Les résolutions actualisent les priorités et les combats essentiels de la fédération et définissent l’orientation du Bureau international de la FIDH pour les trois prochaines années.
1) La FIDH s’engage en faveur d’une approche décoloniale pour la défense des droits humains
La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) reconnaît que depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) le 10 décembre 1948, des progrès significatifs ont été accomplis dans la promotion de l’universalité des droits humains à l’échelle mondiale. Cependant, l’ordre mondial des droits humains continue d’être assombri par l’héritage colonial et par des formes persistantes de colonialisme, telles que le colonialisme raciste, religieux, impérialiste et de peuplement à plusieurs niveaux qui affectent les peuples de Palestine. Reconnaître et affronter les héritages des structures coloniales passées et présentes est une nécessité pour la pleine réalisation de notre humanité commune.
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2) La FIDH appelle à un changement systémique face à la crise planétaire
La FIDH appelle instamment à une transition juste, impliquant des trajectoires multisectorielles ajustées aux contextes, englobant l’ensemble de la société et guidée par l’ambition de se détourner d’un système
économique inique. Ce nouveau paradigme implique la progression vers un espace respectueux de l’environnement, qui ne franchisse pas les frontières planétaires et qui concentre toutes ses ressources à la réalisation des droits humains et de la dignité humaine.
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7) La situation des droits humains au Vietnam
La FIDH dénonce la répression systématique de toute voix dissidente au Vietnam, avec ses suites quasi ininterrompues de harcèlements, arrestations et condamnations arbitraires à des peines parfois très lourdes contre les défenseur·ses des droits humains, blogueur·ses, journalistes et autres activistes, de dispersions brutales des manifestations, de censure d’internet, etc.
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8) Le cas du défenseur de l’environnement tibétain Anya Sengdra
La FIDH exige la libération immédiate et inconditionnelle d’Anya Sengdra, défenseur environnemental au Tibet. Connu pour ses actions pacifiques contre la corruption locale, les activités minières illégales et le braconnage d’espèces menacées, il est détenu depuis 2018.
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9) La situation des droits humains au Sahel
La FIDH déplore la dégradation continue du respect des droits humains au Sahel et réitère l’importance de la protection des libertés fondamentales et du droit international humanitaire pour la restauration d’un État de droit et d’une paix durable dans la région.
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10) L’impunité systémique et le rétrécissement de l’espace civique en République kirghize
La FIDH est rofondément préoccupée par la dégration accélérée des droits humains et des libertés civiques au Kirghizistan, autrefois considéré comme une démocratie émergente en Asie centrale, qui est aujourd’hui confronté à un recul alarmant des droits fondamentaux et à un rétrécissement de l’espace civique.
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11) L’aggravation de la crise des droits humains en Géorgie
La FIDH est profondément préoccupée par l’aggravation de la crise des droits humains en Géorgie à la suite des élections législatives frauduleuses d’octobre 2024 et de la suspension consécutive des négociations d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne. Condamnant le recours systématique à une force excessive contre les participant·es aux manifestations pacifiques de masse, y compris les actes susceptibles de constituer des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
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12) La sauvegarde de l’espace civique et politique et la poursuite de processus démocratiques en Afrique subsaharienne
La FIDH et ses organisations membres en Afrique souhaitent attirer l’attention de la sur la
dégradation continue de la situation de l’espace civique et des processus démocratiques en Afrique subsaharienne. La FIDH réaffirme l’importance essentielle d’élections libres, transparentes, inclusives et régulières pour consolider la démocratie et favoriser un développement durable.
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13) La lutte contre l’impunité pour les violations graves des droits humains et les crimes internationaux
La FIDH rappelle l’importance continue de la lutte contre l’impunité pour les violations graves des droits humains, dont les crimes relevant du droit international, et réaffirme, comme indiqué dans le Préambule du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, que « les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis ».
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14) Justice pour le peuple palestinien : agissons pour mettre fin à l’impunité !
La FIDH et ses organisations membres affirment – alors que les Palestinien·nes sont collectivement pris·es pour cible en raison même de la nature de leur identité – que le moment est venu pour la communauté internationale de réagir en réclamant d’une seule voix la protection, la justice et l’établissement des responsabilités. Le droit international ne doit pas rester lettre morte, il doit être appliqué.
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15) Une solution démocratique et pacifique à la question kurde en Turquie
La FIDH enjoint le gouvernement turc, entres autres mesures, d’adopter une nouvelle Constitution reconnaissant formellement l’identité kurde et garantissant les droits civiques, culturels, économiques, politiques et sociaux du peuple kurde.
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16)La situation des droits humains en République démocratique du Congo
La FIDH souligne qu’il ne peut y avoir de paix durable sans justice, et l’importance de traiter l’impunité des violations graves des droits humains par l’ouverture d’enquêtes et de poursuites judiciaires quand il y a lieu, au niveau national, régional et international, y compris par un mécanisme mixte dédié à la situation en RDC (cour pénale
spéciale ou chambres mixtes) d’une manière coordonnée et complémentaire.
