La Fédération internationale pour les droits humains

La FIDH (Fédération internationale pour les droits humains) est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle regroupe près de 200 organisations nationales de défense des droits humains à travers le monde. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Notre action

Pour la FIDH, la transformation des sociétés est d’abord du ressort des acteurs locaux. Ses activités visent à renforcer leur capacité d’action et leur influence. 
 
Elle agit aux niveaux régional, national et international en soutien de ses organisations membres et partenaires pour remédier aux situations de violations des droits humains et consolider les processus de démocratisation. Son action s’adresse aux États et aux autres détenteurs de pouvoir, comme les groupes d’opposition armés et les entreprises multinationales. 
 
Les principaux bénéficiaires sont les organisations nationales de défense des droits humains membres de la FIDH et, par leur intermédiaire, les victimes des violations des droits humains. La FIDH a également élargi son champ d’action à des organisations partenaires locales et développe des alliances avec d’autres acteurs de changement.

UN MANDAT : LA PROTECTION DE TOUS LES DROITS

La FIDH est une ONG internationale qui défend tous les droits humains : civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. 

UN ENGAGEMENT : LES 3 PILIERS DE SON ACTION

Les actions de la FIDH menées avec ses organisations membres et partenaires reposent sur trois orientations stratégiques : la défense de la liberté d’action des défenseurs des droits humains, la défense de l’universalité des droits et la lutte pour l’effectivité des droits.

UN PRINCIPE : RESPONSABILISER TOUS LES ACTEURS

L’action de la FIDH s’adresse aux États, premiers garants du respect des droits humains mais aussi aux acteurs non-étatiques comme les groupes d’opposition armés et les entreprises multinationales. Elle engage également la responsabilité pénale internationale des individus ayant commis des crimes internationaux.

UNE ÉTHIQUE : L’INDÉPENDANCE ET L’OBJECTIVITÉ

Reconnue d’utilité publique en France, où elle a son siège, la FIDH est une organisation non partisane, non confessionnelle, apolitique et à but non lucratif. Son indépendance, son expertise et son objectivité sont les gages de sa crédibilité. Elle agit en toute transparence 

UNE INTERACTION : PRÉSENCE LOCALE ET ACTION MONDIALE

Mouvement fédéraliste, la FIDH agit en interaction avec ses organisations membres. Ce lien unique se traduit par des actions menées conjointement par la FIDH et ses organisations membres aux niveaux national, régional et international pour remédier aux situations de violations des droits humains et consolider les processus de démocratisation. La FIDH réunit ainsi l’expérience et la connaissance du terrain avec la maîtrise du droit international, des mécanismes de protection et des instances intergouvernementales. Ce principe confère à la FIDH une représentativité et une légitimité fortes.

UN SYSTÈME DE GOUVERNANCE : L’UNIVERSALITÉ ET SA TRANSPARENCE

L’organisation et le fonctionnement de la FIDH, qui impliquent ses organisations membres au coeur du processus de décision, reflètent ces principes de gouvernance.

UNE EXPERTISE ÉPROUVÉE

La FIDH utilise une large gamme de moyens d’intervention qui ont fait leurs preuves : réactions urgentes publiques ou confidentielles ; missions internationales d’enquête, d’observation judiciaire et de défense ; dialogue politique, plaidoyer, contentieux, campagnes de sensibilisation. Elle s’appuie sur un réseau de chargés de mission internationaux bénévoles et favorise l’échange d’expériences entre les défenseurs du monde entier pour renforcer la mutualisation des compétences. Elle évalue en permanence ses activités pour gagner en efficacité et adapter ses objectifs à court, moyen ou long terme.

Notre histoire

LES GRANDS COMBATS DE LA FIDH DEPUIS 1922

  • 1922 - 1948

    1922, une vingtaine de ligues nationales, dont les ligues française et allemande, créent la FIDH. Elle est alors la première organisation internationale de défense des droits humains. Son mot d’ordre : « La paix par les droits humains ».

