Aung San Suu Kyi

En signant cette pétition

je demande instamment :

- Aux autorités birmanes de :
Garantir l’intégrité physique et psychologique de Mme Aung San Suu Kyi et des autres membres de son parti arbitrairement détenus et de procéder à leur libération inconditionnelle et immédiate.
Faire toute la lumière sur les nombreux cas de disparitions qui ont été recensés au moment de son arrestation, et punir les auteurs des graves violations commises lors de ces événements.
Se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme.
- Au secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Anan de :
Instaurer une commission internationale d’enquête chargée de faire la lumière sur ces événements, et de prendre toute mesure utile pour prévenir une nouvelle dégradation de la situation.
- A la communauté internationale de :
Exercer toute la pression nécessaire, y compris économique, sur la junte birmane, afin que puisse être enfin instauré un Etat de droit en Birmanie et que les principes démocratique soient respectés.

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Aung San Suu Kyi est dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et principale opposante politique en Birmanie. Elle a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1991 pour son infatigable combat pour le respect des droits de l’Homme et de la démocratie dans son pays.
A la suite de la répression très violente des manifestations pro-démocratiques de 1988, Aung San Suu Kyi crée la LND. Elle est placée en résidence surveillée, et y restera pendant près de 6 ans. En dépit des importantes restrictions politiques imposées au mouvement, la LND gagne de façon incontestable les élections de 1990 (avec près de 83% des sièges). Les militaires au pouvoir ont toujours contesté le résultat de ce scrutin.
Après sa libération, Aung San Suu Kyi a été continuellement harcelée par la junte birmane, et a connu une nouvelle période d’assignation à résidence pendant 19 mois (2000 – 2002).
Aung San Suu Kyi vient d’être arrêtée une nouvelle fois le 30 mai 2003, alors qu’elle était en tournée politique dans le nord du pays.
L’attaque de son convoi, orchestrée par la junte militaire, a engendré la mort de 50 à 80 personnes et la disparition de plus de 150 autres, pour la plupart sympathisants de son parti ou simples civils.
Lors de cette attaque, Mme Aung San Suu Kyi a été frappée à la tête et au bras et serait probablement blessée. Actuellement détenue, elle n’a pu recevoir aucune visite.
Son arrestation et la violence physique exercée à son encontre constituent un degré supplémentaire dans la détermination des autorités à neutraliser cette éminente opposante, en dépit des exigences et réactions réitérées de la communauté internationale.
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