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17) La réduction de l’espace dévolu à la société civile et aux défenseur·es des droits humains en Europe
La FIDH condamne le rétrécissement de l’espace civique en Europe et d’appeler tous les gouvernements européens et les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains à respecter, à protéger et réaliser les droits humains et les libertés fondamentales, à défendre les normes démocratiques et l’état de droit, à reconnaître le rôle essentiel de la société civile qui en est garante, et à s’abstenir d’adopter des lois et des politiques qui restreindraient davantage l’espace civique, conformément à leurs obligations en vertu de la législation internationale et européenne des droits humains.
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18) La paix, la sécurité et les droits humains - Crise touchant la région Europe orientale et Asie centrale au vu de plusieurs graves violations des principes d’Helsinki
Exige que la Russie mette fin à sa guerre d’agression et à l’occupation de tous les territoires ukrainiens, dans des conditions garantissant la responsabilité pour les crimes internationaux, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ainsi qu’une paix juste et durable, notamment en accordant la priorité aux personnes dans toutes les
négociations de paix, en assurant la libération immédiate et le retour de tous les civil·es ukrainien·nes et activistes anti-guerre russes détenu·es illégalement, le retour de tous les enfants ukrainiens transférés illégalement hors d’Ukraine, ainsi que la fin immédiate de la rééducation, de l’endoctrinement et de la militarisation des enfants ukrainiens, tout en rétablissant leur citoyenneté et de leur identité ukrainiennes, la libération et le rapatriement de tous les prisonniers de guerre détenus par toutes les parties au conflit armé, et la justice et la réparation intégrale pour toutes les victimes de l’agression russe et d’autres crimes internationaux en Ukraine.
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19) Le Jammu & Cachemire
La FIDH exige la pleine mise en œuvre du droit international au Jammu & Cachemire, notamment par la cessation immédiate de l’occupation du territoire, la fin de la colonisation dans le CAI, l’arrêt des violations des droits humains commises dans la région, ainsi que l’instauration d’un processus transparent de responsabilisation et de réparations complètes pour les viola-tions commises, tout en garantissant la défense des droits du
peuple du Jammu & Cachemire et en créant les conditions nécessaires à l’exercice effectif de son droit à l’autodétermination.
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20) La crise des droits humains au Nicaragua
La FIDH condamne la répression brutale et la violation de l’état de droit et des droits humains de la population au Nicaragua et en exil par le régime Ortega-Murillo. L’État nicaraguayen doit mettre fin à la persécution des opposant·es et des défenseur·es des droits
humains à l’intérieur et à l’extérieur du pays, qu’il apporte la preuve que les 14 personnes disparues sont en vie, et qu’il libère les 53 prisonnier·ières politiques, y compris celles et ceux qui sont assigné·es à résidence.
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21) Les membres de la FIDH se joignent à la campagne internationale pour les droits humains : People First !
Compte tenu de l’ampleur et de la gravité des violations des droits des victimes de l’agression russe, et de l’importance de la libération immédiate de toutes les personnes détenues illégalement en raison de la guerre, la FIDH appelle les membres de la FIDH à se joindre à la campagne PEOPLE FIRST !.
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22) Demande au Gouvernement du Québec (Canada) de cesser de déroger aux droits et libertés et de prendre immédiatement des mesures pour assurer un encadrement rigoureux de l’utilisation de la clause dérogatoire
La Charte québécoise contient à l’article 52 une disposition de dérogation qui permet au
législateur de contrevenir à une série d’articles (notamment liberté de conscience, de religion et d’association, droit de manifester, droit à la vie, droit à l’égalité, etc.) dont l’existence même est une incongruité qui affaiblit considérablement la protection des droits et libertés au Québec. La FIDH au Gouvernement du Québec, qui a fait usage à plusieurs reprises de cette clause dérogatoire depuis 2019, de mettre en place et de respecter des modalités d’encadrement.
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23) Les violations graves et systématiques des droits humains en République islamique d’Iran
La FIDH exprime son ferme soutien à l’ensemble des défenseur·es des droits humains iranien·nes, aux autres militant·es des droits humains, aux victimes de violations des droits humains, aux prisonnier·ières politiques et aux prisonnier·ières d’opinion. Tous·tes les prisonnier·ières politiques et d’opinion sans exception doivent être libérés immédiatement et inconditionnellement.
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24) L’application des arrêts de la CJUE concernant le territoire non autonome du Sahara occidental
Les accords relatifs à l’extraction des ressources et au développement économique dans le territoire occupé sont une source économique vitale qui permet au royaume du Maroc de maintenir son occupation au Sahara occidental. Mais en même temps, cette occupation prive le peuple Sahraoui de son droit fondamental à l’autodétermination et au retour après des décennies d’exil.
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25) La situation au Soudan
La FIDH réaffirme qu’une paix durable au Soudan ne sera possible que si justice est rendue. Le droit des victimes à la vérité, à l’obligation de rendre des comptes pour les coupables et à la réparation doit figurer au cœur de toute solution. La communauté internationale, les acteur·rices régionaux·les et les autorités soudanaises doivent agir de toute urgence pour mettre un terme à l’impunité, affronter l’histoire des atrocités de masse, et garantir la justice pour l’ensemble des survivant·es de ce conflit dévastateur.
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26) La notion de « pays d’origine ou de transit sûr » dans les questions migratoires
La FIDH condamne l’usage abusif et politisé de la notion de « pays d’origine ou de transit sûr », qui contribue à saper le droit d’asile, criminaliser la migration et vider de sa substance la protection internationale.
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