    1927, la FIDH lance un appel à la communauté internationale pour l’adoption d’une « Déclaration mondiale des droits de l’Homme », puis la création d’une Cour criminelle internationale permanente. Elle est la première organisation généraliste à s’engager pour la défense des droits économiques et sociaux. La FIDH s’engage dans la lutte contre le nazisme. Son Président, Victor Basch, est assassiné par la milice à Lyon. Deux des plus éminents dirigeants de la FIDH, René Cassin et Joseph-Paul Boncour, participent à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

  • 1949 - 1988

    Dispersée ou clandestine pendant la Seconde Guerre mondiale, la FIDH est reconstituée après-guerre et développe ses actions de protection des droits humains. Elle lance les premières missions d’enquête et d’observation judiciaire. Ses chargé·es de mission recueillent les témoignages des victimes qui viennent compléter ses prises de position.

    Les modalités d’action de la FIDH s’élargissent, en particulier au sein des Nations unies. À la diversification de ses missions d’enquête s’ajoute un activisme accru au sein des instances internationales.

  • 1989 - 2010

    La chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide marquent le développement spectaculaire des ONG nationales de défense des droits humains à travers le monde. La FIDH accompagne cette évolution par des programmes de coopération juridique dans des contextes de transition politique : en Europe de l’Est, en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Amérique latine... La FIDH passe, alors, de 66 à plus de 100 organisations membres. Elle compte parmi les ONG les plus représentatives de la société civile internationale et est reconnue comme un acteur incontournable de la lutte pour les droits humains dans le monde. En 1990, elle réunit pour la première fois, à Prague, l’ensemble de ses affiliés et partenaires d’Europe de l’Est, enfin libérés de leur dictature.

En 1997, elle tient pour la première fois dans un pays du Sud, à Dakar, son Congrès mondial, qui confirme l’urgence de contrer une mondialisation économique porteuse de violations flagrantes des droits humains. Cette année, la FIDH crée, avec l’OMCT, l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, confirmant ainsi la protection des défenseur·es et des ONG indépendantes comme une priorité d’action. Cette protection doit contribuer à renforcer la capacité des acteurs locaux à contribuer au changement de leurs sociétés en faveur du respect des normes universelles.

En 1998 et en 2000, un instrument et un mécanisme de protection sur les défenseur·es sont respectivement créés au niveau des Nations Unies. La FIDH n’aura de cesse de se battre pour leur effectivité et la création de tels mécanismes au sein des autres organisations internationales et régionales.

En 2001, la FIDH tient son Congrès mondial au Maroc. L’impératif de responsabilité des auteurs de violations des droits humains, qu’ils soient États, entreprises, institutions ou individus, est au cœur de la mobilisation du mouvement.
 
En 2002, l’entrée en vigueur du statut de la Cour pénale internationale concrétise l’un des plus anciens combats de la FIDH.
 
En 2003, l’attribution du prix Nobel de la paix à Shirin Ébadi, avocate iranienne et partenaire de longue date de la FIDH, met en lumière l’engagement quotidien des défenseur·es des droits humains aux côtés des victimes dans les situations les plus à risques.
 
En 2004, une plainte pour torture et mauvais traitements à Guantanamo et à Abu Ghraib est déposée en Allemagne, avec le CCR, nouvelle affiliée à la FIDH aux États-Unis, contre l’ancien secrétaire d’État à la Défense américain, Donald Rumsfeld ; cette procédure durera quatre ans, c’est l’une des actions phares de la FIDH dans le domaine du respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme.

En 2006, la FIDH prend position publiquement pour s’élever contre l’exécution de l’ex-dictateur de l’Irak, Saddam Hussein, et déplore le fait qu’une occasion historique, qui aurait permis de juger les crimes de Saddam Hussein selon les principes d’un procès équitable ait débouché sur une parodie de justice.

