Contexte


Partout dans le monde, les femmes subissent discriminations et violences. Dans de nombreux Etats les discriminations sont inscrites dans la loi. Ainsi, les femmes se voient refuser l’égalité des droits dans le mariage ou le divorce, à la garde des enfants, à l’héritage, à la propriété ou encore en matière de transmission de la nationalité. Mais même dans les pays où les femmes ont pu obtenir une égalité – souvent partielle – en droit, celle-ci est souvent illusoire dans la pratique. Les violences à l’égard des femmes prospèrent souvent en raison de l’absence de législation adéquate les sanctionnant, des obstacles auxquels font face les victimes pour accéder à la justice ou de l’inaction des pouvoirs publics qui tolèrent leur banalisation. L’absence de sanction des auteurs de ces violences contribue à créer une culture d’impunité qui contribue à la répétition de ces crimes.

Les femmes ne sont pas seulement victimes. Partout, elles sont les principales actrices de leur propre émancipation. Mais les défenseurs des droits des femmes sont les cibles d’une répression particulière, du fait de leur sexe et de la nature de leurs activités.

Enfin, dans les instances publiques de décision, les femmes demeurent largement sous-représentées. Depuis 2000, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une série de résolutions reconnaissant le rôle crucial des femmes dans la prévention, le règlement des conflits et la consolidation de la paix. Cependant, après plus d’une décennie, seule une poignée d’Etats s’est dotée de plans d’action nationaux, le suivi de sa mise en œuvre reste faible et les femmes continuent d’être marginalisées dans les négociations de paix.

La FIDH défend les droits des femmes




Afin d’assurer le respect des droits des femmes en droit et en pratique, la FIDH se concentre sur deux axes stratégiques :
  • Le plaidoyer pour la ratification sans réserve et la mise en œuvre en droit interne des instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes (CEDAW, Protocole facultatif à la CEDAW, Protocole de Maputo). La FIDH mène avec ses organisations membres et partenaires nationales deux campagnes pour atteindre ces objectifs :
  • - dans les pays arabes depuis 2006 : la Campagne « L’Egalité sans réserve ». Suite au printemps arabe, la FIDH mène un plaidoyer pour que les transitions politiques soient l’occasion de promouvoir les droits des femmes et non de les enterrer, pour un printemps des femmes arabes.
  • - en Afrique sub-saharienne depuis 2009 : la Campagne « L’Afrique pour les droits des femmes ». La FIDH appel les Etats africains à ratifier les instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes et à les appliquer dans leur droit interne et dans la pratique.
  • Partout dans le monde, les femmes victimes de violences ont un accès limité à la justice. A cause de l’absence de lois sanctionnant les violences à leur égard ou lorsque celles-ci sont mal faites, du silence des victimes craignant la stigmatisation ou les représailles, des défaillances des systèmes judiciaires, du coût des procédures... les violences contre les femmes restent souvent impunies. Face à ce constat, la FIDH s’efforce de faciliter l’accès à la justice des survivantes de violences. La FIDH fournit une assistance juridique aux victimes de crimes sexuels, dans le cadre de certaines affaires comme en RDC, en Guinée et en Côte d’Ivoire, afin d’améliorer l’accès des femmes à la justice devant les juridictions internes. La FIDH effectue aussi des enquêtes sur ces crimes. Elle mène également un plaidoyer auprès des juridictions internationales afin que ces crimes soient systématiquement pris en compte dans les charges pesant contre les accusés.

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