Cycle de conférences : les droits humains du futur, le futur des droits humains

09/05/2022
Communiqué
en fr
Rawpixel

La FIDH s’associe à l’IEDP de l’Université de Sceaux Paris-Saclay, à l’Université de Paris Panthéon Sorbonne, à la Law Clinic de Genève et à l’Université de Genève pour un cycle de conférences exceptionnelles dédiées aux « droits humains du futur » du 30 mars au 10 décembre 2022.

Dérèglement climatique, inégalités croissantes, menaces sur la démocratie et sur nos données personnelles : les enjeux de ce nouveau siècle sont déjà brûlants.

« Le droit peut-il sauver l’humanité, en protégeant le climat et en éradiquant la pauvreté ? » C’est avec la force percutante de cette question posée par Diane Roman dans son dernier ouvrage (La cause des droits, Ecologie, progrès social et droits humains, Dalloz, 2022) que nous avons construit ce cycle de conférences en l’honneur du centenaire de la FIDH.

La FIDH tient à chaleureusement remercier l’IEDP de Sceaux et tout particulièrement Karine Abderemane, maître de conférences en droit public à la Faculté Jean Monnet (Droit, Économie, Gestion) - Université Paris-Saclay. Ainsi que Florence Bellivier, professeure en droit privé et sciences criminelles à l’Université Paris Panthéon-Sorbonne.

Sous leur impulsion, ce cycle de conférences réunit des universitaires de renom, de grands témoins du monde entier et des expert·es de la FIDH.

En ligne sur inscription et en présentiel à Paris. Programme ci-dessous.
→ Inscrivez-vous sur les évènements LinkedIn. De nouvelles conférences seront ajoutées à partir de septembre 2022

« Droit à l’exil : pour une liberté universelle de circulation »

30 mars de 17h30 à 19h30 (Centre Mahler, Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Conférence organisée par Karine Abderemane et Florence Bellivier.

La libre circulation des personnes est une liberté complexe. Consacrée au sein des communautés nationales voire transnationales, c’est une liberté dont la reconnaissance au niveau international demeure fragmentée, limitée, contrairement à celle des biens, largement consacrée. Outre les conditions qui, classiquement, sont invoquées pour justifier les limites à l’exercice de la liberté de circulation des personnes, les transformations prévisibles de notre écosystème (notamment expliquées par l’urgence climatique) nous obligent à désenclaver la liberté personnelle de la souveraineté de l’Etat, à en reformuler les liens avec la souveraineté des peuples, et avec les territoires, afin de penser différemment le droit à l’exil comme une liberté universelle et une question brûlante de justice internationale.

Pour penser l’universalité de la liberté de circulation et en surmonter les entraves, nous sommes heureux de réunir Danièle Lochak, professeure émérite des universités en droit public, spécialiste de l’exil et de l’universalité des droits humains, Alexis Deswaef, Vice-Président de la FIDH et avocat spécialisé en droit des étrangers, Rania Mustafa Ali, journaliste syrienne, défenseure des droits humains et porteuse de la parole des exilé·es à l’ONU et Julia Montfort, journaliste, autrice d’une websérie « Carnets de solidarité » informant sur l’urgence sociale à laquelle peuvent répondre l’accueil et la solidarité.

Avec :
- Danièle Lochak, professeure émérite de l’Université Paris-Nanterre
- Alexis Deswaef, avocat spécialisé en droit des étrangers, vice-président de la FIDH et co-président de la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés (Belgique).
- Rania Mustafa Ali, journaliste syrienne et défenseure des droits humains (vidéo)
- Julia Montfort, journaliste, autrice de la websérie « Carnets de solidarité »

« Regards portés sur une intervention en contexte de génocide : le cas du Rwanda. Enseignements pour le Futur »

31 mars à 17h – 19h (Salle G. Vedel, Sceaux)
Conférence organisée par les étudiants du Master 1 Droit international et européen, en particulier par Clément Carrera et Aséna Poyrazer.