En 2007, une plainte pour torture et maltraitances à Guantanamo et Abu Ghraib a été introduite contre l’ex-secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, dans l’intention de lutter contre l’impunité à haut niveau. Cette même année, Souhayr Belhassen, une journaliste tunisienne et défenseure des droits humains est devenue la première femme (qui plus est, une femme arabe et musulmane) à être élue à la présidence de la FIDH. Afin de répondre à une nouvelle dégradation de la situation des droits humains dans le monde (extrême pauvreté, résurgence des conflits,... ), à la diversification des méthodes répressives utilisées par un nombre d’acteurs là aussi de plus en plus diversifiés, la FIDH a élargi son secrétariat international afin de mieux répondre aux besoins de ses organisations sur le terrain et de les soutenir dans l’utilisation d’instruments et de recours de protection de plus en plus techniques et nombreux. Le secrétariat a ouvert des bureaux tout au long de cette décennie à Bruxelles, Genève, La Haye, New York, Le Caire, Nairobi et Bangkok.

L’année 2008 constitue un tournant sur la question de la peine de mort : l’ONU adopte un moratoire universel sur la peine de mort ; le Kirghizistan, l’Ouzbékistan abolissent la peine de mort. Ils seront suivis par le Togo en 2009, résultat d’une mobilisation continue de la FIDH et de sa ligue membre. En 2008, le combat pour la justice internationale que mène la FIDH depuis des années a été marqué par des développements sans précédent : la FIDH avec ses ligues ont obtenu, en effet, de grandes victoires comme l’ouverture de la première affaire de la CPI sur la République centrafricaine ; la prise en compte par le Procureur de la CPI de nouvelles charges, notamment concernant des crimes spécifiques, contre certains accusés congolais ; la mise en conformité du droit sénégalais avec le Statut de Rome et les conventions internationales de protection des droits humains ; la condamnation d’un vice-consul tunisien pour actes de torture. Mais les défis de l’universalité de la justice et le besoin de protection des personnes affirmant leurs droits devant les tribunaux nationaux et internationaux demeurent. La condamnation d’Alberto Fujimori et le mandat d’arrêt émis par la CPI contre le président du Soudan en 2009 constituent aussi des victoires essentielles. 2008 verra aussi l’adoption du protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels (DESC). Les victimes de violations des droits ont, enfin, une possibilité de recours individuel au niveau international. Cette avancée couronne des années de mobilisation de la FIDH en faveur d’une pleine et juste reconnaissance des droits économiques, sociaux et culturels pour tous·tes. Ce développement s’inscrit également dans un contexte où la mondialisation économique est de plus en plus remise en cause et où la responsabilité des acteurs non-étatiques, notamment les entreprises multinationales, se retrouve au cœur des débats. La FIDH plaide pour que les droits humains soient intégrés dans les relations économiques et que tous les acteurs (États, entreprises, institutions financières) puissent répondre de leurs actes.

En 2008-2009, le combat de la FIDH pour les droits des femmes porte aussi ses fruits : adoption par l’Union européenne des lignes directrices sur les droits des femmes, la ratification par la République démocratique du Congo (DRC) en février et par le Cameroun en mai du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif au droit de la femme en Afrique ; l’adoption au Burkina Faso en avril d’une loi sur les quotas qui exige un minimum de 30% de femmes sur les listes électorales municipales et législatives et l’adoption en Ouganda en décembre d’une loi prohibant les mutilations génitales féminines.

Le 4 mars 2009, la Cour pénale internationale (CPI) a lancé un mandat d’arrêt contre le président du Soudan, Omar el-Béchir. Cette décision représente une étape cruciale pour le développement de la justice internationale. C’est la première fois, depuis sa création en 2002, que la CPI délivre un mandat d’arrêt contre un président en exercice. La FIDH a été particulièrement impliquée dans cette décision : grâce à ses missions d’enquête et à ses interventions auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies pour qu’il porte l’affaire devant la CPI, elle a obtenu l’ouverture d’une enquête et la délivrance de mandats d’arrêt contre les plus importants membres du gouvernement soudanais – y compris le président Béchir.
 
Mars 2010, la FIDH tient son Congrès mondial en Arménie sur « La justice : le droit à un recours effectif ». Ce congrès consacre l’universalisation de la FIDH. Des représentant·es originaires de tous les continents sont membres des organes dirigeants de la FIDH, 19 nationalités y sont ainsi représentées. Ceux-ci sont des femmes pour plus de 40%, et désormais la FIDH compte 178 organisations membres à travers le monde.

