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LADDH

LADDH
LIGUE ALGERIENNE
POUR LA DEFENSE DES
DROITS DE L'HOMME
AFFILIÉE
5 rue Mohamed Lebid 16000 ALGER ALGERIE
Président
Maître ALI YAHIA ABDENNOUR

rapports | communiqués | articles
  • Qui est la LADDH ?
  • La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme (LADDH) est reconnue en juillet 1989, après la reconnaissance par la Constitution algérienne de 1989 des associations de droits de l'Homme. La LADDH, affiliée à la Fédération Internationales des Droits de l'Homme (FIDH), était active au début des années 90 avant que la répression ne s'abatte sur elle suite à sa prise de position sur l'arrêt du processus électoral, en janvier 1992, qu'elle a qualifié de " coup d'Etat militaire visant à porter un coup d'arrêt au processus démocratique en cours ". Fermeture du bureau, menaces sur son président, ses responsables et ses adhérents, la LADDH est depuis réduite à faire des déclarations et à dénoncer la répression des forces de sécurité sur les civils "présumés islamistes ", l'ouverture des centres de détention dans le Sud algérien, les exécutions sommaires, les détentions arbitraires ainsi que les violations des droits de l'Homme et le non respect des Conventions et autres pactes internationaux que le pouvoir algérien a ratifiés depuis février 1989.
    En janvier 1995, le président de la LADDH, Me Ali Yahia Abdennour, a pris part activement à la conférence de Rome pour la signatures du Contrat National pour la paix en Algérie par les principales formations politique d'opposition (partis socialistes, trotskistes, islamistes). Ce contrat a pour objectif d'enclencher une dynamique de paix sur la base d'une solution politique et démocratique à la crise algérienne qui perdure depuis janvier 1992.
    Fin 1996, Me Ali Yahia Abdennour, au nom de la LADDH, était à l'origine d'une autre initiative: " L'Appel National pour la Paix " qui a rassemblé de nombreuses personnalités en quête d'une solution politique à la crise.
    Sur le front des droits de l'Homme, la LADDH a contribué à sortir du silence le drame des disparus, dont la presse, dans sa quasi-totalité, refusait de parler. Elle a participé, dès septembre 1997, à l'organisation des premiers rassemblements publics des familles de disparus.
    Depuis, la LADDH a réinvesti le champs des droits de l'Homme en permettant la création du comité " SOS Disparus ", chargé de collecter et de constituer des dossiers sur les disparus en Algérie. Elle a permis par ailleurs la création de la Maison des Citoyens à Tizi-Ouzou, pour la formation de militants aux droits de l'Homme afin de renforcer ce mouvement en Algérie. En juillet 1999, en marge du sommet de la réunion de l'Organisation de l'Union Africaine (OUA), la LADDH a tenté d'organiser une rencontre des défenseurs de Droits de l'Homme africains, cette initiative n'a pas été seulement interdite à la dernière minute mais a vu ses organisateurs dispersé par la force du lieu où devait se tenir cette rencontre. La LADDH, malgré les interdictions d'activités, l'absence totale de moyen (local, argent, etc.) et d'aides nationale et internationale, essaye de développer son organisation et ses activités en informant notamment l'opinion internationale sur les violations massives des droits de l'Homme en Algérie.
  • Communiqués

    Conférence de presse de la LADDH

    10 décembre 2002

    Quotidien d'Oran :
    Conférence de presse de Ali Yahia Abdenour La LADDH lance une campagne nationale pour la levée de l'état d'urgence

    Ouverture des prisons aux ONG nationales et internationales des droits de l'Homme, libération des détenus politiques, campagne nationale pour la levée de l'état d'urgence, vérité et justice pour toutes les victimes de la tragédie nationale, et défense de la liberté de la presse et d'opinion, ce sont les cinq points évoqués, hier, par le président de la LADDH au cours d'une conférence de presse.

