| Protéger
ceux qui défendent
tous les droits pour tous
Le développement sans précédent
du mouvement des droits humains au cours des années quatre-vingt-dix,
dans toutes les régions du monde, s’est parallèlement accompagné
dans quatre-vingts pays d’un accroissement de la répression à l’encontre
de celles et de ceux engagés dans la défense de tous les droits
pour tous : citoyens anonymes, syndicalistes, membres d’ONG, défenseurs
des droits des femmes, des communautés autochtones, de la diversité
culturelle, avocats, journalistes…
La
création, par la FIDH, de l’Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits de l’Homme en juillet 1997, en
partenariat avec l’OMCT (Organisation mondiale contre la torture)
visait pour la première fois à apporter une réponse systématique
à la répression à l’encontre des défenseurs. L’objectif de ce programme
est double : intervenir pour prévenir ou remédier à des situations
précises de répression, d’une part, et contribuer à la mobilisation
internationale en faveur de la reconnaissance de l’action des défenseurs
et de leur nécessaire protection aux niveaux régional et international,
d’autre part. De véritables stratégies sont, en effet, mises en
place afin de restreindre leur capacité d’action. Les États utilisent
à cette fin des méthodes de plus en plus sophistiquées : entraves
matérielles et financières au fonctionnement d’associations, filatures,
campagnes de diffamation, harcèlement, arrestations et détentions
arbitraires, mauvais traitements, tortures, exécutions extrajudiciaires…
Sont conjointement attaqués les organisations
et leurs membres et, s’agissant de ces derniers, leur vie privée
est souvent autant visée que leur action publique. La création de
ce programme et, aujourd’hui, son action sont fondées sur la conviction
que renforcer la coopération et la solidarité à l’égard des défenseurs
et de leur organisation contribue à briser l’isolement dans lequel
ils se trouvent et à renforcer leur protection et leur sécurité.
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