Situation des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique

Ces derniers mois ont été marqués par une recrudescence des menaces et actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme (Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo,...), ainsi que par une utilisation croissante de l’appareil judiciaire pour sanctionner leurs activités (Cameroun , Djibouti, Ethiopie, République démocratique du Congo ou encore Congo-Brazzaville).

La FIDH et l’OMCT, dans le cadre de leur programme conjoint, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, se félicitent de la nomination de Mme Reine Alapini Gansou au poste de Rapporteur spéciale sur les défenseurs des droits de l’Homme en Afrique lors de la dernière session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), en octobre-novembre 2005.

Nos organisations souhaitent attirer l’attention des membres de la CADHP sur la persistance de graves violations des droits des défenseurs des droits de l’Homme sur le continent africain depuis la dernière session.

En effet, ces derniers mois ont été marqués par une recrudescence des menaces et actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme (Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo,...), ainsi que par une utilisation croissante de l’appareil judiciaire pour sanctionner leurs activités (Cameroun , Djibouti, Ethiopie, République démocratique du Congo ou encore Congo-Brazzaville). En outre, un certain nombre d’Etats ont recouru à l’arsenal légal (Algérie, Soudan, Nigeria), afin d’entraver leur liberté d’expression ou d’association. Ainsi, non seulement certains Etats du continent affichent un discours clairement hostile à l’égard des défenseurs des droits de l’Homme, et procèdent à de multiples formes d’exactions sanctionnant leur liberté d’expression, mais plusieurs pays continuent de verrouiller la société civile indépendante via diverses formes d’intimidation, et d’entourer la reconnaissance juridique des ONG indépendantes d’un certain nombre de contraintes, entravant ainsi le libre exercice de leurs activités.

Ces actes s’inscrivent en violation flagrante des dispositions de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998.

Enfin, les actes de représailles menées contre les défenseurs des droits de l’Homme en Afrique restent, pour la plupart, impunis.

(texte en intégralité dans le document ci-dessous)

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