Avec :
- Guillaume Ancel, ancien officier, écrivain
- Stéphane Audouin-Rouzeau, historien, directeur d’études à l’EHESS
- Rafaëlle Maison, professeure de droit public à la faculté Jean Monnet, Université Paris-Saclay
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains

« Penser les droits du futur – réinventer les droits humains »

31 mars à 17h30 – 19h30
Amphithéâtre Dupuis, Centre Mahler, Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le droit peut-il sauver l’humanité, en protégeant le climat et en éradiquant la pauvreté  ? » C’est avec la force percutante de cette question posée par Diane Roman dans son dernier ouvrage (La cause des droits, Ecologie, progrès social et droits humains, Dalloz, 2022) que nous ouvrons le cycle de conférences en l’honneur du centenaire de la FIDH. Alors que, hier, René Cassin, l’un des premiers dirigeants de la FIDH, défendait la déclaration universelle des droits de l’homme comme « la plus vigoureuse, la plus nécessaire des protestations de l’humanité contre les atrocités et les oppressions dont tant de millions d’êtres humains ont été victimes à travers des siècles » (Discours à l’Assemblée Générale des Nations unies, 10 décembre 1948), l’urgence climatique, aujourd’hui, et les bouleversements des écosystèmes qu’elle implique, représentent une menace existentielle et planétaire mais aussi un défi pour l’avenir de la justice et de l’universalité des droits humains. Les enjeux théoriques et pratiques de ces transformations du droit et de la pratique judiciaire seront mis en lumière grâce à l’analyse des universitaires, à l’expertise de la FIDH et à l’expérience des personnes qui, dans le monde, pensent, combattent et, selon l’expression de Diane Roman, ensemble «  réinventent les droits humains ».

Avec :
- Alice Mogwe, présidente de la FIDH
- Ivonne Yanez, membre fondateur d’Acción Ecologica, responsable du département changement climatique et énergies
- Diane Roman, professeure de droit public à l’Ecole de droit de la Sorbonne, chercheuse à l’ISJPS, La cause des droits, Ecologie, progrès social et droits humains, Dalloz, 2022
- Maddalena Neglia, PhD, responsable du bureau mondialisation et droits humains (FIDH)
- Maria Isabel Cubides Sanchez, avocate, chercheuse experte - chargée de programme bureau mondialisation et droits humains (FIDH)
- Sacha Feierabend, chercheur expert, chargé de programme bureau mondialisation et droits humains (FIDH)
Conférence organisée par Karine Abderemane et Florence Bellivier.

« La vulnérabilité et le futur des droits humains »

4 et 5 avril, Festival à Corps, Poitiers
Karine Abderemane, maître de conférences en droit public à l’Université Paris-Saclay (IEDP, Sceaux)
Le festival à Corps est l’occasion, chaque année, pour des étudiants, danseurs, de monter leurs propres créations, travailler avec des professionnels et danser sur la scène nationale du TAP et, celle locale, de Cognac. Au cœur de ce bouillonnement artistique de la jeunesse universitaire, le festival accueille aussi une journée d’études universitaires pluridisciplinaires, s’interrogeant, en 2022, sur «  le corps et sa force de création mais aussi sa vulnérabilité » (Édito 2022 - Festival À Corps (festivalacorps.com).

Cette année, le festival a choisi de danser « Au risque de la vulnérabilité », un thème que Karine Abderemane, maître de conférences en droit public à l’Université Paris-Saclay reprend, sous l’angle du droit, en s’intéressant tout particulièrement à la situation des artistes en danger, soutenus par la FIDH qui fête en 2022 son centenaire, et en l’honneur duquel elle interrogera la vulnérabilité comme cadre et défi pour l’avenir des droits humains et leur universalité.
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

« L’avenir du droit à l’asile à l’aune de l’urgence climatique »

12 mai à 15h (salle de l’IEDP, Sceaux)
Conférence organisée par les étudiants du Master 1 Droit international et européen – Parcours général de la Faculté Jean Monnet (Sceaux), en particulier par Anaëlle Rodolle, Gérald Périon, Giovanna Quagliato, Johanna Do Vale, Marie Barrachin et Théo Baron.

