| Paris,
le 29 avril 2003
La Fédération internationale
des ligues des droits de l’Homme (FIDH) est préoccupée
par le refus des autorités lybiennes d’autoriser
le rapatriement du corps de M. Youssouf Togoïmi au Tchad.
M. Togoïmi, de nationalité tchadienne,
était le Président du Mouvement pour la Démocratie
et la Justice au Tchad (MDJT),mouvement armé d’opposition
tchadien. M. Togoïmi a été évacué
par les forces lybiennes pour bénéficier de soins
médicaux, alors qu’il avait été blessé
par une mine le 27 août 2002 dans l’extrême
nord du Tchad, à proximité de la frontière
avec la Lybie. M. Togoïmi est décédé
le 24 septembre 2002 à Tripoli, en Lybie, à la
suite de ses blessures.
En dépit des démarches de rapatriement
entreprises à plusieurs reprises par le MDJT depuis le
mois de septembre 2002, les autorités lybiennes n’ont
pas donné de suite favorable à cette demande.
La FIDH s’inquiète de cette situation contraire
à de simples considérations humanitaires, et s’interroge
sur ce refus, qui ne semble motivé par aucun élément
sérieux. A la suite de la requête qui nous a été
adressée par le Mouvement de Youssouf Togoïmi et
par sa famille, la FIDH, motivée pa rd’élémentaires
considérations humanitaires, demande aux autorités
lybiennes d’autoriser le rapatriement immédiat
de sa dépouille dans le Tibesti, au Tchad, afin de pouvoir
procéder à son enterrement, en conformité
avec le principe du respect de la dignité humaine.
En vous remerciant de l’intérêt
que vous porterez à la présente requête,
veuillez agréer, Monsieur le Guide de la Révolution,l’expression
de notre haute considération.
Cc : Présidente de la Commission des
Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève
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