    En cette fin de l'an 2002, «la sécurité passe avant les droits de l'Homme», constate Me Ali-Yahia Abdennour, président de la LADDH. Un constat valable «aussi bien sur le plan national qu'international où l'on considère que tous ceux qui sont contre les USA et les dictatures arabes, et tous les musulmans comme des terroristes», ajoute-t-il en mentionnant particulièrement les cas de la Palestine et de la Tchétchénie. La LADDH voudrait que l'année 2003 soit celle de la défense des prisonniers politiques et celle de la mobilisation pour permettre aux ligues des droits de l'Homme et à la société civile d'inspecter les prisons algériennes. La Ligue réclame «la libération de tous les prisonniers politiques, de Ali Benhadj à Belaïd Abrika». Concernant Ali Benhadj, Ali-Yahia considère que les autorités veulent une libération sous conditions du numéro 2 de l'ex-FIS, imposant à ce dernier «de ne plus faire de la politique, ni de s'adresser à la presse». A propos de la déclaration du général Mohamed Lamari sur le cas de Ali Benhadj, Ali-Yahia s'interroge si elle doit être considérée «comme une opinion ou une menace». Le président de la LADDH a invité les partis politiques, la société civile, la presse et les personnalités nationales à faire campagne pour la levée de l'état d'urgence. «Nous ne voulons pas considérer l'état d'urgence comme une situation normale, comme cela est le cas en Egypte et en Syrie», a-t-il ajouté. Il s'étonne du maintien de cette situation malgré«des déclarations de Ali Benflis et de Larbi Belkheir considérant inutile son maintien».

    Sur le dossier des disparitions, Me Ali-Yahia est convaincu que «le pouvoir est au courant du sort des disparus» et estime «qu'il est temps de régler ce problème», invitant les autorités à établir la «vérité des faits» et donner la «force au droit». Il a appelé à mettre sur pied d'égalité «les victimes des terroristes islamistes ainsi que celles du terrorisme de l'Etat». Pour lui, «la nature et la récurrence des dépassements n'ont pu avoir lieu que si des ordres ont été donnés au plus haut lieu». «Que tous les auteurs et leurs complices soient jugés», clame-t-il, expliquant la nécessité du recours à la justice internationale«à cause de l'incapacité de la justice algérienne à juger les crimes d'Etat».
    A l'adresse des journalistes, Me Ali-Yahia estime que la défense des droits de l'Homme «a besoin d'une information crédible», invitant la presse à «élever le débat» pour faire en sorte que ce dossier soit «le dénominateur commun de tous les Algériens». Tout en critiquant les dispositions du code pénal, dans son volet relatif aux journalistes et aux imams, Ali-Yahia a estimé que «la liberté de la presse doit se pratiquer dans le respect de la déontologie, de l'avis opposant, et sans injures» et que la mosquée soit «à l'abri des discours politiques».
    A une question relative aux menaces contre des militants du RCD et MDS soulevée par un journaliste, Ali-Yahia considère que «les assassinats politiques peuvent très bien reprendre» et estime nécessaire que soient menées des enquêtes sur ces menaces et sur les assassinats politiques dont ceux de Mohamed Boudiaf et Abdelkader Hachani.

    Mohamed Mehdi


Déclaration


Alors que l'Algérie continue à payer un lourd tribut en vies humaines à l'intolérance, à la violence et à la répression, une initiative européenne vient attirer l'attention sur cette situation inacceptable.

Le Parlement européen s'apprête à adopter un projet de résolution explicitant les mesures spécifiques devant être prises par le gouvernement algérien pour tenir ses engagements en matière de respect des droits de l'Homme, ainsi que des mécanismes visant à faire évoluer périodiquement l'application de l'article 2 de l'accord d'association -Algérie / Union européenne -.

La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme apporte tout son soutien aux parlementaires européens initiateurs de cette résolution et se joint aux ONG internationales (HRW-FIDH-AIREMDH) de défense des droits de l'Homme pour :

· Appuyer le projet de résolution tel qu'il a été adopté au niveau de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen le 11 septembre 2002
· Recommander que la résolution soit citée comme référent d'évaluation dans l'accord d'association.

Alger, le 1er octobre 2002
LADDH