Inondations, montées des eaux, désertification, pollutions à grande échelle, accidents nucléaires… nombreuses sont les raisons qui peuvent contraindre des populations à se déplacer. Cependant, le droit international n’accorde pas aux personnes touchées par ces phénomènes le statut de réfugié. En effet, les instruments et régimes juridiques actuels ne permettent pas – ou insuffisamment – de répondre aux besoins de protection des « réfugiés dits climatiques ou environnementaux ». Comment pallier cette lacune ? Quel droit à l’avenir pourrait-on reconnaître à ces populations, qui se voient privées de leur territoire et de « tout ce qui s’y attache  » (accès aux ressources, identité culturelle...) ? La conférence propose de préciser les obstacles imposés par le régime actuel et de dresser les perspectives et propositions pour une évolution nécessaire du cadre juridique de l’asile, un enjeu de taille pour la protection des droits humains à l’aune, notamment, de l’urgence climatique.

Avec :
- Claire Brice Delajoux, maître de conférences en droit public, Faculté de droit d’Evry, Directrice du M2 Droit de l’homme et droit humanitaire
- Maxime Chauvet, doctorant en droit public à la Faculté Jean Monnet, préparant une thèse sur La communauté internationale et la protection des déplacés environnementaux : perspectives d’évolutions du mandat du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (dir. F. Poirat)
- Expert·e de la FIDH
- Grand Témoin d’une zone territoriale actuellement menacée

→ Inscrivez-vous sur les évènements Linkedin

« Le futur de l’universalité des droits humains et ’l’argument culturel’ »

20 mai, Paris
L’appartenance à une culture, à une ethnie, à une communauté est souvent invoquée comme une critique à la reconnaissance de l’universalité des droits humains. Loin de se cantonner à l’argument selon lequel l’identité culturelle serait une limite à l’universalité, nos intervenants, universitaires comme défenseurs des droits humains, pensent « l’argument culturel » comme une méthode et une condition à la reconnaissance et à la garantie de l’universalité des droits humains.

Avec :
- Céline Lageot, professeure de droit public à l’Université de Poitiers, CECOJI, co-directrice d’un ouvrage sur L’analyse par cas : une méthode pour le droit comparé des libertés ? LGDJ, 2021 et Claire Joachim, maître de conférences en droit public, contributrice à l’ouvrage.
- Antoine Madelin, directeur du plaidoyer à la FIDH
- Alice Mogwe, présidente de la FIDH
- Livia Holden, directrice de Recherche CNRS, Panthéon Sorbonne
- Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel français, ancien Garde des Sceaux, Entretien filmé.

→ Inscrivez-vous sur les évènements Linkedin

Conférence organisée par Karine Abderemane et Florence Bellivier.
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

« Le futur des droits économiques et sociaux »

25 mai, salle G. Vedel, Sceaux

L’universalité des droits économiques et sociaux serait-elle promue par une réinvention du cadre institutionnel de sa protection ? Spécialistes et expert·es de la protection des droits sociaux, historienne, juristes et expertes de la FIDH dialoguent sur l’avenir des droits sociaux et sur les transformations des institutions nationales, transnationales et internationales qui l’encadrent.

Avec :
- Sandrine Kott, professeure d’histoire contemporaine de l’Europe à l’Université de Genève
- Cyril Cosme, directeur de l’OIT France
- Benoît Lopez, maître de conférences en droit privé, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
- Jimena Reyes, responsable des plaidoyers actions judiciaires pour la FIDH - Amérique latine ou Yosra Frawes, responsable du bureau Afrique du Nord et Moyen-Orient

→ Inscrivez-vous sur les évènements Linkedin
Conférence organisée par Karine Abderemane et Florence Bellivier
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

« Le droit à la sécurité a-t-il un avenir ? Pour un droit à la « sécurité démocratique »

27 juin, G. Vedel, Sceaux

Avec :
- Olivier Cahn, professeur de droit privé à l’université de Cergy, spécialiste de droit pénal
- Hamit Borzarslan, historien, directeur d’études à l’EHESS -Antoine Madelin, violation des lois anti-terroristes, v. rapport avec l’OMCT (comité contre la torture), avec l’observatoire des défenseurs des droits humain (à confirmer)
- Mémorial (ONG russe), témoignage à propos des « lois agents étrangers » qui criminalisent les ONG de défense des droits humains
- Ilya Nuzov, responsable FIDH pour la région Europe de l’Est

