Myanmar : L’UE impose des sanctions à des membres de la junte et à deux conglomérats contrôlés par l’armée

19/04/2021
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La FIDH salue la décision de l’UE, le 19 avril, de sanctionner 10 personnes, dont le nouveau ministre de l’Information, U Chit Naing, et deux conglomérats contrôlés par l’armée, Myanmar Economic Holdings Public Company Limited (MEHL) et Myanmar Economic Corporation Limited (MEC), suite au coup d’Etat militaire du 1er février et aux violations flagrantes des droits de l’Homme commises par l’armée (Tatmadaw).

La FIDH et ses organisations membres ont spécifiquement plaidé pour des sanctions supplémentaires visant directement les grands conglomérats appartenant à la junte et dont les revenus alimentent la répression violente de la Tatmadaw. Les sanctions de l’UE à l’encontre de la Tatmadaw et de ses conglomérats, MEC et MEHL viennent s’ajouter à celles adoptées le 22 mars à l’encontre de 11 hauts responsables de la Tatmadaw, dont le commandant en chef, Min Aung Hlaing, et le commandant en chef adjoint, Soe Win, ainsi que des 14 personnes sanctionnées en 2018 pour de graves violations des droits humains commises à l’encontre des Rohingyas dans les États de Rakhine, Kachin et Shan. Les mesures restrictives prises par l’UE à l’encontre du Myanmar s’appliquent désormais à 35 personnes et deux entreprises. Les sanctions comprennent une interdiction de voyager et un gel des avoirs, et interdisent aux citoyens et aux entreprises de l’UE de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités figurant sur la liste. Les sanctions adoptées précédemment, notamment un embargo sur les armes, une interdiction d’exportation de biens à double usage et des restrictions à l’exportation d’équipements de surveillance des communications, restent en place.

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