  • 2011- 2015

    Durant les Printemps arabes, la FIDH met tout en œuvre pour défendre les droits des populations dans les pays concernés. En Libye, par exemple, elle se charge de placer le thème des droits humains au cœur des réformes du régime transitoire.
     
    En 2011, la FIDH fait libérer des prisonnier·es politiques en Birmanie, et participe à une ouverture partielle du régime.
     
    En 2012, la FIDH fête ses 90 ans. Elle effectue cette année-là 60 missions d’enquête, observations judiciaires et plaidoyers. Elle se félicite de remporter de plus en plus de victoires à travers le monde.

Nos organisations membres

La FIDH fédère 196 ONG nationales de défense des droits humains, dans 116 pays, sur les 5 continents.

ÊTRE MEMBRE DE LA FIDH C’EST :

1/ Partager les valeurs consacrées dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, une éthique fondée sur l’indépendance et des méthodologies rigoureuses d’établissement des faits ; c’est être non partisan et non confessionnel.

2/ S’unir pour être plus forts, nouer des alliances pour générer des changements aux niveaux local, régional et international.

3/ Briser l’isolement et ainsi protéger les défenseur·es.

4/ Échanger expériences, bonnes pratiques et expertise entre organisations membres.

Alexis Deswaef élu président de la FIDH

Bogota, le 31 octobre 2025. C’est à Bogota, à l’occasion du Congrès de la FIDH, qui se tient tous les trois ans dans une ville différente, qu’Alexis Deswaef a été élu à la présidence de la FIDH, le réseau mondial de près de 200 organisations de défenses des droits humains issues de plus de 115 pays. Me Deswaef est un avocat spécialiste du droit international, qui a consacré sa vie et sa carrière à la défense des droits humains.

Infatigable militant, ancien président de la Ligue des droits humains belge puis vice-président de la FIDH pendant six ans, il est connu pour s’être engagé sur différents théâtres, aussi bien en Europe, avec une défense acharnée des droits des personnes migrantes, qu’en République démocratique du Congo (RDC), au Moyen-Orient, en Irak, en Palestine et en Israël, ainsi qu’en Égypte. Alexis Deswaef est également avocat à la Cour pénale internationale (CPI).

Une FIDH de combat

« Je remercie avant tout les organisations qui m’ont accordé leur confiance. J’ai conscience que beaucoup d’entre elles souffrent du contexte international et de la réduction des budgets de l’aide au développement », a déclaré Alexis Deswaef, président de la FIDH. « Tout en nous inscrivant dans la lignée de ma prédécesseure Alice Mogwe, dont je salue le travail, nous allons, toutes et tous ensemble, faire de la FIDH une organisation de combat au service des droits humains, partout dans le monde. Victimes, défenseur·es des droits et organisations de la société civile seront au cœur de notre lutte. »

« Avec Alexis à la tête de la FIDH, l’organisation est entre de bonnes mains », a déclaré Alice Mogwe, désormais présidente d’honneur de la FIDH. « Son énergie, sa fougue, mais aussi ses talents de persuasion et de réflexion vont nous permettre non seulement de résister aux tempêtes auxquelles nous faisons face, mais aussi de grandir encore, toujours au service des plus fragiles, qui doivent être protégé·es. Il sait qu’il peut compter sur mon soutien indéfectible. »

Un Bureau international renouvelé

Pour l’accompagner dans son mandat de trois ans, Alexis Deswaef va travailler avec l’instance dirigeante élue de la FIDH, son Bureau international, qui a été renouvelé à l’occasion de cette élection. Les membres de ce Bureau sont issu⋅es des organisations membres de la FIDH et élu·es par celles-ci. Il est désormais composé de :