→ Inscrivez-vous sur les évènements Linkedin
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
Conférence organisée par Karine Abderemane et Florence Bellivier

« Droit aux biens essentiels - l’avenir du droit au développement et à la croissance »

En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
24 novembre ou 1er décembre, Paris

Distinguer l’universel et le commun. Repenser les régimes de protection des droits aux biens essentiels (biens publics, communs, service public, propriété publique…)
L’accès aux biens essentiels a -t-il un avenir dans un contexte consacrant le droit au développement et à la croissance ? La diversité des statuts et des régimes tels que les biens publics, la propriété publique, les communs, les services publics, invite à une systématisation renouvelée des cadres juridiques de la protection de certains biens, matériels ou immatériels, services essentiels à la pleine réalisation des droits humains.
Conférence organisée par Karine Abderemane et Florence Bellivier

→ Inscrivez-vous sur les évènements Linkedin

« Droit à la sensibilité - Solidarité écologique - réinventer l’humain dans l’interdépendance »

8 décembre
Réinventer l’humain sensible à l’aune des exigences de l’interdépendance écologique : renaissance de l’humanisme à l’ère écologique.
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
24 novembre ou 1er décembre, Paris

Avec :
- Laurent Fonbaustier, professeur de droit public à l’Université Paris-Saclay (IEDP, Sceaux)
- Hartmut Rosa, professeure de sociologie et de philosophie à l’université Friedrich-Schiller d’Iéna
- Alice Mogwe, Présidente de la FIDH

« La contribution des ONG à la formation du droit international des droits de l’homme »

Journée d’études 24 novembre et 1er décembre 2022, Salle G. Vedel, Sceaux
Journée d’études organisée par le Master 1 Droit international et européen – Parcours général de Sceaux.
En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

« Les droits du futur – Podcasts »

En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
Les travaux des étudiants de Sceaux Paris-Saclay
Le Master 1 Droit international et européen – Parcours général de Sceaux, en particulier Alizée, Aurégane, Hanna, Lucile, Marine, Marion, Tom, Guilhem, Guillaume, réalise une série sur les droits du futur. Interrogeant différents spécialistes, juristes, historiens, philosophes et journalistes, les étudiants proposent un podcast sur l’avenir du « droit à la vérité », à l’aune en particulier du statut et des régimes de protection du lanceur d’alerte, une façon d’envisager différemment la complexité de l’accès à l’information, à l’histoire et à l’avenir des défenseur·es des droits humains.
Mise en ligne en septembre 2022.

« Multinationales et droits humains »

En partenariat avec l’Institut d’Etudes de droit public (IEDP) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
(Vidéo – interviews filmés) En ligne en septembre 2022.

Le Master 1 Droit international et européen – Parcours général de Sceaux se penche sur l’avenir de l’encadrement juridique des multinationales au regard de la protection des droits humains. Pour en saisir les enjeux juridiques et politiques, ils interrogent universitaires et experts de la FIDH.

Avec :
- Maddalena Neglia, PhD, responsable du bureau mondialisation et droits humains (FIDH), L’action de la FIDH en vue de la promotion des droits humains dans les accords commerciaux – le cadre onusien
- Jimena Reyes, responsable des plaidoyers actions judiciaires pour la FIDH - Amérique latine
- Frédérique Coulée, professeure de droit public à l’Université Paris Saclay, Directrice du Master 2 Entreprises et droits de l’homme
- Théo Baron, voix off, étudiant dans le M1 Droit international et européen – Parcours général (Faculté Jean Monnet)

« Procès fictif : l’affaire Amesys Natixis »

En partenariat avec l’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP) et FIDH. Online en septembre 2022
Le Master 1 Droit international et européen – parcours général de Sceaux se penche sur l’affaire « Amesys Natixis »

Avec la collaboration de :
- Marie Frapin, réalisatrice
- Clémence Bectarte, responsable du Groupe d’action judiciaire de la FIDH
- Stéphane Détraz, maître de conférences en droit public à la Faculté Jean Monnet, Université Paris Saclay

Lire la suite