie ce jour une note sur la situation en Côte d’Ivoire. La FIDH qui demeure extrêmement inquiète de la crise politique qui prévaut toujours en Côte d’Ivoire sur fond de violations graves des droits de l’Homme, fait un retour sur la crise ivoirienne et tire la sonnette d’alarme concernant les risques actuels d’une dégénérescence de la crise politique en conflit armé.

Eviter que le contentieux électoral ne dégénère en guerre civile

La contestation du résultat du deuxième tour de l’élection présidentielle qui s’est tenue le 28 novembre 2010 par le candidat Laurent Gbagbo a ouvert une crise politique et s’est accompagnée d’une vague de violence et de répression de la part des forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo dont le bilan se chiffrait au 25 janvier 2011 à au moins 260 morts principalement du côté des partisans d’Alassane Ouattara, des exécutions sommaires et extra-judiciaires, des centaines de blessés, des dizaines de cas de disparitions forcées, une centaine de cas répertoriés de tortures et de mauvais traitements et des centaines d’arrestations et de détentions arbitraires et des allégations de crimes sexuelles selon les ONG ivoiriennes indépendantes de défense des droits de l’Homme et le Haut-Commissariat des droits de l’Homme des Nations unies. Au moins 3 charniers auraient été localisés, notamment à N’Dotré (à la périphérie de la ville d’Abidjan, derrière la prison civile de la MACA), et dernièrement à Issia, près de Daloa (dans le centre-ouest du pays), sans pour autant que ces informations puissent être confirmées de sources indépendantes puisque les ONG indépendantes des droits de l’Homme et les Nations unies ont été empêchées d’accéder aux sites par les forces pro-Gbagbo.

La FIDH analyse les violations des droits de l’Homme recueillies sur le terrain et adresse des recommandations aux acteurs politiques ivoiriens, à la CEDEAO et à l’Union africiaine et plus largement à l’ensemble de la communauté internationale afin de contribuer à la résolution politique de la crise, au respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, tout en respectant le droit inaliénable des ivoiriens à choisir librement leurs dirigeants.

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