15 vice-président·es
José Aylwin, Chili
Diana Alzeer, Palestine
Sophie Giroud, France
Anna Henga, Tanzanie
Daniel Holder, Irlande du Nord
Jean-Claude Katende, République démocratique du Congo
Kayan Leung, Afrique du Sud
Taygeti Michalakea, Grèce
Ucha Nanuashvili, Géorgie
Joaquin Nieto Sainz, Espagne
Teppei Ono, Japon
Diana Palencia, Mexique
Aziz Rhali, Maroc
Aina Shormanbayeva, Kazakhstan
Musiiwa Takesure, Zimbabwe

Quatre secrétaires généraux·les
Soraya Gutierrez Argüello, Colombie
Shahindha Ismail, Maldives
Aissa Rahmoune, Algérie
Drissa Traore, Côte d’Ivoire

Un trésorier
Benoît Courtieu, France

42ᵉ congrès : nouvelles résolutions adoptées par la Fédération internationale pour les droits humains

Les résolutions actualisent les priorités et les combats essentiels de la fédération et définissent l’orientation du Bureau international de la FIDH pour les trois prochaines années.

1) La FIDH s’engage en faveur d’une approche décoloniale pour la défense des droits humains

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) reconnaît que depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) le 10 décembre 1948, des progrès significatifs ont été accomplis dans la promotion de l’universalité des droits humains à l’échelle mondiale. Cependant, l’ordre mondial des droits humains continue d’être assombri par l’héritage colonial et par des formes persistantes de colonialisme, telles que le colonialisme raciste, religieux, impérialiste et de peuplement à plusieurs niveaux qui affectent les peuples de Palestine. Reconnaître et affronter les héritages des structures coloniales passées et présentes est une nécessité pour la pleine réalisation de notre humanité commune.
Lire la résolution complète ici (en français).

2) La FIDH appelle à un changement systémique face à la crise planétaire

La FIDH appelle instamment à une transition juste, impliquant des trajectoires multisectorielles ajustées aux contextes, englobant l’ensemble de la société et guidée par l’ambition de se détourner d’un système
économique inique. Ce nouveau paradigme implique la progression vers un espace respectueux de l’environnement, qui ne franchisse pas les frontières planétaires et qui concentre toutes ses ressources à la réalisation des droits humains et de la dignité humaine.
Lire la résolution complète

ici (en français)

.

7) La situation des droits humains au Vietnam

La FIDH dénonce la répression systématique de toute voix dissidente au Vietnam, avec ses suites quasi ininterrompues de harcèlements, arrestations et condamnations arbitraires à des peines parfois très lourdes contre les défenseur·ses des droits humains, blogueur·ses, journalistes et autres activistes, de dispersions brutales des manifestations, de censure d’internet, etc.
Lire la résolution complète ici (en français)

8) Le cas du défenseur de l’environnement tibétain Anya Sengdra

La FIDH exige la libération immédiate et inconditionnelle d’Anya Sengdra, défenseur environnemental au Tibet. Connu pour ses actions pacifiques contre la corruption locale, les activités minières illégales et le braconnage d’espèces menacées, il est détenu depuis 2018.
Lire la résolution complète ici (en français).

9) La situation des droits humains au Sahel

La FIDH déplore la dégradation continue du respect des droits humains au Sahel et réitère l’importance de la protection des libertés fondamentales et du droit international humanitaire pour la restauration d’un État de droit et d’une paix durable dans la région.
Lire la résolution complète ici (en français).

10) L’impunité systémique et le rétrécissement de l’espace civique en République kirghize

La FIDH est rofondément préoccupée par la dégration accélérée des droits humains et des libertés civiques au Kirghizistan, autrefois considéré comme une démocratie émergente en Asie centrale, qui est aujourd’hui confronté à un recul alarmant des droits fondamentaux et à un rétrécissement de l’espace civique.
Lire la résolution complète ici (en français).

11) L’aggravation de la crise des droits humains en Géorgie

La FIDH est profondément préoccupée par l’aggravation de la crise des droits humains en Géorgie à la suite des élections législatives frauduleuses d’octobre 2024 et de la suspension consécutive des négociations d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne. Condamnant le recours systématique à une force excessive contre les participant·es aux manifestations pacifiques de masse, y compris les actes susceptibles de constituer des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
Lire la résolution complète ici (en français).

