Myanmar : Déclaration orale devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies

08/09/2025
Déclaration
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FIDH

Le 8 septembre 2025, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a fait une déclaration lors de la 60e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans le cadre du dialogue interactif renforcé consacré aux rapports du Haut-Commissaire et du Mécanisme d’enquête indépendant sur le Myanmar. Dans cette déclaration, elle condamnait le processus électoral à venir, orchestré par la junte illégale du Myanmar. Lire la déclaration ci-après.

8 septembre 2025.

Conseil des droits de l’homme des Nations unies - 60e session

Objet 2 : Dialogue interactif renforcé consacré aux rapports du Haut-Commissaire et du Mécanisme d’enquête indépendant sur le Myanmar

Monsieur le Président,

La FIDH et ses organisations membres ALTSEAN-Burma et Women’s Peace Network condamnent la mascarade électorale organisée par la junte illégale du Myanmar.

Ce processus illégal ne respecte aucune des normes internationales applicables. Les partis politiques qui avaient obtenu plus de 90 % des sièges en 2020, dont la Ligue nationale pour la démocratie, sont exclus. Plus de trois millions de personnes ont été délibérément privées de leur droit de vote, dont plus d’un million de Rohingyas.
Le 29 juillet, la junte a promulgué une loi qui prévoit l’emprisonnement, voire la peine de mort, pour celles et ceux qui dénoncent ou s’opposent à des élections factices.

Les États membres des Nations unies et les partenaires au développement ne doivent légitimer ce processus en aucun cas, qu’ils apportent leur soutien technique ou matériel ou encore participent à des missions d’observation.

Monsieur le Président,

Ces élections factices mènent à la catastrophe et auront de lourdes conséquences pour les pays voisins du Myanmar, y compris ceux qui siègent dans ce Conseil comme le Bangladesh, la Chine et la Thaïlande. La seule issue possible ne fera que perpétuer inévitablement l’instabilité et le déplacement de populations au Myanmar comme à l’extérieur du pays.

Nous exhortons les États membres des Nations unies et les partenaires au développement à rejeter explicitement ce scrutin et à faire en sorte que la junte mette fin aux attaques à l’encontre des civil·es, libère l’ensemble des prisonnier·es politiques, cède le pouvoir et permette sans délai le retour à un gouvernement civil démocratiquement élu.

Merci !

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