12) La sauvegarde de l’espace civique et politique et la poursuite de processus démocratiques en Afrique subsaharienne

La FIDH et ses organisations membres en Afrique souhaitent attirer l’attention de la sur la
dégradation continue de la situation de l’espace civique et des processus démocratiques en Afrique subsaharienne. La FIDH réaffirme l’importance essentielle d’élections libres, transparentes, inclusives et régulières pour consolider la démocratie et favoriser un développement durable.
Lire la résolution complète ici (en français).

13) La lutte contre l’impunité pour les violations graves des droits humains et les crimes internationaux

La FIDH rappelle l’importance continue de la lutte contre l’impunité pour les violations graves des droits humains, dont les crimes relevant du droit international, et réaffirme, comme indiqué dans le Préambule du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, que « les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis ».
Lire la résolution complète ici (en français).

14) Justice pour le peuple palestinien : agissons pour mettre fin à l’impunité !

La FIDH et ses organisations membres affirment – alors que les Palestinien·nes sont collectivement pris·es pour cible en raison même de la nature de leur identité – que le moment est venu pour la communauté internationale de réagir en réclamant d’une seule voix la protection, la justice et l’établissement des responsabilités. Le droit international ne doit pas rester lettre morte, il doit être appliqué.
Lire la résolution complète ici (en français).

15) Une solution démocratique et pacifique à la question kurde en Turquie

La FIDH enjoint le gouvernement turc, entres autres mesures, d’adopter une nouvelle Constitution reconnaissant formellement l’identité kurde et garantissant les droits civiques, culturels, économiques, politiques et sociaux du peuple kurde.
Lire la résolution complète ici (en français).

16)La situation des droits humains en République démocratique du Congo

La FIDH souligne qu’il ne peut y avoir de paix durable sans justice, et l’importance de traiter l’impunité des violations graves des droits humains par l’ouverture d’enquêtes et de poursuites judiciaires quand il y a lieu, au niveau national, régional et international, y compris par un mécanisme mixte dédié à la situation en RDC (cour pénale
spéciale ou chambres mixtes) d’une manière coordonnée et complémentaire.
Lire la résolution complète ici (en français).

17) La réduction de l’espace dévolu à la société civile et aux défenseur·es des droits humains en Europe

La FIDH condamne le rétrécissement de l’espace civique en Europe et d’appeler tous les gouvernements européens et les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains à respecter, à protéger et réaliser les droits humains et les libertés fondamentales, à défendre les normes démocratiques et l’état de droit, à reconnaître le rôle essentiel de la société civile qui en est garante, et à s’abstenir d’adopter des lois et des politiques qui restreindraient davantage l’espace civique, conformément à leurs obligations en vertu de la législation internationale et européenne des droits humains.
Lire la résolution complète ici (en français).

18) La paix, la sécurité et les droits humains - Crise touchant la région Europe orientale et Asie centrale au vu de plusieurs graves violations des principes d’Helsinki

Exige que la Russie mette fin à sa guerre d’agression et à l’occupation de tous les territoires ukrainiens, dans des conditions garantissant la responsabilité pour les crimes internationaux, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ainsi qu’une paix juste et durable, notamment en accordant la priorité aux personnes dans toutes les
négociations de paix, en assurant la libération immédiate et le retour de tous les civil·es ukrainien·nes et activistes anti-guerre russes détenu·es illégalement, le retour de tous les enfants ukrainiens transférés illégalement hors d’Ukraine, ainsi que la fin immédiate de la rééducation, de l’endoctrinement et de la militarisation des enfants ukrainiens, tout en rétablissant leur citoyenneté et de leur identité ukrainiennes, la libération et le rapatriement de tous les prisonniers de guerre détenus par toutes les parties au conflit armé, et la justice et la réparation intégrale pour toutes les victimes de l’agression russe et d’autres crimes internationaux en Ukraine.
Lire la résolution complète ici (en français).

19) Le Jammu & Cachemire

La FIDH exige la pleine mise en œuvre du droit international au Jammu & Cachemire, notamment par la cessation immédiate de l’occupation du territoire, la fin de la colonisation dans le CAI, l’arrêt des violations des droits humains commises dans la région, ainsi que l’instauration d’un processus transparent de responsabilisation et de réparations complètes pour les viola-tions commises, tout en garantissant la défense des droits du
peuple du Jammu & Cachemire et en créant les conditions nécessaires à l’exercice effectif de son droit à l’autodétermination.
Lire la résolution complète ici (en français).

20) La crise des droits humains au Nicaragua

La FIDH condamne la répression brutale et la violation de l’état de droit et des droits humains de la population au Nicaragua et en exil par le régime Ortega-Murillo. L’État nicaraguayen doit mettre fin à la persécution des opposant·es et des défenseur·es des droits
humains à l’intérieur et à l’extérieur du pays, qu’il apporte la preuve que les 14 personnes disparues sont en vie, et qu’il libère les 53 prisonnier·ières politiques, y compris celles et ceux qui sont assigné·es à résidence.
Lire la résolution complète ici (en français).

21) Les membres de la FIDH se joignent à la campagne internationale pour les droits humains : People First !

Compte tenu de l’ampleur et de la gravité des violations des droits des victimes de l’agression russe, et de l’importance de la libération immédiate de toutes les personnes détenues illégalement en raison de la guerre, la FIDH appelle les membres de la FIDH à se joindre à la campagne PEOPLE FIRST !.
Lire la résolution complète ici (en français).

22) Demande au Gouvernement du Québec (Canada) de cesser de déroger aux droits et libertés et de prendre immédiatement des mesures pour assurer un encadrement rigoureux de l’utilisation de la clause dérogatoire

La Charte québécoise contient à l’article 52 une disposition de dérogation qui permet au
législateur de contrevenir à une série d’articles (notamment liberté de conscience, de religion et d’association, droit de manifester, droit à la vie, droit à l’égalité, etc.) dont l’existence même est une incongruité qui affaiblit considérablement la protection des droits et libertés au Québec. La FIDH au Gouvernement du Québec, qui a fait usage à plusieurs reprises de cette clause dérogatoire depuis 2019, de mettre en place et de respecter des modalités d’encadrement.
Lire la résolution complète ici (en français).

23) Les violations graves et systématiques des droits humains en République islamique d’Iran

La FIDH exprime son ferme soutien à l’ensemble des défenseur·es des droits humains iranien·nes, aux autres militant·es des droits humains, aux victimes de violations des droits humains, aux prisonnier·ières politiques et aux prisonnier·ières d’opinion. Tous·tes les prisonnier·ières politiques et d’opinion sans exception doivent être libérés immédiatement et inconditionnellement.
Lire la résolution complète ici (en français).

24) L’application des arrêts de la CJUE concernant le territoire non autonome du Sahara occidental

Les accords relatifs à l’extraction des ressources et au développement économique dans le territoire occupé sont une source économique vitale qui permet au royaume du Maroc de maintenir son occupation au Sahara occidental. Mais en même temps, cette occupation prive le peuple Sahraoui de son droit fondamental à l’autodétermination et au retour après des décennies d’exil.
Lire la résolution complète ici (en français).

25) La situation au Soudan

La FIDH réaffirme qu’une paix durable au Soudan ne sera possible que si justice est rendue. Le droit des victimes à la vérité, à l’obligation de rendre des comptes pour les coupables et à la réparation doit figurer au cœur de toute solution. La communauté internationale, les acteur·rices régionaux·les et les autorités soudanaises doivent agir de toute urgence pour mettre un terme à l’impunité, affronter l’histoire des atrocités de masse, et garantir la justice pour l’ensemble des survivant·es de ce conflit dévastateur.
Lire la résolution complète ici (en français).

26) La notion de « pays d’origine ou de transit sûr » dans les questions migratoires

La FIDH condamne l’usage abusif et politisé de la notion de « pays d’origine ou de transit sûr », qui contribue à saper le droit d’asile, criminaliser la migration et vider de sa substance la protection internationale.
Lire la résolution complète ici (en français).